Aux promeneurs égarés

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Avec le soutien de  Aspho d'Hell, sergent, Mac Aroni 
Apprécié par 7 lecteurs

Cela fait longtemps que j’y pense, mettre un terme à mes jours. On retient son geste pour des raisons futiles de celles qui peuplent notre quotidien, pourtant cela ne nous quitte pas au fond de nous, comme une fin inéluctable, écrite depuis notre naissance.

Jour après jour, on échafaude un plan, une préparation, digne de l’instant, et surtout en songeant à ceux qui restent pour les ménager, ne pas trop les bouleverser, mais est-ce bien possible ?

Un corps sans vie, il n’y a rien de plus désagréable à observer et encombrant à gérer. Pour éviter cette peine inutile, j’ai choisi l’exil. Comme en amour quand on ne sait pas, on ne souffre pas, une personne disparaît, mais, sans son corps, on ne peut jamais dire qu’elle est vraiment morte. Alors j’ai pris cette option, m’isoler dans un endroit où personne ne pourra me trouver.

La méthode me convient pour deux raisons. La première, je n’ai pas envie de m'infliger au cas où l’âme aurait tendance à traîner, le ballet des hypocrites venus pleurnicher devant mon cercueil. J’ai toujours détesté les enterrements et je n’ai nullement l’intention de me fader le mien.

La seconde relève d’un constat simple, on est des millions à mourir tous les jours. Si certains imaginent la mort comme un instant de solitude, moi je crains l’affluence des grands jours, comme celle des départs en vacances. L’idée de devoir supporter une foule d’individus, même mort, m’horripile au plus haut point.

Isolé dans un endroit perdu, j’ai peut-être la chance de remédier à cette affluence. C’est pour cette raison que j’ai écrit cette lettre à toi qui la lis et qui as dû trouver mon corps. Je te demande avec instance de le laisser en paix, de reprendre ta route, et de faire comme si on ne s’était jamais rencontrés.

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En réponse au défi

C'est le printemps...

Lancé par sergent

Salut à tous, voici un petit défi :

En ce début de printemps plutôt maussade, je pense que chacun a un jour pensé au suicide, du moins je crois.

Pour ma part, à chaque fois que cette idée me passait par la tête, j’allais en falaise gravir une voie assez corsée en me disant, voilà j’ai juste à lâcher prise et hop c’est fini, sauf qu’un jour je suis tombé. Résultat… Hôpital, corset, six mois de rééducation et à deux millimètres de rester paralysé. Outre le fait d’être véritablement douloureux et que cette chute était involontaire, je me suis aperçu, que si j’avais voulu me suicider, il manquait à cet acte radical une petite bafouille, un truc qui claque.

Alors j’aimerai lire la dernière missive que vous destinez aux vivants.

C’est pas cool comme défi ?

Commentaires & Discussions

Aux promeneurs égarésChapitre17 messages | 1 semaine

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