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Maude

Maude
"Le ruban de Möbius" est une voix de femme, un cri, un rire, un appel, un soupir. De la petite fille qui rêve et espère à la femme d'âge mûr qui pose un regard blessé mais bienveillant sur le passé, avec une halte aux côtés d'une jeune femme volontaire qui aspire au bonheur. Vous aurez envie de câliner la petite fille, de tenir la main de la jeune femme, de sourire à la femme d'âge mûr. Des espoirs, des tourments, des bonheurs, des craintes et toujours la résilience.
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Maude
De Toulouse à Narbonne et ses environs, avec un crochet par Venise, une jeune femme amnésique et muette, une petite fille triste mais pleine d'espoir, une femme d'âge mûr emplie de doutes et d'interrogations nous content l'histoire.

Les blessures inguérissables, les questions sur la vie et ses choix, l'amour immense d'une mère pour son enfant peuplent une route semée d'embûches mais aussi de bonheurs intenses.

Lors de balades joyeuses, le lecteur goûtera aux jardins fleuris et odorants, à une nature accueillante et colorée et soupirera devant des couchers de soleil aux teintes de brasier.
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Maude


J'accuse l'homme
De violence volontaire
Volonté de soumettre
Soumission pour anéantir
Anéantissement pour manipuler
Manipulation pour régner
Régner sur qui ?
Des pions, des objets insignifiants
Qui ne se retournent, ni ne se rebellent

À vaincre sans péril
On triomphe sans gloire

Manipulation pour gagner
Gain d'argent
On entasse et puis après ?
Est-ce que les couchers de soleil sont plus beaux ?
Est-ce que le parfum des fleurs est plus subtil ?
Est-ce que l'amour est plus doux ?

J'accuse l'homme de détournement
Détourner les valeurs
Dévaloriser la vie
Vivre au mépris de tout
Mépriser ce qui nous est donné
Nous donner le tournis
Par le biais de la publicité, la mode, le luxe

Alors que la vie peut être si belle
Si on veut la voir telle
Juste un souffle de vent
Et voilà le printemps
Partout, dans nos cœurs
Comme dans chaque heure
Parce que je profite du chant d'un oiseau
Parce que je me protège d'un chapeau
Pour regarder le soleil se coucher
En t'effleurant d'un baiser.
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Maude



