Chapitre 53 (Réécrit)

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Enfin ! Après toutes ses tentatives, il l’avait enfin embrassé ! Alors, certes, elle avait attendu longtemps que Monsieur se décide, mais l’attente en valait le coup ! Les baisers de Kayden, d’abord timides, étaient devenus plus tendres. Sous ces airs de capitaine implacable, le Renard pouvait se montrer si doux. Enfin, cette facette, seule Lyra avait la chance de la connaître.

Contre son corps, la peau de Kayden était aussi chaude qu’une pierre en plein soleil, une journée sans nuages. Et ses lèvres avaient le goût d’un fruit défendu. Adieu pain perdu, elle préférait de loin cette nouvelle saveur.

Lyra avait déjà l’impression de fondre comme la neige au sommet des montagnes d’Ambrume, en ce début de saison solaire. Pourtant, un feu aussi ardent que celui dans l’âtre de la cheminée pulsa dans ses veines au moment où Kayden glissa ses lèvres sur son cou. Toujours plus entreprenant, il s’engageait à embrasser avec passion sa gorge et ses épaules.

Sans se précipiter, il fit glisser la bretelle de sa chemise de nuit du bout du doigt. Ses mouvements étaient lents pour laisser le temps à Lyra de montrer sa désapprobation. Et elle sentait que toute l’attention du Renard était concentrée sur ses réactions. Lyra savait qu’au moindre doute, il s’arrêterait.

Et comme elle ne voulait surtout pas mettre fin à ce moment de tendresse, elle ne lui laissa aucun doute quant à son envie de continuer. À chaque fois qu’elle rencontrait le vert de ses yeux, elle lui souriait, lui parlait ou l’embrassait pour l’inviter à poursuivre.

Enfin ! Après toutes ses tentatives, il l’avait enfin embrassé ! Alors, certes, elle avait attendu longtemps que Monsieur se décide, mais l’attente en valait le coup ! Les baisers de Kayden, d’abord timides, étaient devenus plus tendres. Sous ces airs de capitaine implacable, le Renard pouvait se montrer si doux. Enfin, cette facette, seule Lyra avait la chance de la connaître.

Contre son corps, la peau de Kayden était aussi chaude qu’une pierre en plein soleil, une journée sans nuages. Et ses lèvres avaient le goût d’un fruit défendu. Adieu pain perdu, elle préférait de loin cette nouvelle saveur.

Lyra avait déjà l’impression de fondre comme la neige au sommet des montagnes d’Ambrume, en ce début de saison solaire. Pourtant, un feu aussi ardent que celui dans l’âtre de la cheminée pulsa dans ses veines au moment où Kayden glissa ses lèvres sur son cou. Toujours plus entreprenant, il s’engageait à embrasser avec passion sa gorge et ses épaules.

Sans se précipiter, il fit glisser la bretelle de sa chemise de nuit du bout du doigt. Ses mouvements étaient lents pour laisser le temps à Lyra de montrer sa désapprobation. Et elle sentait que toute l’attention du Renard était concentrée sur ses réactions. Lyra savait qu’au moindre doute, il s’arrêterait.

Et comme elle ne voulait surtout pas mettre fin à ce moment de tendresse, elle ne lui laissa aucun doute quant à son envie de continuer. À chaque fois qu’elle rencontrait le vert de ses yeux, elle lui souriait, lui parlait ou l’embrassait pour l’inviter à poursuivre.

Ses gestes devinrent plus audacieux. Ses mains baladeuses. De ses doigts, il dessinait les courbes de la conteuse. Et, empoignant ses cuisses, il la fit doucement basculer en arrière. Lyra se mit à glousser, les poils du tapis chatouillant son dos. Comment de simples caresses pouvaient la mettre dans un tel état de bonheur ? Kayden étouffa les rires de la jeune femme en accaparant ses lèvres. Puis, il descendit jusqu’à la naissance de sa poitrine. Les éclats de voix de la conteuse cessèrent. À la place, sa respiration se fit plus profonde. Elle ferma les yeux, se concentrant exclusivement sur le toucher de son amant.

Elle glissa ses mains sur le ventre de Kayden et agrippa sa chemise, prête à la lui retirer. Elle ne désirait plus qu’une chose, contempler le corps nu du jeune homme sous la lueur tamisée de la cheminée et sentir ses muscles rouler sous ses doigts. Et puis, si elle pouvait aussi lui croquer un bout de…

— RENARD ! Renard, où es-tu ?!, s’écria la voix paniquée de Landry à travers la bibliothèque.

Le domestique venait d’ouvrir les portes avec fracas.

De surprise et aussi un peu de gêne, Lyra releva la tête si vite, qu’elle se cogna contre celle de Kayden. Tous deux grognèrent de douleur, alertant Landry sur leur position. Ce dernier les rejoignit en courant, mais au moment de les retrouver, il détourna le regard vers le plafond.

— Heu… Je… Le… Et puis, il… Enfin, y’a…, balbutia-t-il, le visage cramoisi. Je n’ai rien vu ! Je vous le jure !

Kayden se releva avec la grâce d’un chat et attrapa sa cape pour couvrir Lyra. Il était aussi rouge que son ami, mais Lyra ne savait pas si c’était de honte ou de colère.

— Landry, je peux savoir ce qu’il t’arrive ? demanda Kayden en se plaçant devant Lyra, une main sur la hanche, l’autre pinçant l'arête de son nez.

Les épaules de Landry s'affaissèrent. En prenant garde de ne pas poser les yeux sur Lyra, il fixa Kayden.

— C’est Childéric, annonça-t-il gravement. Il est à nos portes.

