Mon beau professeur
Mon beau professeur,
Le meilleur des professeurs, clair et concis,
Si disert et pédagogue que jalouse, je suis,
Toujours je bois tes explications, à tes lèvres suspendues,
Même si je désespère d'y percevoir d'autres sous-entendus...
Mon beau professeur,
Comment veux-tu que je me concentre sur le tennis,
Alors que ton corps appelle si fort au vice,
Ton geste élégant et sûr, ta distinction naturelle,
Me fascinent autant que le coup de rein que ton déhanché révèle,
Mon beau professeur,
Quand je te demande: "peux-tu me prendre une heure..."
Ce n'est pas travailler mon revers qui me met en sueur,
Ce sont les assauts de ton corps si puissant,
Dans ma chair, je les veux, sur les cours, ce n'est pas suffisant...
Mon beau professeur,
Ton corps sculpté au burin dans le bronze le plus pur,
Des jambes galbées aux bras d'airain qui appellent la censure,
Ton sublime profil de dieu grec, si altier, adressent un défi au ciel,
Même si, des grecs, hélas, tu as aussi les moeurs sexuelles...
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