Chapitre 41 : Obéissante

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La pluie tombe en rideaux denses quand je pousse la porte du bar, un déluge froid qui s’abat sur ma peau encore chaude de l’ambiance intérieure. L’eau glaciale trempe mes épaules nues, fait coller la robe à mes seins, dessinant mes tétons durcis sous le tissu détrempé. Mes cheveux s’alourdissent, des mèches collant à mon visage alors que je cours presque, mes talons claquant sur le bitume mouillé, chaque pas envoyant des éclaboussures sur mes jambes nues. Le froid mord ma peau, mais une chaleur brûlante pulse entre mes cuisses, un désir brut qui me pousse en avant, qui me consume malgré la pluie qui ruisselle sur moi.

Au bout de la rue, je le vois. La voiture est là, stationnée sous un lampadaire faiblard, sa silhouette sombre tranchant dans la nuit. Je me glisse à l’intérieur sans hésiter, l’eau dégoulinant de mes épaules sur le siège, une flaque se formant sous moi alors que je claque la portière. L’odeur de cuir humide et de son parfum musqué m’enveloppe, et mon souffle s’accélère, mes doigts tremblant encore de froid et d’excitation.

Un silence s’étire, lourd, chargé, et je sens mon sexe pulser sous la dentelle, mon corps déjà prêt, déjà suppliant. Puis il parle, un ordre simple, implacable :

— Active toi.

Mon cœur bondit, une vague de chaleur m’inondant alors que mes doigts s’activent sur sa ceinture, fébriles, glissants à cause de l’eau. Je défais le bouton, baisse la braguette, tire sur son boxer pour libérer son sexe, déjà dur, épais, prêt à me posséder. Mes mains tremblent, mais je ne m’arrête pas, mes ongles griffant légèrement ses cuisses alors que je me penche sur lui.

— Pas comme ça, grogne-t-il, sa main agrippant mes cheveux pour me redresser.

Il me pousse contre le siège, mes épaules heurtant le cuir froid et mouillé, et je halète, le souffle court alors qu’il relève ma robe d’un geste brusque, exposant mes cuisses trempées, mon string noir luisant sous la lumière pâle du lampadaire. Ses doigts arrachent la dentelle d’un coup sec, la déchirant sans ménagement, et je gémis, un son rauque qui m’échappe alors qu’il écarte mes jambes.

Il ne me prépare pas, ne me caresse pas. Il se positionne derrière moi, ses mains agrippant mes hanches pour me cambrer, et je sens son gland presser contre mon anus, dur, insistant. Mon ventre se noue, une peur fugace mêlée d’une excitation brutale, et je retiens mon souffle alors qu’il pousse, forçant l’entrée étroite sans attendre. Une douleur aiguë me déchire, un éclair brûlant qui me fait haleter, mes doigts s’enfonçant dans le siège alors que mon anus se contracte, résiste à cette intrusion massive.

Mais il ne s’arrête pas. Sa main droite lâche ma hanche, s’abat sur ma nuque, et d’un geste brutal, il écrase mon visage dans le cuir mouillé du siège, ma joue s’écrasant contre la surface froide, ma bouche s’ouvrant sur un cri étouffé.

— Reste là, grogne-t-il, sans une once de douceur.

Une fraction de seconde, mon corps se tend, une crispation infime que je ne contrôle pas. Est-ce la douleur que j’anticipe ou autre chose, un signal lointain qui tente d’émerger dans ma conscience ? Mais déjà, il pousse, et tout s’efface. Plus de pensée, plus d’hésitation. Juste lui. Juste moi. Juste ce qu’il veut de moi.

Il pousse d’un coup, violent, sans attendre, et mon anus cède sous la force, une brûlure fulgurante me traversant alors que son sexe s’enfonce, épais, implacable, jusqu’à la garde. Mes doigts griffent le cuir, mes ongles laissant des marques alors que je me cambre malgré moi, un gémissement étranglé s’échappant de ma gorge écrasée contre le siège. Il ne me laisse pas respirer. Ses hanches claquent contre mes fesses, un rythme sauvage, brutal, chaque coup de reins me projetant plus fort contre le cuir, mon visage frottant sur la surface glissante, mes lèvres écrasées, ma salive s’étalant sous la pression.

La douleur est vive, un feu qui pulse dans mes reins, mais mon sexe dégouline, une humidité chaude coulant sur mes cuisses, trahissant cette excitation brute qui me submerge malgré la violence. Il me sodomise sans aucune considération, ses mains agrippant mes hanches comme des étaux, ses doigts s’enfonçant dans ma chair jusqu’à laisser des marques rouges, et je sens chaque coup, chaque pénétration profonde qui étire mon anus sans pitié, qui me remplit jusqu’à me faire perdre le souffle.

