Hors des sentiers battus 41/

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Ce dernier paniquait devant l'éclatement du groupe. Depuis des années qu'il n'osait plus interragir plus que nécessaire avec la bande, l'idée de devoir de nouveau ne compter que sur lui-même l'angoissait. Car c'est ce qui arrivait. Déjà, depuis quelques temps il servait d'intermédiaire involontaire entre le groupe et leur chef en cours de déchéance.

D'un côté, Adelin se désintéressait des Fêlés - sauf de Souffreux. De l'autre, ces derniers se laissaient charmer par les promesses de Bernard. Personne n'était dupe... aussi, un soir François céda au besoin de comprendre. Ils faisaient une pause dans leurs expérimentations des isolants thermiques, trois joints déjà avaient tourné quand il osa se lancer.

  • Pou... pourquoi tu...
  • Pourquoi j'ai sniffé le vif-argent ? ...

Adelin se racla la gorge, bien pris par diverses vapeurs inspirées au cours de la soirée. Cela faisait aussi quelques jours qu'il renouait avec ce que bien des gens nommaient pudiquement "des pratiques à risques". Il ricana, avant de réussir à répondre :

  • Paraît que les vapeurs font planer... et que c'est dangereux...
  • Ou... oui, ça je sais... je pensais à... par Rhamée, comment dire... Enfin, je sais que... qu'en ce moment tu penses à en finir...

Ceci déclencha l'hilarité d'Adelin. Quand il se reprit, il contempla son joint à peine entamé, puis se décida à l'éteindre.

  • J'ai eu mon compte je crois...

Il bascula la tête en arrière, se perdit dans la contemplation des cieux clairs autour d'eux.

  • Jamais été aussi indécis sur la question, confessa-t-il.

Souffreux écrasa sa propre consommation et l'enlaça, la tête enfouie contre son torse. Adelin s'imposa d'enrouler un bras autour de lui. Même planant, il sentait de façon confuse que Souffreux... allait moins bien que de coutume. Et qu'il n'y était pas étranger. Une manière de le contraindre à vivre ?

  • Je ferai ce que tu veux... geignit François. Mais reste parmi nous.

Sa seule réponse consista en des tapes dans le dos. Adelin ne trouvait rien à répondre. Ses pulsions pyromanes avaient fini par passer, notamment après le sacrifice de vieilles chaises. Depuis, il broyait du noir, convaincu que fuir ne résoudrait qu'une part minime de ses problèmes. Du moins, la fuite géographique. Et cet espoir ténu l'empêchait de sérieusement tenter d'en finir.

Il savait que sous trois nuits, il partirait avant l'aube. Du moins avait-il prévu cela... lui restait encore du temps et des occasions de se rétracter... Ses affaires étaient prêtes, en ordre. Plus personne n'avait de dette ni d'engagement envers lui. Il était libre. Ne travaillait plus. Un pécule confortable dormait dans ses chaussures, ses vestes et même une selle. Il lui restait trois choses à faire. Trouver les mots qu'il laisserait derrière lui, signaler à Eyaëlle qu'il connaissait ses planques pour l'argent que lui versaient plusieurs personnes pour qu'elle falsifie des documents et les mises en garde contre ce type d'activité - elle avait un don pour la calligraphie et l'imitation d'écritures, de signatures - et enfin... partir. Sans se retourner. Même s'il se réservait encore le luxe de changer d'avis et tout reprendre comme si ce projet n'existait pas. Cela ne se remarquerait pas, après tout.

De nouveau, François pleura sur sa chemise. Sans qu'il ne trouve les mots pour l'apaiser. Pas sans lui mentir et lui nuire sévèrement, avec de faux espoirs. Bon sang, pourquoi s'était-il autant défoncé alors que Souffreux allait mal ? Il le savait, en plus !

Après un long temps de réflexions bancales, il parvint à formuler :

  • Promis... je me suiciderai pas. J'essaierai pas.

C'était tout ce à quoi il pouvait s'engager. Curieusement, le formuler le rassura. Après les larmes de peur, sa chemise s'imbiba de larmes de soulagement. Il allait tout de même falloir que François trouve autre chose, pour s'exprimer. Même l'esprit embrumé, c'était gênant.

  • Pourquoi tu t'isoles ? demanda soudain le Fêlé.

Merde, il restait capable d'être frontal, quand il voulait. Evidemment, il fallait qu'il aborde ce sujet.

  • J'suis... trop fonce-dé...
  • J'ai besoin de savoir.
  • ... Que veux-tu que j'te dise...
  • ... La vérité ? ... Tu... tu me fais confiance, hein ?
  • Oui...

Par la Lumière, comment esquiver ? Adelin songea qu'il se souvenait mieux des blagues partagées avec sa fratrie lors des cours de réthorique, que des cours eux-mêmes. Dans un soupir, il broda laborieusement, comptant sur la drogue pour dissimuler ses omissions.

