Chapitre 35: Paris en feu
Point de vue d’Étienne
À partir de ce jour, tout est parti dans tous les sens… les révolutionnaires ont continué à nous déclarer la guerre et avec mes amis, nous avons réussi à nous enfuir, loin de toute cette embrouille… Constantin est au bord des larmes lorsque nous empruntons des routes de campagne à cheval. Nous sommes au beau milieu d’une plaine et pleure encore la mort, du père Athanase et de la famille royale… nous sommes tous pensifs… Constantin sèche ses larmes et je vois que Marthe est derrière Paul, à cheval.
— Qu’allez-vous faire dorénavant ?
— Nous cacher aux yeux des révolutionnaires et continuer à prier… je réponds à la question de Constantin.
— Nous aussi, avec Marthe, nous voulons nous marier… et nous allons encore devoir continuer de vivre séparément avant que les liens du mariage nous lient.
— Et toi Constantin ?
— Je vais essayer de rentrer au monastère…
— Tu es sûr ? Tu sais que tu risques ta vie ?
— Oui Étienne, j’en suis conscient… mais je le veux.
Ainsi, nous nous quittons tous les trois au milieu d’un champ et j’emprunte une nouvelle route, car j’ai une dernière mission que le père Athanase m’a confiée. Donner la lettre qu’il m’a confiée à ses frères avant de mourir…
* * *
Je toque à une porte, dans une plaine égarée. Je me retrouve dans le Jura, plus précisément, à Besançon. Un jeune homme, très peureux, l’ouvre et est rassuré à ce que ça ne soit pas les révolutionnaires. Il m’invite à rentrer.
— Vous êtes le dernier de la famille, si j’ai bien compris ?
— Oui c’est bien moi, Léandre.
J’interromps ce moment de silence avant de lui annoncer la triste nouvelle.
— Votre frère est mort en ayant protégé la famille royale. Je suis désolé…
Léandre pleure, en prenant une chaise pour s’asseoir et son épouse vient le rassurer, en lui caressant les épaules.
— Il m’a demandé de vous donner ceci.
Il prend la feuille et lit, en ayant tout de même un sourire.
— Sacré grand-frère, il n’a pas changé.
— Qu’est-ce donc mon amour ?
— Il me confie le monastère… mais, j’ai bien peur qu’il s’écroule… pourvu que les sœurs soient parties…
— Et que comptez-vous faire après que cette histoire soit terminée ?
— Le reprendre bien sûr et continuer à ce que ça soit un monastère. Merci beaucoup aux jeunes mousquetaires.
Je baisse la tête et je repars, en prenant le cheval. Me voilà, seul, errant en plein milieu de la campagne et pars au galop, en repensant une dernière fois, à mes amis.
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