Chapitre 29: La parure
Point de vue de Paul
De bon matin, le père Athanase se dirige vers la cour pour me tendre une lettre. Il y a avec moi Constantin et Étienne, qui sont curieux de savoir ce que pouvait bien nous dire le curé…
— Une lettre de la part de la reine. Elle veut que vous alliez chercher ce bijou à la bijouterie.
Il nous la tend. Je suis impressionné par le prix en sifflant.
— Ah oui… c’est un très beau bijou, je confirme.
— J’ai des doutes, sans vous mentir.
Étienne et Constantin ont l’air de partager le même avis.
— Pourquoi vous dites ça monsieur le curé ?
— Je connais la reine. Ils ont des gros problèmes d'argent en ce moment… je ne vois pas trop l’intérêt de s’acheter un collier…
— On va être prudent, promet Étienne.
Nous le quittons ainsi, en allant sceller les chevaux et partons, pour aller acheter le bijou.
* * *
Point de vue d’Étienne
Nous sortons de la boutique avec la belle parure. Paul, pour rire, veut la revendre et s’en faire de l’argent. Au moment de quitter la boutique, je percute, accidentellement une jeune femme. Elle porte une capuche sur la tête et je reconnais, tout de suite, son visage. C’est la femme qui m’a emprisonné la dernière fois… Paul l’a vu aussi. Nous nous mettons à la poursuivre, en expliquant à Constantin qu’il s’agissait d’une nouvelle affaire et prenons un tournant au coin de la rue. Nous nous séparons en trois. Je regarde près du marchand de légumes et commence à pénétrer, dans une ruelle pas très sympathique… je suis sous l’emprise de plusieurs murs et tombe sur un cul de sac. Il ne manquait plus que ça…
— Vous n’arriverez jamais à m’attraper.
Je me retourne et retrouve la même personne. Son rouge à lèvre… j’arrive à l’identifier et le reconnais, comme deux gouttes d'eau : c’est celui de la comtesse.
— Alors c’est vous qui essayez de nous manipuler depuis le début, madame de La Motte.
Elle rit en gardant un couteau dans ses mains.
— Belle perruque…
Elle s’approche de moi, jouant avec l’arme et me la glisse sous le cou.
— Je n’ai jamais dit que j’étais la responsable.
— Dites-moi qui est votre chef, dis-je en sortant mon épée.
Elle éclate de rire, avant de se faufiler dans une nouvelle ruelle. Je veux la poursuivre, mais elle a disparu… Paul et Constantin arrivent en même temps. Nous sommes assez surpris de l’avoir perdu rapidement…
* * *
La reine est assez heureuse d’apprendre qu’elle a reçu un cadeau venant de la part du roi. Nous nous réjouissons pour elle. Je reste derrière la porte de sa chambre et l’entends discuter avec notre colonel et la servante. Elle se réjouit des fiançailles de Paul et de Marthe. Il a tellement de la chance… je soupire, en croisant du regard la princesse, qui ne me prête aucune attention et part avec son mari qui est venu hier… cela me déchire le cœur… je garde la tête haute et vois Paul sortir.
— Restons prudent sur ce collier… il s’agit peut-être d’une bombe ?
Je rigole avec lui.
— Et si le roi n’était pas au courant ?
Paul reste prudent à ma question.
— On devrait peut-être en parler avec le roi.
— Je vais voir le père Athanase en attendant.
* * *
Nous avons eu le droit de fouiner dans les derniers prélèvements du roi et de la reine ces derniers jours, avant que le prêtre ne tombe sur une drôle d’affaire.
— Apparemment, notre reine prélevait déjà cette parure depuis plus de deux ans…
Suspicieux, nous regardons tous les autres montants. Décidément, cette parure coûte extrêmement cher… et en plus de cela, il fallait la payer tous les mois…
— Je trouve que cette histoire n’a aucun sens…
Je partage le même avis.
— Pourquoi la reine payerait autant pour avoir cette parure ?
Quelqu’un toque à la porte. Il s’agit de Paul.
— Les gars, j’ai une nouvelle à vous apprendre. Le roi n’a jamais dépensé d’argent pour cette parure.
— Apparemment, elle tromperait aussi son mari…
Le prêtre sort des lettres venant de son bureau.
— Je connais la reine, jamais elle ne tromperait son mari.
Mais alors, qui est derrière toute cette histoire ? Puis, je pense soudainement à une personne et je vois le prêtre, qui a aussi sa petite idée. Apparemment, nous ne détenons pas une personne, mais deux personnes dans cette histoire. Nous devons vite prévenir le roi, avant qu’il ne continue à dépenser tout son argent…
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