— Putain… ma voix étouffée contre le siège, mes joues brûlantes malgré le froid humide.

Il grogne, animal, et accélère encore, ses hanches frappant mes fesses avec une force qui me coupe en deux, un bruit sourd et mouillé résonnant dans l’habitacle étroit. Mes seins tressautent sous la robe trempée, mes tétons frottant douloureusement contre le tissu à chaque secousse, et je sens mon corps céder, s’abandonner à cette sauvagerie, mes cuisses tremblant sous l’assaut, mon sexe pulsant d’un désir inassouvi. Sa main presse ma nuque plus fort, mon nez s’écrasant presque dans le cuir, ma respiration hachée, laborieuse, alors qu’il me baise sans retenue, sans égard, comme une chose qui lui appartient.

Un dernier coup, brutal, profond, et il jouit, sa chaleur éclatant en moi, un flot brûlant qui inonde mon cul, déborde légèrement alors qu’il se fige, ses doigts crispés sur mes hanches. Je tremble sous lui, mes jambes flageolantes, mon visage toujours écrasé dans le siège, mes lèvres humides de salive et de sueur, mon souffle rauque résonnant dans l’espace confiné.

Il se retire d’un coup sec, et la douleur du vide me fait frissonner, une goutte de sa semence glissant le long de ma cuisse, mêlée à l’eau de pluie qui ruisselle encore sur ma peau. Je reste là, pantelante, le visage écrasé dans le siège, mes lèvres humides de salive et de sueur collant au cuir froid, mon souffle rauque emplissant l’habitacle étroit. Mes jambes tremblent, flageolantes sous le poids de cette possession brutale, et mon anus pulse, une brûlure sourde qui irradie dans mes reins. Marc ajuste son pantalon avec une froideur mécanique, le froissement du tissu résonnant dans le silence oppressant.

— Dehors, dit-il, sa voix basse, tranchante, un ordre qui ne souffre aucune réplique.

Je cligne des yeux, hagarde, encore prisonnière de la tempête qui fait rage en moi. Mes doigts glissent sur le siège, cherchant un appui pour me redresser, mes ongles laissant des griffures dans le cuir humide. Je me relève lentement, chaque mouvement ravivant la douleur entre mes fesses, une sensation aiguë qui me coupe le souffle. Ma robe retombe sur mes cuisses, trempée, froissée, collant à ma peau comme une marque supplémentaire de ce qu’il vient de m’imposer. Je ramasse mon string déchiré sur le sol de la voiture, un bout de dentelle inutile que je fourre dans mon sac, mes mains tremblantes pour le refermer.

Ma gorge se serre, mon souffle est encore court, et avant de me détourner, je murmure, la voix rauque et vacillante :

— Merci, Monsieur.

Il ne me regarde pas, ses yeux fixés sur le pare-brise, comme si je n’étais plus là, comme si je n’avais jamais été qu’un instant fugace dans son monde. Je pousse la portière, l’air glacial s’engouffrant à l’intérieur, et je sors, mes talons claquant sur le bitume mouillé avec un bruit sourd. La porte claque derrière moi, un son sec qui résonne dans la nuit, et la voiture démarre presque aussitôt, ses phares balayant la rue avant de disparaître dans l’obscurité.

La pluie s’abat sur moi, un déluge froid qui trempe ma peau nue, mes cheveux alourdis collant à mon visage, l’eau ruisselant sur mes épaules en filets glacés. Je ne cours pas. Mes jambes refusent, lourdes, engourdies par la douleur qui pulse dans mon cul, une brûlure vive qui me fait boiter légèrement à chaque pas.

Chaque pas me rappelle ce qu’il vient de me faire. Mon anus pulse d’une douleur sourde, mes cuisses collantes de lui, et pourtant… pourtant, je ressens encore cette chaleur lancinante au creux de mon ventre, un écho de l’instant où j’étais à lui, où je n’étais plus que ça. Cette pensée me révulse autant qu’elle me fait frissonner. Je serre les dents, accélère le pas, comme si je pouvais semer ce que je suis en train de devenir.

Mes talons glissent sur le trottoir détrempé, et je vacille, mes cuisses tremblantes luttant pour me porter. Je sens son sperme couler, chaud et épais, le long de l’intérieur de ma jambe droite, un filet glissant qui contraste avec le froid mordant de la pluie, une preuve obscène de ce que je viens d’encaisser. Mon anus se contracte par réflexe, ravivant la douleur, et je grimace, un gémissement étouffé s’échappant de mes lèvres alors que je traîne les pieds sous l’averse.