Le vent secoue les branches de verveine sous la fenêtre de la chambre ; le parfum citronné caresse la pièce et réveille en douceur son esprit engourdi.
À travers la fine membrane rosée, ses yeux entrevoient mais refusent la faible clarté qui tente de s'immiscer.
Seuls quelques oiseaux troublent le silence en pépiant gaiement avec obstination.
Sa main glisse sur le drap, il aime parcourir la trame inégale du coton délicat qui le protège de la fraîcheur du matin.
Tout à coup, il perçoit sur sa langue la saveur corsée de son prochain café.
Il fait bon. Une légère brise soulève les rideaux, doucement balancés puis reposés avec élégance.
Le temps s'égrène imperturbable, semblant se moquer de tout.
J'ai encore sommeil, j'ai envie de dormir un peu plus...
Dans un tourbillon espiègle, les effluves poivrés emplissent l'espace avant de s'évaporer.
La pâle lueur revient effleurer ses paupières ; discrètement, les rayons du soleil l'invitent à se lever.
Les merles répondent aux étourneaux, les uns sifflant sur leurs perchoirs, les autres criant en traversant le ciel.
La promesse du goût familier d'arabica insiste et taquine agréablement ses papilles.
Il s'étire mais se laisse encore aller à cette douce somnolence.
Les minutes s'échappent dans ce bien-être.
Brusquement, le vent vrombit entre les murs et abandonne aussitôt sa course. Le voile pastel parcouru de minuscules filets courbes est comme transpercé par la lumière du jour qui se fait soudain plus crue et assaille ses pupilles paresseuses. Une pie traverse le jardin en jacassant d'un ton lancinant et nasillard.
Hum… J'ai bien dormi !... Il est peut-être temps que je me lève…
Il se sent bien, formidablement détendu. Sa couche est confortable, la température idéale. L'engourdissement s'atténue peu à peu, il consent à bouger légèrement puis allonge ses bras et ses jambes avec des langueurs de chat.
Il tend la main vers la place à côté de lui, elle est vide.
Tiens, elle est déjà levée !
Alors il daigne ouvrir un œil et découvre sa chambre aux douces couleurs ambrées. La fenêtre est entrouverte sur le jardin.
Tout est calme autour de lui. Son regard se pose sur les meubles familiers, les rideaux sont chahutés par le vent, son cadre est bien là mais… Mais qu'est-ce qui ne va pas ? Quelque chose cloche mais quoi ?...
Alors, il tend l'oreille à l'affût des bruits habituels. Ce sont bien les mêmes sauf que…
Pourquoi je ne l'entends pas ?
Retardant encore le moment de se lever, il hume le parfum de verveine qui a envahi la pièce ; la senteur citronnée provoque malgré lui un soupir de bien-être. Il écoute le vent dont les bourrasques bruyantes secouent le feuillage des arbustes dans l'allée près de sa chambre. Les rideaux se balancent d'un mouvement plein d'élégance.
Attiré par la lumière orangée du jour qui se faufile autour des volets entrouverts, il s'étire à nouveau pour décider ses muscles au mouvement. L'invitation à l'action se fait plus insistante quand il perçoit sur sa langue la saveur sucrée de son petit déjeuner. Les moineaux piaillent en rythme comme un appel dynamique et joyeux.
Une dernière fois, il glisse sa main sur le drap à côté de lui à la recherche de Françoise.
Assis sur le bord de son lit, il masse son front pour chasser l'engourdissement dont il peine à se débarrasser. Après avoir enfilé son pantalon de jogging, il se chausse, tire sur son tee-shirt et parcourt l'espace qui le mène à la porte.
Les doigts sur la poignée, il est pris d'une étrange inquiétude, aussitôt balayée d'un mouvement de tête.
Il remonte le couloir.
Dans la grande pièce de vie, tout est calme, seul le soleil occupe les lieux.
— "Françoise ?"
Elle est déjà partie…
Alors, il passe dans la cuisine et sort machinalement un bol du placard. Sa main hésite à trouver la huche à pain et le beurre dans le frigo. Il secoue la tête pour chasser le brouillard qui le ralentit. L'eau chaude et le café en poudre versés, il ne résiste pas à aspirer bruyamment une gorgée brûlante avant de s'attabler pour avaler sa tartine.
Des impressions confuses errent dans son esprit.
Quel jour sommes-nous ? Qu'est-ce que j'ai foutu hier soir ? Pourquoi Françoise n'est pas là ? Pourquoi j'ai la bouche pâteuse ?
Abandonnant le fond de son breuvage, il traîne les pieds jusqu'au salon et se laisse aller sur le canapé. Les mêmes oiseaux répètent inlassablement leur mélodie cadencée. Il réalise soudain qu'une lumière intense traverse les rideaux.
Mais quelle heure est-il ?
Il tend le cou vers l'horloge de la cuisine.
— "Neuf heures ! Qu'est-ce que je fais là à cette heure ?"
Le réveil n'a pas sonné ?… Il faut que j'avertisse Fabien…
Il cherche son téléphone. Il est sur la table basse. À son appel répond une série de bips.
Zut ! ça ne capte pas !
Il se déplace vers l'entrée et lance à nouveau le numéro. Les mêmes bips obstinés recommencent.
Alors il revient sur ses pas et saisit le fixe. Assis sur le bord d'un fauteuil, il sélectionne le nom de son adjoint. Encore une fois, le destinataire n'est pas joignable.
C'est curieux, aucun téléphone ne fonctionne…
Au moment de se lever, il ressent une certaine paresse dans les jambes qui le fait vaciller, mais surtout l'irrite.
— "C'est incroyable que je me sois réveillé si tard ! Pourquoi Françoise ne m'a pas secoué avant de partir ? En plus, je ne peux joindre personne !"
Il se précipite dans la chambre de Jules et constate qu'elle est vide.
Bien sûr, il est déjà en cours !
Françoise doit être au Restos du Cœur…
Et le chien, où est-il ?
— "Koloc ?" lance-t-il.
Il somnole sans doute sous les arbustes comme d'habitude.
Alors, Alain revient dans la cuisine.
Mais, où est sa gamelle d'eau ? On ne peut pas le laisser sans rien à boire…
Il attrape le récipient en inox, le remplit au robinet et le pose sur le sol.
