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Tous les défis littérairesInsomnie

Aurore  vous lance un défi !

Le personnage est allongé dans son lit, sur le dos. Il est tard. La pièce est plongée dans le noir, mais pourtant ses yeux sont grands ouverts, il fixe le plafond. Il commence à fredonner doucement un air étrange, mais ça ne suffit pas à lui faire oublier la raison pour laquelle il ne parvient pas à s'endormir. Cela le ronge de l'intérieur. Il ne pense qu'à ça, cela l'obsède totalement.
Voilà les grandes lignes ! Faites-en ce que vous voulez, aucune contrainte de genre, de longueur de texte, de point de vue...
Bonne écriture ! :)
Ce défi est actuellement indisponible.

5 auteurs ont déjà relevé avec succès ce défi !

Défi
Fabien Sansterre

Dans mon lit, je veille.
Le sommeil me fuit.
Alors, les yeux grands ouverts je scrute mon plafond.
J’en détaille tous les creux, toutes les éminences, toutes les taches.
Comme pour le trouver.
Morphée est quelque part, caché dans un coin de mon cerveau.
Et bien que le jeu soit terminé, il refuse de se montrer.
Il n’est pas bon gagnant.
J’aimerais tant que cela s'arrête, pouvoir fermer l'oeil.
Mais je ne peux pas, pas même ciller.
Pourtant voilà de nombreuses nuits qu'il m’a abandonné.
Et depuis les jours se succèdent sans que je ne bouge.
Je l'attend.


Un matin, la porte s'est ouverte et un homme est entré.
Longtemps, il m'a regardé.
Ensuite d'autres sont venus.
Dont mon fils.
Ils m'ont emporté.
Il les a laissé faire.
Dans un autre endroit.
Dans un autre lit.
Des gens sont passés.
Silencieux ou murmurants.
Tous l'air grave.
J'en ai reconnu certains.
Les autres non.
Puis on a fermé la boîte.
Et depuis, dans le noir, je cherche toujours Morphée.


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Défi
Maggy Lune

    "Sunday is gloomy. My hours are slumberless"*... La voix éraillée de Billie Holiday emplit ma tête d'images sombres et macabres. 2h48 du matin, c'est dimanche effectivement. Mes jambes dépassent du lit, il n'est pas fait pour moi. Les étoiles et les planètes au plafond brillent pour rien dans l'atmosphère froide et lugubre maintenant. Je ne veux pas que le jour se lève, que la lumière soit. Je veux rester ici avec les derniers fragments de ton existence.    
    Je ne vois pas ce qui m'empêcherait de m'évader avec toi sur Neptune, glisser sur les anneaux de Saturne... Oui je sais, tu préfères ceux d'Uranus mais ils ne sont pas aussi connus. On aurait pu aller à cette exposition d'astronomie si tu n'avais pas eu ton traitement.
    Tu n'as pas dormi dans ton lit depuis 3 semaines, tellement de dodos que tu ne pouvais pas les compter avec tes doigts. Pourquoi des piqûres ? Pourquoi des pilules ? Tu as même dit à Mamie que tu en prenais plus qu'elle. Ça l'a fait rire, un peu.
    Tu n'as pas tes planètes à l'hôpital. J'ai envie de les décrocher, de les jeter, de les embrasser... Mais ce serait détruire ce qui me reste de toi.
    Tu avais très bien compris. Tu étais si lucide, qu'est-ce que la souffrance sinon l'incompréhension et l'entêtement ? Ton corps meurt et il n'y a rien à faire. Tu le savais. 
    Tu m'as regardé et j'ai compris. Tu avais tout le monde, même ton dragon apprivoisé que j'ai apporté sous le regard courroucé de l'infirmière, était là. Comme si ça allait t'empêcher de respirer... Papy a fait bouger sa moustache comme tu aimes, tu as ris et Mamie t'as fait tes biscuits préférés. Et moi... Et moi, je t'ai regardée et tu m'as écrit sur ton ardoise que tu voulais aller sur Uranus maintenant. J'y serai avec toi bientôt mon cœur.
Tes yeux bleus m'ont souri, Papy et Mamie ont pleuré et moi... Et moi... je t'ai débranchée.


*"Dimanche est sombre. Mes heures sont sans sommeil..."

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Défi
Fabien Sansterre


Ce soir, je ne peux fermer l’œil.

C’est à cause d’Halloween.

Ne vous méprenez pas, je n’ai pas peur.

Je n’aimerais pas que l’on me pense froussard - il y a bien longtemps que je ne crois plus aux monstres.

Mais ce cortège de bruits, de cris et de pétards !

C’est agaçant, horripilant, cela me porte sur les nerfs.

Et, bien que j’aie mis des bouchons dans mes oreilles, le tapage, dans mon cerveau, va croissant - c’est angoissant.

Car en plus des gamins qui hurlent dans la rue,  les voisins dans leurs foyers festoient à tue-tête.

Dead can dance, à gauche, chez les Dansaert ; Killing in the name of, à droite, chez les Namaert.

Entre les deux c’est l’insomnie.

La mienne.

Ce ne sont plus des maisons mais des boîtes à sons.

Je me crispe dans mon lit, l’oreiller sur la tête et l’ensemble sous les draps.

Rien n’y fait.

Entre mes tempes résonne un brouhaha cacophonique.

Une heure, deux heures, trois heures de ce tohu bohu rythmique et mon esprit n’est plus qu’une bouillie sonore, un spectre binaire en ram et en dam.

C'est bon, ils ont réussi.
Ils m’ont emporté jusqu’au bout de ma nuit.

