La grande salle du second cercle
Le couloir débouchait sur une immense salle rectangulaire, plus grande encore que le hall du temple de la Mère et des trois Sœurs que je fréquentais enfant. Baignant dans la lumière de l’aurore, de larges piliers en pierre de taille grise encadraient l’espace central de la pièce, où s’entrainaient une douzaine de jeunes hommes et de jeunes femmes. Le fracas des épées et l’entrechoquement des bâtons se répercutaient contre les colonnes et montaient dans les hauteurs de la salle. Tout là-haut, les arches en pierre se tordaient en autant de branches aux ramifications florissantes, sur lesquelles pesaient une multitude de feuilles d’or recouvrant le plafond. Des orbes de lumière flottaient sans but précis dans les airs. De part et d’autre de la pièce, derrière les colonnades, deux coursives bordaient la salle. Les imposants vitraux rouges et or qui les décoraient rappelaient ceux de l’allée du troisième cercle, illustrant les batailles et faits d’arme des magiciens de la Citadelle ayant marqué l’histoire. Dans les alcôves de pierres situées derrière les piliers, je remarquai des tables, chaises, étagères et pupitres en bois, prêts à l’usage.
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