2
Il a ses clés, son téléphone et ses papiers. Prêt pour aller bosser.
L'astre du jour, pas encore couché, lui brûle la rétine, puis... s'éteint ? et se rallume ?
Le soleil a clignoté ! Je vous jure que j'ai pas fumé !
Hébété, mal réveillé, il remarque trop tard les mains baladeuses ; le pickpocket qui se carapate avec ses cliques et ses claques. Milo s'élance, cogne un poteau, une auto et un caniveau, mais pas l'escroc. Dépourvu si ce n'est de contusions, il se laisse choir sur le trottoir. Au centre de l'indifférence.
Qui peut-il appeler pour se faire aider ? Sans téléphone, qui plus est. Il soupire : ses amis moins bien lotis ne sauraient l'assister, ni pour manger, ni pour loger.
Il lève un poing au ciel.
— Pourquoi je ne connais que des pauvres, bon sang ?
Se souvient qu'il n'aime pas les riches.
— Oh... Évidemment.
Un bout de papier contrasté attire son regard harassé. La carte d'un hôtel au coin de la rue. De quoi téléphoner à la police, puis son chef. Ou l'inverse.
Il pousse la porte d'entrée, et...
Le petit photon quitta le Soleil, en fin de file derrière ses congénères, navré pour les Terriens, huit minutes plus loin, sur le point de sombrer à jamais dans l'obscurité.
Annotations
Versions