Au revoir petit papa.
Adieu petit papa qui m’as donné cette âme
Biblique d’un homme apte à repousser l’infâme
Clandestin enfermé en moi, prêt à bondir
Dans ma pensée folle où s’écrit l’avenir.
En tout temps, nuit et jour, protecteur de ma vie,
Forgée de ton éclat, j’ai aimé ta prairie,
Gommée, quelquefois, d’un absurde réel.
Humons ce doux parfum qui embaume le ciel
Ivre de son azur, toi qui savais le peindre.
Je n’ai pas oublié ces hypocrites, feindre,
Kaïnophobes, vieux, consumés, ennuyeux
L’amour sincère et grand, éprouvé envers eux.
Mère, étoile italienne, à l’esprit vif, lucide,
Nous avait avertis quant à leur cœur acide.
Obéissant, enfin, à mes propres démons,
Pétris dans mes douleurs, pris dans mes tourbillons,
Quadrumanes impurs, ils restent ma hantise,
Rabans, amarrés à mes peurs, ils leurrent mon église.
Suffis, loups des Enfers, je ne vous aime pas,
Tapageurs de mon âme où mon esprit est las ;
Ululez tout en moi ces plaintes séculaires,
Vous n’aurez pas mon cœur, pressées par les guerres.
Walhalla, cher papa, ta dernière maison,
Xylophone enfiévré par l’ange de raison.
Yatagan ? nul besoin, Odin est à la fête,
Zébrant la nuit du ciel le rêve de Jeannette.
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