Lettre : Fabrice, mon frère
Tu as fait les pas nécessaires pour te faire pardonner. Depuis ce jour où tu t’es mis à genoux pour demander pardon, tu es toujours là. Tu m’as soutenue pendant mon cancer et tu me soutiens encore dans mes moments où je ne suis pas bien. On s’appelle, on reste une heure au téléphone, à parler, à rire.
Je voulais te dire que je ne te vois plus comme un agresseur depuis longtemps. Tu as montré ta valeur, ton affection. Tu es présent dans ma vie. Même si mon mari a eu du mal à te pardonner, il te voit comme un homme bon. Tu es d’ailleurs, le seul beau-frère qu’il a !
Tu me défends devant les autres membres de la famille, leur rappelant que ceux qui sont coupables ont eu le choix de changer. Tu leur en veux, je le sais. Tu pleures parfois, comme quand tes amis avaient osé dire que c’était moi la « salope », l’instigatrice de ces agressions. Ils m’accusaient parce que j’avais dévoilé les secrets de famille, parce que j’étais coupable de la souffrance que tu portais encore en toi. Tu leur as dit que c’était vous (toi et tes frères) les salauds, que je n’étais qu’une enfant et une victime. Et pour tout ça, mon grand frère, je t’aime.
Merci d’être toujours là.
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