Ainsi suis-je
Décasyllabique (vers de 10 syllabes). À l'origine, l'hémistiche d'un poème décasyllabique comptait 4 puis 6 syllabes terminant le vers pour le rythme. (À cette époque il était utilisé [le vers] pour des poèmes épiques et lyriques, jusqu'à l'apparition de l'alexandrin [6 syllabes puis 6 syllabes] au XIIe siècle, mais, attesté véritablement au XVe siècle.) La règle du décasyllabe, c'est-à-dire, 4 puis 6, pour le rythme, fut conservée, avant que Victor Hugo et Baudelaire au XIXe siècle la changent en 5/5.
Mon poème, bien qu'il présente des erreurs dans les rimes suivies ou plates (conseillées pour le théâtre ou le poème sans quatrain(s)), diffère de la règle du 4 /6. En effet, j'ai allterné les rythmes en donnant à chaque vers un rythme commençant par un 6 /4 avec un 4 /6 et ainsi de suite ; celui ou celle qui n'est pas familiarisé(e) avec la poésie, ne se rendra compte de rien.
J'ai poussé le portail sur ta douleur ;
Blessé tes fils importants à ton cœur ;
Subtilisé tes nuits de mauvais rêves,
Et bu ton sang avant que tu ne crèves.
Me croiras-tu si je te dis mon nom ?
C’est, Survivant Maudit ; j’ai le renom
De ce combat entre Dieu et archanges ; Et sur terre à présent, veille aux mélanges.
Mon existence est faite d’irréel
Où le vrai et le faux vivent au ciel ;
Ils s'abreuvent à la source trompeuse
De ma soif pour y voir une conteuse.
Ma mission : rendre la vie morte,
Le cœur improductif à l’âme forte. Parce que Dieu souvent est incompris, Là où Son fils n’éprouve aucun mépris
Face à la femme, au bonheur, à l’amour.
Mais moi, je hais l’amour comme le jour ;
J’aime le rêve la guerre et la polémique
Dans ce monde où chacun est tyrannique.
Femme, parfois, quand tu me vois tu fuis ;
Sous mes traits d’un amour, tu déconstruis Ta vie, ici, sur ces lopins en guerre ; Elle gémit et prie un dieu vulgaire.
Crois-tu, humaine, à toutes ces valeurs
Dans un monde hâbleur ? À ces bonheurs ?
Si tes enfants, arme, à ton existence,
Je les purifierai d’un mensonge rance.
Et puis, toi, reine avec un beau minois,
Je t’apprendrai le goût et l’art sournois,
Puisque je suis, ainsi que la prière, Un modèle d’esprit et de lumière.
Annotations