Les trois douleurs du monde
« Ma distante Agnel,
Tournoyant dans les estelles,
Que feras-tu des douleurs
Qui font d’ici la souleur ?
Je déploierai toutes celles qui forgent la victoire
Et déférant les vœux déferont les Moires
Enfin, j’en prendrai les captifs aspects
Dont noient les nues ; y sèmerai la paix.
D’Hybris, que feras-tu ?
La douleur de la démesure, de l’orgueil sang
D’Euphorie mise en laisse, du mépris tyran.
Je ferai l’audace et la volonté, desquels
Nait révolte, ténacité, et fuit le fïel,
Dans tes yeux l’invaincu !
L’Ivresse, qu’en feras-tu ?
La douleur des frénésies, des brouillards grisants
Des promesses érodées des creusets aux carcans.
Je ferai la liesse de l’enfant, les dérobades
De ceux qui chantent, les vermeils automnes sans peine froide,
Tes mains riches de ténu.
Lors que feras-tu d’Oubli ?
La brûlure de l’Éclair, les linceuls en timor,
L’aller lourd des larmes, l’honte en cercueil, en remords.
Je ferai l’outre la Crevasse, la paix qu’avivent
Les soirs à chérir mémoires, des souhaits le fleuve
Et les voix des météores !
Ce sera là mon présent
À semer aux vients du vent ! »
Son ami l’ambre-igne, empris d’une promesse,
L’œil au paradis.
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