Juste pour toi
Au petit matin, alors que tu dors enfin, serein, mes mains viennent s'égarer sur ton torse brûlant.
Tes nuits sont agitées, je peux le sentir au travers de ton corps qui frissonne non pas du désir dans tes songes mais plus des cauchemars qui te rongent.
Des soubresauts, des coups de chauds rythment tes nuits et quand le sommeil vient enfin te libérer du poids qui t'oppresse sans fin, je me presse contre tes reins.
Du bout des doigts, je frôle tes poils, une douce sensation m’envahit. Lentement, un à un ils remontent le long de tes abdominaux pour se balader sur tes pectoraux. Mon index voyage sur le contours de tes tétons avant de les pincer avec délicatesse pour ne pas te réveiller. Je veux profiter de ce moment où tu es tout à moi sans aucune concession. Quand le soir, je m'amuse avec le bout de tes seins, tu rigoles, trop chatouilleux. À cette heure matinale, tes réactions sont toutes autres, plus intimes, plus fortes. Je ne peux retenir un soupir d’aise de te sentir à ton aise.
Tu réagis sans ouvrir un œil, te joues-tu de moi pour savoir où mon envie nous entraînera ?
Mon corps collé au tien, je me sens tellement bien. Ton odeur tapisse mes narines, je m'enivre de ton parfum, cet arôme naturel sublime mon désir. Comment résister ? Je ne peux me contenter de ce petit peu de toi quand je veux tout de toi. Calée contre ton dos, je m’accroche à ton petit bout de terre et ne veux plus m’en défaire. J’effleure avec gourmandise chaque parcelle de ta peau, mes yeux se ferment pour dessiner tes courbes et les graver dans ma mémoire interne. Sentir chaque petit grain de beauté, chaque imperfection qui font partie de nous, est un luxe que j'apprécie. Du bout des ongles, je glisse avec délice de ton nombril à ton pubis. J'entame un va-et-vient sur l'antre aux papillons. Là où je peux ressentir leur valse quand tu t’amuses à voyager quand tu es tout sauf sage.
Pour l'heure, je suis la dompteuse de tes fantasmes. Alors laisse-moi faire et savoure cet instant juste pour toi.
Mes doigts se perdent dans ta toison, tes poils frissottent, je souris à l'idée de les dompter. Je passe entre ton sexe et ton bas ventre et me délecte de me perdre dans ton monde. Ta hampe se dresse, elle semble prendre le dessus, elle réagit à mon approche, s'agite à mon contact. Je ne l’ai pas encore prise en main, je veux la faire languir. Profiter du temps où le plaisir se construit avec des gestes tendres. À demi réveillé, un premier râle t'échappe et tu ondules sur le matelas.
Mes mains suivent le chemin de l’aine pour descendre le long de ta cuisse. Tes fesses viennent se blottir contre mon sexe, atisant le feu qui me consumme. Comment résister à saisir le tien ? Je commence des mouvements lents pour dévoiler ma friandise. Dans mes doigts, ton attribut se fait docile. J’ouvre ta cuisse pour accéder à ton désir qui décuple le mien. Je multiplie les baisers sur ta peau, picore chaque petit coin qui se dévoile, aspire ton téton tendu qui attend que je lui adresse toute mon attention.
Mon regard s’égare là où mes doigts se pressent, je sais où je veux me rendre. Mes yeux brillent quand mon pouce dévoile ton gland. L'envie est plus forte que toute, aucun doute mes lèvres veulent s’acoquiner avec ce petit bout qui les nargue. T’apporter un plaisir profond est aussi stimulant que de le recevoir. Je sais que dès que ma langue se baladera sur ton membre, je deviendrai la maîtresse de tes caprices, l’amante de tes souhaits. Laisser libre cours à mon imagination pour te faire vibrer est mon but ultime. Plus aucune barrière ne se dresse entre ton ardeur et mon régal. N’essaye pas de me distraire avec tes doigts qui se réveillent et s’amusent à leur tour sur mes courbes. Je veux rester concentrer sur ma cible, elle mérite que je ne la délaisse pas si ce n’est pour mieux la retrouver.
Comment abandonner ce ravissant sexe qui s’amourache avec ma langue ? La tentation se dessine sur mon palais. Ma soif de te donner le meilleur pour toi mon amour, pour combler ton bonheur s'accélère. Je déroule ta hampe dans de longs va-et-vient, sans me précipiter, pour ne pas gâcher ce moment précieux d’union sacrée entre nos deux êtres. Mes doigts cajolent tes testicules, si sensibles. Dans la chaleur de nos draps, tu te laisses aller sous mes papouilles qui se font plus précises, je ne veux négliger aucun espace, cajole les moindres parcelles de ta peau, parce qu’ainsi je pourrais te combler.
Lentement ma langue remonte le long de ton pénis
Avec douceur je me délecte de ton appendice.
Mes lèvres enrobent avec plaisir ton sexe
Les collent sur ta hampe, juste un prétexte.
Ma bouche s’emballe dès que tu te dandines
À mes assauts, ceux de ta charmante coquine.
Ce matin, mon seul désir
Est de te faire plaisir.
Alors mes mouvements s'accélèrent,
Mes doigts sur ton membre se resserrent.
Ne te retiens pas
Laisse-toi aller
Ne résiste pas
Laisse-moi t’aimer.
Annotations
Versions