  • J'en ai marre. Dès que j'ai l'impression d'aller mieux, de réussir quelque part... un échec cuisant m'attend. Quand je contrôle mieux un pan de mon existence, un autre s'écroule, et tous se succèdent, les uns après les autres... Tiens, là, ces quatre dernières semaines. Chute vient me voir pour un divorce... il dépouille son ex... Rhamée toute-puissante, il incarne toute la part sombre du notariat, et je ne peux même pas demander à quelqu'un d'autre de prendre le relais... Dire qu'ils ont réussi un mariage d'amour, à la base... quelle horreur... mais quelles horreurs il me fait faire...
  • ... Ch... Chute ? ... un-un... un connard ?
  • À ce stade, on peut même le qualifier de salopard. Il fait du encore plus sale et fourbe que quiconque après des ouvertures testamentaires...

Tous deux se laissèrent traverser par un frisson. Adelin poursuivit sur cette lancée :

  • Tu ajoutes ceux qui tentent de nier des paternités, qui tâtent le terrain pour savoir ce que leur apporterait ou ferait perdre un divorce, un abandon... Avec mon serment, je suis bien obligé de leur répondre. Sans omission et de manière à accéder à leurs demandes...
  • Donc en plus de heurter tes valeurs le jour, la nuit ils écoutent Bernard, conclut François d'une voix atone.

Le silence lui répondit. Adelin referma la main sur son épaule, le regard toujours perdu dans les étoiles.

Aucun des deux hommes ne trouva quelque chose à ajouter. Alors, ils se turent. Ils ne reprirent même pas leurs expérimentations, se contentèrent de ranger avant de partir. Adelin avait prévu de revenir le lendemain et le surlendemain, pour copier leurs carnets. Qui sait si cela pourrait lui servir un jour, toutes ces connaissances accumulées, ces expérimentations... Il tenait à en garder des traces, sans dépouiller Souffreux pour autant.

Comme prévu, les jours suivants Adelin recopia leurs carnets, dans le plus grand secret. Il rendit une ultime visite aux Fêlés, surtout à François, l'avant-dernière nuit précédant son départ. Hors de question pour lui de laisser un dernier souvenir doux-amer à son meilleur ami. Aussi, il veilla à orienter leur soirée sur les explosifs, réalisant ainsi son objectif.

Son dernier jour à Guarrèr, il se contenta de s'enfermer dans son bureau pour étudier sa carte des environs et méditer à d'éventuels ultimes préparatifs. De ce qu'il en savait, personne ne soupçonnait son départ. L'après-midi, il la passa à rédiger tout d'abord son message à Eyaëlle, avant d'accumuler des monticules de brouillons pour s'excuser auprès de sa famille.

Que pouvait-il bien leur écrire ? Il le voulait, pour écarter les soupçons d'enlèvement et d'assassinat. C'était un impératif. Certes, il partait de son plein gré. Mais que dire d'autre ? Devait-il s'en justifier ? À quel point développer ? Quelles formules employer ? Partirait-il vraiment...

Au repas du soir, il ne releva parmi les siens aucun signe de défiance ou de surveillance. Ni sa famille, ni les serviteurs, ni les gardes ne se comportaient différemment de d'habitude. Lui-même raconta ses découvertes récentes sur des détails législatifs et ses pistes de réflexions sur une gestion de contentieux au sujet d'anciens partages terriens qui animaient certains de leurs paysans. Après cela, Albin le salua comme de coutume pour son sempiternel service nocturne.

Cette nuit-là, Adelin peina à trouver le sommeil. Mille et une pensées le taraudaient. Faisait-il le bon choix ? Il n'avait toujours rien écrit pour sa famille et brûlé ses brouillons. En partant, il laisserait le champ libre à Bernard, voulait-il vraiment laisser les Fêlés sous son joug ? Bathilde ne profiterait-elle pas de sa fuite pour se montrer nuisible ? Et lui-même, ne prenait-il pas des risques inutiles à prendre la route seul ? Anxieux, il constata le passage irrégulier du temps, qui l'approchait dangereusement de l'heure du départ.

Allons. Il avait l'habitude de la vie nocturne, connaissait les habitudes de chacun. Nul ne le verrait, nul ne l'entendrait, nul ne le surprendrait. Ce serait bien un tour du Dieu du Feu que ses plans soient contrariés cette nuit-là. Même s'il n'était pas trop tard pour y renoncer... Son cœur battait la chamade. Son front devenait moite, de même que sa nuque.