Vite, il faut que je me prépare !
D'un pas agacé, il rejoint la salle de bains, se déshabille et passe sous la douche qui ne parvient pas à le débarrasser de cette somnolence tenace. Dans sa commode, il s'empare de vêtements propres avec des gestes trop lents.
Pestant contre cet engourdissement, il revient vers son smartphone. Les mêmes bips persistants se font entendre. Le glissant dans sa poche, il enfile son blouson et se dirige vers la porte.
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Passer de l'espoir au bonheur
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Défi
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Qu'est-ce que la Vie ?
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Le trousseau glissa des doigts d'Émilie, elle réprima un juron. Elle se courba et le ramassa avec difficulté. Son sac de course tailladait sa main droite qui pourtant parvint à atteindre ses clés. Dans son bras gauche, elle serra plus fort son fils contre elle. S'aidant de son pied, elle écarta le vantail de la porte d'entrée puis le rabattit derrière eux. Tous les soirs, c'était la même cavalcade. Son patron la retenait et elle devait courir jusqu'à l'école d'Hugo où elle subissait les remarques ou les regards désapprobateurs de l'institutrice. Elle avait tenté d'expliquer la situation mais tout ce qu'elle reçut en retour fut un rappel acerbe : Il a bien un père cet enfant. Émilie rongeait son frein depuis plusieurs années. Après avoir déposé un baiser sur son front, elle installa son petit garçon dans un coin du salon occupé par ses jouets et fila à la cuisine. Elle ne devait pas tarder à réchauffer le repas préparé la veille et faire sa toilette, à cinq ans, il devait être couché au plus tard à neuf heures. Impossible de compter sur Clément, son compagnon, qui ne rentrerait qu'au moment de passer à table. D'un geste agacé, elle se débarrassa de ses courses et les rangea. La coco
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Au loin, dans la campagne, une lueur éclaire l'horizon. Il est tôt ; l'aurore nous a trouvés éveillés. La clarté enfle et se colore peu à peu, tentant de repousser la nébulosité qui embrume le paysage. Timides, des rayons s'immiscent partant de la forme arrondie orangée qui peine à émerger. Le jour tente de se lever. Les rais de lumière s'élancent à la conquête du ciel. Un coq se fait entendre. L'assaut se transforme maintenant en brasier. Des oiseaux pressés s'activent d'un arbre à l'autre. Comme des doigts dans une chevelure, le soleil darde ses rayons entre les branches. À travers les hautes herbes, on aperçoit un chien qui parcourt les champs. La lumière se fait plus vive.
Après notre petit-déjeuner, comme tous les jours, nous sommes sortis ; serrés l'un contre l'autre, nous progressons vers le fond du jardin. La fraîcheur est encore présente. Notre chienne nous suit, puis court vers un bruissement. Un arbuste à fleurs blanches nous offre son parfum délicat, celui d'à côté dresse ses rameaux rouges vers le ciel, un bouquet d'ostéospermums déploie ses pétales colorés. La nature s'éveille.
Perdue dans mes songes, je reviens sur le passé, toutes ces années qui sont derrière moi.
Et puis non, je chasse ces idées, je profite de l'instant. Le soleil, ton épaule contre la mienne.
Notre promenade du matin représente une source de joie et de découverte. Aux quelques plantes présentes à notre arrivée, nous avons ajouté des végétaux divers et surveillons leurs progrès. Leur entretien requiert un art délicat, il faut apprendre à connaître chaque variété et lui apporter ce dont elle a besoin, la protéger du vent, du froid ou de la chaleur, l'arroser plus ou moins, selon ses caractéristiques. Des tiges fragiles dépassent de terre, parviendront-elles à s'épanouir ? Parviendront-elles à prendre le pas sur les espèces rustiques, quelque peu agressives et envahissantes ?
Gaïa saute à pattes jointes sur une motte de terre, elle a dû sentir un mulot et son instinct de chasseuse s'est réveillé.
Peu à peu, le soleil réchauffe le petit matin lumineux.
Nos mains sont enlacées dans la poche de veste de mon mari.
Un bouquet de verveine odorante a fait son nid contre une barrière. Ses branches anciennes se tordent pour se faufiler vers la lumière. Ses feuilles minces et allongées embaument nos infusions d'un arôme puissant et fin à la fois. Mes doigts glissent le long d'une ramille, je cueille son parfum et le tends à mon mari qui ferme les yeux, charmé par la senteur citronnée.
À ses côtés, un framboisier lance ses pousses hérissées de fines épines serrées dont la piqure insidieuse nous blesse trop souvent. Toutefois, même si la cueillette s'avère périlleuse, des fruits délicats nous régalent en été.
Non, je ne veux penser à aucune douleur, aucune souffrance.
Nos efforts se conjuguent pour garder à distance tout ce qui fait mal. Les ronciers, malgré leurs mûres savoureuses, sont maintenus à l'extérieur de notre terrain ; ils envahissent peu à peu le pré laissé à l'abandon qui longe notre enclos. Malgré nos efforts, des rejets surgissent de façon inattendue, nous rappelant que nous devons toujours rester sur nos gardes.
Ses yeux bleus se posent sur moi et me caressent tendrement.
En lisière, là où le terrain remonte, le rocher affleure. Sa surface rugueuse et accidentée forme un promontoire discret. Parfois, je ne peux m'empêcher de faire glisser ma paume sur ce dos courbé, j'en apprécie les aspérités et la persévérance. Des veines blanches sur fond gris parcourent sa masse. Leurs méandres expriment leur peine à tracer une route, des lignes s'interrompent, d'autres bifurquent. Le dôme de roc hésite à émerger, entouré de courtes herbes jaunies, puis il se fond dans le sol et cède la place aux arbustes les plus résistants.

