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Sur une douce mélopée, entre en gare le train des Écorchés.
La mélodie sublime des âmes abandonnées, abîmées au gré des dérives du temps, puis du vent.
Engendrant le tressaillement des cœurs chavirant.
Chapitres effeuillés de mon esprit frissonnant, de ces maux tragiques, mais de ces mots magiques qui pansent les plaies d'une femme élimée.
Mes hurlements s'évaporent en un silence turbulent,
Mes écrits demeurent sur une toile assombrie,
Comme ces amours affublés de regrets brûlants.
À mes chrysanthèmes qui pleurent lorsque le ciel devient gris,
Puis, à mes yeux qui perlent des larmes de pluie,
Comme un cri d'agonie lorsque mon printemps s'obscurcit.
~ FIN ~
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