Mes seins tressautent sous la robe trempée, mes tétons durcis frottant contre le tissu avec une sensibilité douloureuse, et chaque pas envoie une secousse dans mon corps, un mélange de brûlure et d’épuisement qui me désoriente. Ma tête tourne, encore prise dans le chaos de la voiture – son grognement rauque, la pression écrasante sur ma nuque, la sauvagerie de ses coups de reins – et je marche comme une automate, les lumières floues du bar se dessinant au loin à travers le rideau de pluie. Mon ventre pulse, un désir inassouvi mêlé de honte et de satisfaction brute, et je sens mes cuisses frotter l’une contre l’autre, étalant sa semence sur ma peau, un secret gluant que la pluie ne parvient pas à effacer.

Le bar apparaît enfin, son entrée illuminée tranchant dans l’obscurité, et je pousse la porte d’un geste faible, l’eau dégoulinant de mes cheveux sur le sol collant. La chaleur et le bruit m’assaillent immédiatement, un contraste brutal avec le froid extérieur, et je vacille légèrement, mes talons claquant alors que je reprends mon souffle. Mes jambes flageolent encore, mon cul me lance à chaque mouvement, et je sens une goutte de sperme glisser plus bas, frôlant l’arrière de mon genou, une sensation qui me fait frissonner malgré la moiteur du bar.

Gabi est là, à quelques mètres, riant avec un verre à la main, mais ses yeux se posent sur moi dès que j’entre. Son sourire s’efface instantanément, remplacé par une expression tendue, alerte. Elle lâche son verre sur la table, traverse la foule en quelques pas rapides, et s’arrête net devant moi, son regard perçant balayant mon visage trempé, mes cheveux en bataille, la robe collée à ma peau qui ne cache rien de mes formes.

— Putain, Cloé, qu’est-ce qui s’est passé ? dit-elle, sa voix basse mais tranchante, un mélange d’inquiétude et de suspicion.

Je cligne des yeux, encore sonnée, ma gorge sèche alors que je tente de reprendre contenance. Mes lèvres tremblent, mes doigts serrent mon sac contre moi, et je sens la douleur dans mon cul pulser plus fort sous son regard scrutateur. Elle sait. Elle voit. Mes joues s’échauffent, une honte sourde montant en moi alors que je réalise à quel point je dois avoir l’air – trempée, boitant légèrement, les yeux brillants d’un mélange de douleur et d’excitation que je ne peux pas dissimuler.

— Rien… je… j’ai juste pris l’air, murmuré-je, ma voix rauque, cassée, un mensonge si faible qu’il s’effrite avant même de sortir.

Gabi plisse les yeux, son regard glissant sur mon corps, s’arrêtant sur mes cuisses luisantes sous la robe, sur la façon dont je me tiens, une jambe légèrement pliée pour soulager la douleur. Elle s’approche, son souffle frôlant mon oreille alors qu’elle murmure, presque un grondement :

— Me prends pas pour une conne. T’es partie trente minutes, et tu reviens comme si t’avais été baisée sous une tempête.

Mon cœur bondit, mes joues s’enflamment, et je détourne les yeux, incapable de soutenir son regard. Elle a raison. Elle voit tout – la sueur mêlée de pluie sur ma peau, la démarche bancale, ce trouble sauvage qui me colle encore à la chair. Je sens son sperme couler plus bas, une trace humide que la robe ne peut cacher, et cette pensée me brûle, m’excite, me terrifie sous les yeux perçants de Gabi.

Elle ne me laisse pas le temps de répondre, ses lèvres se pinçant en une ligne dure, déterminée.

— La soirée est finie. On rentre.

Sa voix claque, autoritaire, sans appel, et avant que je puisse ouvrir la bouche, protester ou même respirer, sa main s’enroule autour de mon bras, ses doigts fermes serrant ma peau encore trempée. Elle me tire vers la sortie, mes talons trébuchant sur le sol collant alors que je la suis, incapable de résister à cette prise qui ne me laisse aucun choix. La foule s’écarte devant’elle, ses pas rapides et décidés tranchant dans le brouhaha, et je boite derrière, la douleur ravivée par chaque mouvement brusque, mon souffle court s’échappant en petits nuages dans l’air moite.

Dehors, la pluie continue de tomber, plus légère mais toujours froide, et Gabi me guide jusqu’à sa voiture garée à quelques mètres, son bras ne lâchant pas le mien. Elle ouvre la portière passager d’un geste sec, me pousse presque à l’intérieur, et je m’effondre sur le siège, l’eau de ma robe trempant le tissu sous moi. Elle contourne le véhicule, s’installe au volant, et démarre sans un mot, le moteur ronronnant dans le silence tendu qui s’installe entre nous.

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