Le chemin a été long pour parvenir à une vie calme, à un jardin gai, coloré où chacun trouve la possibilité de s'épanouir. Certains épisodes furent angoissants, pénibles mais nous avons fait face l'un et l'autre, étudiant les situations, serrant les poings et nous exhortant au courage.

À mi-parcours, un banc en fer forgé attend les promeneurs. Nos pas s'y arrêtent. Serrés l'un contre l'autre, nos yeux se cherchent, nos bouches s'attirent, le temps s'estompe l'espace d'un tendre oubli. Quand soudain, le vent nous rappelle et dirige notre observation vers les parterres tout proches.
Les pavots de Californie affirment leur couleur safran qui tranche et vient raviver le violet profond des ostéospermums au cœur sombre parsemé d'étincelles pétillantes. Nichées près de la porte, un massif de marguerites offre ses cœurs tendres et jaunes entourés de pétales immaculés, au bout de ses baguettes vertes, enguirlandées de dentelles oblongues.
Au cours de notre déambulation, chacun nous salue à sa façon : le callistemon recourbe ses branches filiformes avec élégance et lance ses goupillons rouges ; les lauriers étirent leur feuillage fourni, alternant leurs tons nuancés ; les branches des oliviers se fraient un chemin à la recherche de la clarté ; les fleurs blanches du citronnier nous envoûtent de leur senteur subtile et raffinée ; la bignone et ses trompettes orange claironnent leur joie de vivre.
Blotti contre le mur de la dépendance, bien exposé au soleil, un pied de vigne italien, au goût si particulier, dresse fièrement ses sarments. Cette année, il est enfin parvenu à développer branches et feuilles et de minuscules grappes se sont formées.
Deux rosiers encadrent le haut de l'allée, leurs pieds noueux témoignent de leur âge. Pourtant, de nombreux boutons affirment leur vigueur sur des tiges aux épines effilées. Les fleurs, dès leur début, dispensent une senteur délicate et mesurée, délivrée à l'approche. La brise se charge de hâter la fanaison, les laissant décoiffées mais dignes.
Je les regarde, ces roses flétries, en souriant, avec beaucoup d'affection. D'un geste attentionné et tendre, je les relève un instant pour les humer encore. Elles me ressemblent, fatiguées d'avoir lutté dans les bourrasques, asséchées mais heureuses du soleil reçu. Elles sont mes sœurs ; avec attendrissement, je constate leur déclin. Du bout des doigts, je parcours mes rides et mesure le chemin traversé.

