Xylophonons avec les mots (Réponse à "Acrostiche")
Sinueux et phrasé qui sortent des chemins,
Ce petit monde ici, ce monde des Scribiens
Ramène un univers féérique, atypique,
Idées où souvent l’imaginaire parle ;
Bordées de beauté, sur un rythme logique,
Avant, évidemment, l'entrée inamicale,
Ypérité du gaz où le souffle est toxique.
Rassemblons-nous en mots comme un millier de vers
Et migrons ainsi que l’albatros sur les mers.
Gaiement, la plateforme accueille sur le port
Ouvert aux écrivains plats ou talentueux,
Rayonnant d’un souhait social où le sort,
Gavé du lieu commun en devient nauséeux ;
Et sont des mots gelés avec les vents du nord.
De ma vie si triste, affreuse sous l’effort,
En regardant plus près, je me suis dit, quel tort !
Gémis dans le sous-bois comme une âme erratique.
Enseigne-moi, maîtresse aux pluies diluviennes,
Nos pas sur le chemin et l’art de l’esthétique.
Sans toi, je suis un homme aux lois pharisiennes.
Tâchons d’écrire bien dans la forme et le fond
Avec parcimonie, élégance et style sous
L’idée qui vivra à l’œil noir et profond,
En ces temps de misère…, inéluctables, fous ;
N’empêche le soin fait, clair comme des bijoux,
Taché de poésie ou de prose enflammée,
Ubuesque, immorale, amorale, endiablée,
Écho d’un rêve enfui transcrit en signes fins.
Un art est toujours beau si partie est soignée,
Xylophonée aux airs purs des oiseaux divins.
Pour ceux qui auraient la flemme de lire verticalement les initiales :D :
Scribay regorge de gens talentueux.
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