Le Chant de Germon & Joël
Germon travail dans une usine où il met en boîte,
Joël, dans celle qui se situe juste en face.
Ils ont vécus dans la même banlieue de corail, grandis dans le même espace.
Autour d'eux, les ragots naissent à propos de leur relation bien étroite.
Les bancs le disent et se divise entre ceux qui comprennent et ceux qui médisent.
Mais Germon et Joël s'en fichent, ils s'embrassent, s'enlacent, s'aiment et le disent.
Que cela n'en déplaise à Maquereau, Napoléon ou autre serran commun.
L'avis des autres, n'a pas d'effet sur la vie des uns.
Puisque c'est par ce nombre que commence une union.
Les familles des amants ignoraient la relation.
Le père de Germon est furieux, « Les Thon n'ont rien à faire avec les Sardine ! »
Pour lui, c'est déjà désastreux que son fils soit à l'usine.
Mais Germon s'en fiche, se tire et les plaque,
Il court, va chez sa sirène à la voix roque.
Mais celle-ci est parti, laissant un mot à son ami : « Minuit au lac ».
Ils se retrouvent sous la lune, près d'un bateau en bois jusqu'à la coque.
Et débute un nouveau périple maritime, sous un ciel fait d'or.
Quittant leur lieu, puisque l'amour a ses raisons que la raison ignore.
Plusieurs jours sont passé depuis leurs disparitions,
Les familles apprennent que l'on a trouvé les amants.
La barque aurait cédée aux tempêtes,
Provocant, aux amoureux, leurs pertes.
La mer a pris l'homme sans que le père n'agisse.
Voués à jamais, à nager avec les poissons,
Déchirées par la douleur de perdre sans retour un fils,
Comme si la mort se jouait de l'amour et ses raisons.
Les amants maudits ont rejoins les sirènes et leurs chants,
Chantant eux-même leurs amour au gré des vents violents.
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