La Froidure
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Depuis trois-cent mille ans que j'attends la froidure
L'ensevelissement des erreurs de genèse
Les géants ont bâti leur temps de sépulture
Et les incandescences ont dressé ma fournaise
Les idoles ont fini de détourner mes yeux
Les âmes ont déserté les chagrins désossés
Les objets sont des ports d'aujourd'hui silencieux
Rêvant d'absolution parmi des mers glacées
Depuis des éons blancs que m'attend l'atmosphère
J'ai conquis comme un chien puis délaissé mon cri
Pour un salon poudreux dans un mordant mystère
Dont la fenêtre ouvrait mon offrande à la nuit
Mais hélas il ne fait pas encore assez froid
Car le gel a pris peur des cellules impures
J'ai blessé ma nature et brûlé mes émois
Depuis trois-cent mille ans que j'attends la froidure
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