De ce tintamarre, j’en ai marre !

Alors, je me lève, colère, et sors, vociférant.

A mon tour le barnum !

Du squelette la tête vola ; les petits fantômes dans l’au-delà furent renvoyés ;  les zombies outre leur tombe ; le loup-garou, je le pris par la queue et en fis du boudin ; les vampires avalèrent leurs canines ; les sorcières leur bâton ; les bandelettes des momies virèrent au rouge ; et ce que je n’identifiai pas devint de la pulpe de potiron.

Oh mon dieu quel sabbat !

Quel régal !

L’espace vidé, mon barouf continue : cap chez les Dansaert !

Je fends l’huis et m’invite sur la piste.

Dans un metal endiablé – Nothing else matters - , je tranche bras, pieds, troncs, bassins et que sais-je encore ? Je ne suis pas boucher, moi. Je ne fais pas dans la dentelle !

Le dernier coup est pour l’infernale machine qui enfin, dans un ultime crachotement, se tait.

Je prends un moment et savoure ; il faut bien que je l’avoue : je m’amuse follement !

Plus qu’une étape !

Ces chers Namaert !

Hache dans le dos, sourire grimaçant de circonstance, je frappe à leur porte.

Des bonbons ou la vie ?

La vie, bien sûr !

Le sang gicle et les corps tombent.

Tandis que j’abats mon outil sur la fille de la famille, je reconnais Sympathy for the devil.

Je l’aime bien celui-là - mais il est beaucoup trop tard pour être sympathique. 
Je poursuis donc mon carnage jusqu'à ce qu'ils soient tous en morceaux. 
Voilà, c'est fini.
Il ne reste des Namaert que des petits bouts épars. 
Quelque peu ému, je contemple mon oeuvre sur les mesures de Sweet Dreams ; puis, cérémonieusement, j'éteins le lecteur et regagne mes pénates, emportant leur panier de chocolats.

Je me recouche encore quelque peu fébrile, excité, la tête pleine de morts.

Heureusement, au bout de quelques minutes, mes muscles se délassent et le sommeil me borde.

Haaaaaaaaaa quel délicieux silence…
 
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Défi
Kamille

Profondément endormi, un bruit strident me réveille, en sursaut je m’assoie dans mon lit. Complètement perdu j’essaye de me rappeler, d’où ce cris strident peux venir. Des bruits de craquement fussent dans la maison quand soudain un bruit sourd. Sous la porte je vois de la lumière, une lumière vive et vacillante. Lorsque je m’approche de celle-ci, une forte chaleur m’enveloppe et lorsqu’enfin je me décide à ouvrir ma porte. Je me rends compte, que le sous-sol et en feu.


Mon cerveau prend enfin conscience de ce qui se passe. Ma maison est en train de bruler. Ce cri strident est l’alarme qui m’avertit d’une présence de fumée dans la maison. Je pense immédiatement à ma fille, qui doit dormir paisiblement dans sa chambre. D’un pas rapide je la rejoins, elle dort paisiblement sans se douter de quoi que ce soit, doucement je l’enveloppe dans sa couverture et prend son doudou. Je réfléchis rapidement par quel côté il sera le plus judicieux de sortir. Je n’ai pas beaucoup de choix, la salle de bain et tout simplement inaccessible, le balcon de ma chambre et ma seul solution. Ma petite, bien envelopper dans une couverture nous nous positionnons sur le balcon mon portable dans la main je compose le numéro des pompier, absolument panique je leur donne mon adresse. A travers la fenêtre j’aperçois les flammes qui se rapproche, la fumée je compact dans la pièce, je ne distingue plus rien. Tous va trop vite, j’entends les sirene qui se rapproche, quand un craquement de verre ce fait entendre suivis immédiatement d’une explosion je me penche en boule protégeant le plus possible ma petite, la baie vitre de ma chambre et toute celle de la maison vienne de finir en morceau. J’ai peur, je souffre et j’ai de plus en plus froid. J’inspecte le visage d’ange de ma puce, mais celle-ci n’a rien à mon plus grand bonheur.



Une fois arrivé, il ne leur faut que quelques minutes pour nous faire descendre et nous mettre à l’abri. Complètement frigorifier ma petites sera réchauffer rapidement, quant à moi les coupures les plus profonde sont recousu, alors que les autres sont soigné minutieusement.
 
Je me réveille en sursaut, comme chaque nuit, depuis cette nuit de Janvier, je fais ce cauchemar qui dure seulement quelques minutes. Les 20 premières minutes de ma nuit sont les seules où je peux dormir.


Mais mon esprit me repasse cette scène toutes les nuits sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Et toujours quand je me réveille, je suis dans l’incapacité de me rendormir, toujours à guetter le moindre bruit le moindre mouvement qui pourrait peut-être m’empêcher de revivre cette nuit-là.


Alors allonger sur le dos, mes yeux fixe inlassablement le plafond. Il doit être pas plus de deux heures du matin et cela fait même pas une heure que je suis couché. Mais c’est maintenant mon quotidien depuis 2 mois. Je réfléchis, pense et surtout guette le moindre petits bruit.


Si il n’y avait pas eu cette alarme nous serions surement toute les deux morte intoxiquer par la fumer et peut être même brûlé par l’incendie. Heureusement pour nous ce n’est pas le cas. Mon inconscient lui, ni crois pas et persiste à me faire revivre cette nuit, tous les jours, à chaque fois que je ferme les yeux et chaque nuit.



Et ce qu’un jours cela s’arrêtera, je l’espère, ….
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Défi
Natacha Musté



Un rêve totalement absurde...
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