Lyra resserra la cape autour d’elle. Kayden se tourna vers elle, le visage défait.

Ezeru ! pensa Lyra.

-§-

Des hurlements de terreur s'élevaient dans les airs. Avec la panique des domestiques et les mouvements de foules, Lyra ne savait plus où donner de la tête. En quittant la bibliothèque, ils tombèrent nez à nez avec des groupements de soldats parcourant les couloirs, épées au flanc.

Kayden, tout en soutenant Lyra et accompagné de Landry, se dirigea vers le hall d’entrée du château. Sur le chemin, il ordonnait à ses soldats de le rejoindre et de prévenir tous les autres.

À cause de sa jambe, Lyra avait du mal à tenir la cadence. D'autant plus que les passants, terrifiés, la bousculaient sans ménagement. Kayden avait beau essayer de la protéger en la serrant dans ses bras, le chaos général s'abattait sur tout le château. Et comme si la situation n’était déjà pas assez dangereuse comme ça, ils couraient avec des chandeliers enflammés dans les mains. À cette heure tardive, il n’y avait que les bougies qui permettaient d’éclairer l’obscurité. Lyra aurait pu trouver cela joli, des flammes dansant dans l’air comme des feux-follets. Des petits cœurs palpitants dans la nuit. Enfin, ça, c'était s’ils n’avaient pas été en pleine crise.

Le trio réussit tout de même à atteindre le haut de l’escalier du hall. Plus bas, même anarchie. Kayden essayait de crier plus fort que le vacarme ambiant. C’était peine perdue. Les gens étaient affolés et les soldats pas encore assez nombreux pour calmer la foule.

Mais où étaient les reines dans un moment comme celui-ci ?

Les cris et la peur commençaient à prendre Lyra à la gorge. Il fallait les calmer ou Childéric n’aurait aucun mal à assiéger un château plongé dans la folie et le feu. Parmi toutes les têtes courant dans tous les sens, Lyra reconnut deux nattes blondes. Madeleine était ballottée et écrasée contre les autres domestiques, peinant pour ne pas se faire brûler.

C’en était trop !

Lyra se défit du soutien de Kayden et de sa cape. Du coin de l'œil, elle repéra un vase décorant une console en bois. Elle l’attrapa, se positionna face au hall puis le jeta à ses pieds. La porcelaine explosa en mille morceaux. Des morceaux blancs rebondirent sur les marches avant de se fracasser en petits morceaux comme une tempête de grêle. Le bruit attira l’attention de tous, comme l’espérait Lyra. D’un même mouvement, les têtes pivotèrent vers elle.

— À présent que j’ai votre attention, déclara-t-elle d’une voix forte. Vous allez commencer par vous calmer ! Nous n’arriverons à rien dans cette agitation !

Elle empoigna le bras de Kayden et se plaça derrière lui. Maintenant, c’était au Renard doré de gérer la situation. Elle tituba, la main sur le front. Sa tête tournait de nouveau et les points noirs recommençaient à voler dans son champ de vision. Heureusement, Landry l’aida à ternir debout.

— Hum… Merci… Lyra, commença Kayden. Que tous les soldats rejoignent le hall. C’est ici que je vous donnerai mes indications. Pour les autres, rejoignez la Grande Salle en marchant. Restez groupés et n’en sortez sous aucun prétexte !

Et à présent qu’ils devaient se presser, ils ne bougeaient plus.

— Maintenant ! s’énerva Kayden.

Malgré le contre-courant, Madeleine parvint jusqu’à l’escalier et se précipita vers Lyra. La conteuse lui lança un fin sourire, mais la migraine la forçait à fermer les yeux.

— Mademoiselle Lyra ? questionna Landry.

— Ce n’est rien, juste ma jambe qui fait des siennes. Il faut juste que je m’assoie.

Kayden piétinait. Son attention était portée sur tous les fronts. Il était de son devoir de gérer la situation, pourtant Lyra voyait bien qu’il refusait de l’abandonner. Finalement, il se tourna vers elle pour la porter. Tout en secouant la tête, Lyra posa une main sur le torse du jeune homme pour l’arrêter.

— Tu dois les guider, Renard doré. Moi, je vais dans la Grande Salle avec Madeleine et Landry.

Les iris de Kayden bougeaient frénétiquement. Un combat interne semblait avoir lieu dans son esprit. Avec un soupir, il donna son accord d’un mouvement du menton.

— Je t’en prie, fais attention à toi, lui dit-il.

— C’est plutôt moi qui devrais te dire ça, répliqua-t-elle.

Elle souriait pour le rassurer, mais les larmes montaient toutes seules. Elle n’avait aucune envie de se séparer de lui. Que lui arriverait-il, à lui, capitaine de la garde ? Le premier dans le combat. Le premier sur le champ de bataille. Celui qui avait mis en déroute le plan de toute une vie de Childéric. L’enfant qui avait fait tomber la Tour du Soleil.

Kayden lui caressa la joue et dans le même geste l’embrassa sur le front.

Ne pars pas.

— Landry, Madeleine, aidez Lyra et rejoignez tout le monde dans la Grande Salle.

Ne pars pas.

— Et toi ? demanda Landry.

Ne pars pas.

— Je dois trouver leurs Majestés.

Emportée par un élan désespéré, Lyra prit une dernière fois le visage de Kayden dans ses mains et l’embrassa. Dans ce baiser, elle y mit tout son courage, toute sa tendresse et tout son amour.

— Pour te protéger, murmura-t-elle à son oreille.

— Si c’est ça, je devrais partir plus souvent au combat, plaisanta-t-il.

— Idiot, souria-t-elle, une larme roulant sur sa joue.

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