Soudain, des éclats de voix nous parviennent des habitations voisines. On aime vivre dehors dans le Sud et certains ont tendance à s'exprimer de façon exubérante. Des rires fusent sans retenue et franchissent les palissades quand le vent les emporte.

Dans l'atelier de Federico, les sculptures s'alignent sur les étagères. Des souches et pièces diverses attendent leur tour dans un coin. Les ciseaux, gouges, maillets, broches, fraises, soigneusement rangés par taille, se tiennent prêts à remplir leur office. Les essences de bois libèrent leurs arômes divers, épicés, caramel, vanille ou clou de girofle ; les teintes se répondent : le doré du merisier, le beige du tilleul, le noir de l'ébène, le brun du noyer, le fauve veiné du chêne, le roux de l'acajou. Les rondeurs des statues et représentations abstraites rivalisent d'arabesques : l'ondulation d'une chevelure, la courbe délicate d'une joue, le tomber majestueux d'une robe, voyages de la nature vers l'imaginaire.

Déjà, la façade miroite sous le soleil, ses teintes ocres révèlent une tonalité adoucie, quelques pierres plus sombres en modèrent le scintillement. Elles sont vivantes et nous content leur histoire, toutes ces années qu'elles ont vu défiler, toutes ces paroles qu'elles taisent, tous ces rires qu'elles gardent en réserve. Les rideaux, comme des paupières, protègent de l'ardeur des journées d'été.

Nous rentrons.
À l'abri de nos murs, nos mains toujours unies, nous regardons au loin. Dans le pays de nos cœurs, nos enfants sont là, bien présents. Souvent les silences parlent bien mieux que des mots impudiques. Le cocon sera toujours accueillant, à leurs tristesses, à leurs projets, à leur envie de chanter.
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Maude
De la petite fille au regard triste À la dame aux yeux inquiets De l'adolescente intriguée À la femme fatiguée De l'insigne scolaire donnée Pour m'éviter la punition La supportant à ma place Aux gambas flambées Pour égayer ma solitude De la petite robe bleue Cousue pour ma poupée À ton accueil chaleureux et pudique Tous ces moments partagés Rires et disputes d'enfants Discussions d'adultes Parcourant les moments de bonheur Évoquant les expériences douloureuses La petite robe bleue a disparu Nous reste la tendresse Merci, ma grande sœur Je t'aime
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Un nouveau soleil se lève Un soleil doux et tendre Qui berce mon cœur Où plutôt l'entraîne dans une merveilleuse farandole de bonheur Ce nouveau soleil Est chargé d'espoir, de rires, d'avenir Ce nouveau soleil Va t'appeler Papa Toi qui m'appelles Maman
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