Un mensonge éhonté
Consigne : écrire le récit d'un mensonge et ses conséquences
Contraintes : ajouter dans le récit "une bouteille de vin" et l'expression "oh fada".
Délai : 45 minutes.
Ma deuxième année de collège a été compliquée, notamment une journée en particulier.
Un cours annulé, une visite dans un supermarché, le vol de stylos et surtout des arguments faussés l'ont rendue épouvantable.
Le vigile qui me suit comme mon ombre m'observe d'un œil mauvais. D'une main tremblante, je pousse une bouteille de vin rouge et récupère l'emballage déchiré d'un stylo plume.
On retourne dans l'étroitesse du poste de surveillance. Envahis de bouffées de chaleur, de maux d'estomac, je capte tout de même un "oh fada" du collègue de mon garde.
Je m'assois à côté de ma soi-disant amie. À ce moment-là, tout s'enchaîne sans que je puisse rien contrôler.
En mon absence, ma camarade a raconté qu'on nous avait raquettés, nous obligeant à voler certaines choses. Très mal à l'aise sur ma chaise, les mains moites et tremblantes, je n'ose pas dire la vérité.
Avec nos parents, nous allons voir le proviseur et ensuite nous nous rendons au commissariat.
On m'installe dans un bureau. On me pose des questions auxquelles je n'ai pas de réponses. Je bégaie, me noie dans mes propos. Soudain, sous la pression, je pleure. Mon corps est pris de soubresauts, ma respiration est difficile et mon palpitant est à deux doigts de sortir de ma poitrine.
J'avoue tout de A à Z.
Les policiers me prennent en pitié et classent l'affaire. Mon père et moi rentrons chez nous dans un silence lourd de conséquences.
Face à ce mensonge éhonté, j'ai décidé de ne plus côtoyer ma camarade. J'ai fait des excuses écrites au supermarché et au proviseur. Surtout, j'ai accepté ma punition largement méritée.
Cette histoire m'a fait grandir et a changé mon état d'esprit sur la confiance. Elle m'a rendue beaucoup plus forte, mais méfiante à l'égard des autres.
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