Réveillé en sursaut, il vérifia l'heure. Quatre heure trente du matin. Dix minutes de retard sur ses prévisions, il se dépêcha. Avec une aisance qui le surprit, il s'empara de son sac préparé en secret, où se trouvait tout ce qu'il avait souhaité emmener pour sa nouvelle vie. Vêtements, rebuts métalliques, vivres, nécessaires de voyage. Le moindre son, même les plus familiers le faisaient sursauter, douter. Et dans un domaine aussi vaste, l'évidence ne le frappait qu'en cet instant, ils étaient légion. Planchers, pas feutrés, la vie bruissait et se montrait fort présente, même en cette heure. Il s'empara également de saccoches de selle pleines. Ses mains s'empoissaient de sueur.

Au moment de sortir de sa chambre, l'écrasante sensation qu'il parcourait ces lieux pour la dernière fois le pétrifia, manqua de peu de lui faire renoncer au projet. En un clin d'œil, tout pouvait être oublié. Et puis que ferait-il, seul ?

Il ménerait une nouvelle vie, avec moins d'entraves. Suffisamment rasséréné, il s'accorda de brefs regards sur ces lieux où il avait grandi. Les marques de richesse qui s'étaient accumulées. Les tapis, les riveaux, les lambrissures, les meubles d'ébènistes... au-dehors, l'agrandissement des écuries, où il partit seller le cheval qu'il s'était choisi pour l'occasion. Un vieil hongre. Celui-là même qui, des semaines plus tôt lui avait offert un moment de connexion à la Vie, en posant simplement le nez sur son épaule. L'équidé n'émit aucun son durant le pansage, ni en s'éloignant de l'écurie d'un pas calme, les sabots enroulés dans des tissus, un sac sous la queue en prévision du crottin.

Adelin attendit d'avoir refermé le portail du domaine sans un bruit, avant de monter laborieusement et sans grâce. Le cœur serré, il se détourna de son passé. Prit conscience des senteurs, des bruissements alentours, tellement familiers qu'il ne les considérait qu'en cet instant.

Voilà. Il y était. Ne lui restait qu'un tour à la ferme Oidor, pour déposer son message à Eyaëlle en un lieu connu d'eux seuls... et il se détournerait pour de bon de cette existence. De cette vie. De ses proches...

Finies, les facilités liées à son statut et à son nom. Terminées, les difficultés liées à son nom et à son statut. Les enjeux familiaux, sa réputation et celle de son nom intriquées.

Il n'en avait pas moins une boule dans la gorge. Dans un état second, il laissa son cheval s'enfoncer dans la forêt, après l'avoir engagé dans la bonne direction. Ses pensées allaient et venaient en une sarabande frénétique, ingérable.

Son cœur ne se calmait pas, bien au contraire, cela l'essoufflait déjà. Et s'il comettait une erreur ? Si fuir n'était pas la solution ? Il avait encore le temps de retourner dormir et laisser ce projet derrière lui, ou le reprendre plus tard. La liberté consistait aussi en cela, après tout. Un certain droit à l'erreur... Non, rester, voilà où il en commettrait une. Et de taille. Il avait été prêt à partir avec Bathilde, au final il réalisait ce projet seul et pour lui-même. Ainsi que pour les siens.

Le fil de ses pensées se rompit. Son cheval venait de trébucher. Ceci réveilla ses angoisses, il sonda les alentours du regard et de sa magie. Rien à signaler. À un détail près. Il reconnaissait les environs, et se trouvait bien plus loin de son domaine que ce à quoi il s'attendait. Sa montre lui indiqua six heure quarante-huit du matin. Bien plus tard qu'il ne l'aurait cru, mais au moins cela expliquait la distance parcourue.

Adelin frissonna. Il ne s'était pas attendu à avoir une telle absence. Désormais, s'il voulait reculer, renoncer, il lui faudrait justifier son départ. Il déglutit. Le voilà contraint d'assumer pleinement ses actes, désormais. Il doutait de supporter le regard des siens, ou même son propre reflet après cela. S'il revenait. Reculer s'avérerait particulièrement difficile... trop d'inconnues, trop de choses pourraient interférer. Comment sa famille considérerait-elle son départ ?

Le Roc ne pourrait qu'écumer et angoisser. Mais, comme tous les autres, avec le temps il s'en remettrait... Adelin n'en doutait pas. Ils se débrouilleraient mieux sans lui, il n'avait rien d'indispensable... avec sa fêlure, au contraire même.

Peut-être qu'ils ne le chercheraient pas. Adelin se demanda ce qui vaudrait le mieux. Tout à ses ruminations, il demeura hermétique aux bois alentours. Ni le chant des oiseaux à l'approche de l'aurore, ni le claquement régulier des sabots de sa monture sur les sentes de terre ne l'atteignirent. De même, la froide humidité des bois, l'humus, l'odeur de son cheval et sa propre sueur ne lui parvenaient pas. Ce n'est que lorsque des trombes d'eau lui gelèrent le corps qu'il prit conscience de la soudaine pluie qui s'abattait. Il se contenta de rabattre sa capuche, sans modifier l'allure de son cheval.

En silence, il pesta contre le cuir glissant de la selle et des rênes. Déjà qu'il n'appréciait guère l'équitation... Voilà qu'en plus, la brume se levait. Au moins, cela complexifierait les recherches. Pris d'un doute, il forma un demi-triangle de la main droite. Non, toujours aucun métal dans les vingt mètres alentours.

Jamais auparavant il n'avait été aussi seul, isolé, et cela le perturbait. Déjà, il ne digérait pas son propre départ. Rentrer chez lui le démangeait. D'après sa montre, au bout de deux heures seulement au pas, il arpentait déjà un sentier dont il ne connaissait l'existence que grâce à une carte. Tendu, il s'assura de nouveau qu'aucun métal ne se trouvait dans les environs. L'envie de prolonger le sort jusqu'à atteindre sa destination, une auberge du nom de Havre Vert, le prenait. Mais en cas de mauvaise rencontre, il préférait pouvoir réserver une surprise brûlante à ses agresseurs. L'espace d'un instant, il regretta de ne pas avoir mis plus d'énergie ni de temps à l'entraînement. Puis se reprit. Il avait fait au mieux. Le regretter en cet instant était vain.

Mieux valait se concentrer... sur autre chose, perdu seul dans cette brume donnant un aspect fantomatique aux environs. Rien ne paraissait tangible. Heureusement, le cheval s'y connaissait mieux que lui. S'exhortant au calme, Adelin s'imposa de penser à l'avenir, avec la même approche qu'au moment où le projet était intangible. La peur de l'inconnu ne devait pas le faire flancher. Pas après son investissement.

L'exercice lui réussit. Il ne se rendit pas compte que la brume gagnait en clareté, ne mesura le passage du temps que quand les nuages au sol se raccrochaient aux troncs en lambeaux rêveurs.

Dix heures pile. Midi quatorze. Treize heure quarante-deux, l'heure de grignoter un sandwich préparé par ses soins. Le hongre commençait à soupirer, guetter quelque chose. Certainement la soif, Adelin estima qu'ils se trouvaient à quelques dizaines de minutes d'un ruisseau.

Sa mémoire ne lui fit pas défaut, ils n'avaient pas dévié de son itinéraire prévu. Cette réussite le soulagea de certains de ses doutes. Le cheval obtint comme récompense une bonne pause sans selle ni bride, juste un licol et une longue longe pour se délasser, avant de reprendre leur longue marche silencieuse.

L'après-midi se déroula sous la bruine, qui oppacifiait l'environnement avec zèle. Aux prises avec ses doutes, ses craintes, Adelin ne vit pas le temps passer. C'est assez surpris qu'il découvrit une clairière, où se trouvait sa première destination.

L'auberge promettait enfin un air moins humide. Adelin éprouva un soulagement sans nom en descendant, avant que ses jambes ne le lâchent. Surpris, il mangea le sol. Dans une série de grognements et de maugréations, il se réhabitua au sol normal, à l'usage de ses propres jambes ankylosées, gourdes et douloureuses après cette journée équestre. Sa monture en profita pour brouter, comme pour le narguer.

En se redressant, Adelin se découvrit de nouveaux muscles dans les jambes, le dos et dans bien des zones intermédiaires dont il avait négligé l'existence jusque-là. Et certains appréciaient cela ? Des Fêlés, assurément !

Avec bien des efforts et des douleurs, qui au moins atténuèrent son impatience de revoir du feu, il passa les rêne par-dessus les oreilles de son hongre, et le dirigea en boitant vers ce qu'il supposait être l'écurie. Une sorte de code de l'honneur du cavalier imposait de s'occuper de la bête avant soi-même. Ce serait sa manière de s'excuser des horreurs proférées plus tôt. Après tout, le hongre ne s'était effarouché de rien. À jeune cavalier, vieux cheval affirmait l'adage. Pour le moment, cela ne s'était pas démenti.

Un palefrenier de son âge les attendait sous la toiture de chaume, plus intéressé par l'équidé que le cavalier. Les deux jeunes hommes avaient une dégaine similaire, maigre, malhabile et fatiguée. L'inconnu salua Adelin d'un grognement typique de la région, auquel le noble répondit.

  • T'restes pôr la nuit ?
  • Ouais. J'te l'confie, l'a bien marché aujourd'hui, y mérite le r'pos et la meilleure paille.
  • J'va te l'bouchonner y s'ra bien. Une pièce d'argent. Et une euh'd'plus et j'te sèche ta selle et ta bride. S'rez prêts à r'partir dès d'main matin. 'Près huit heures.

Adelin sourit et tendit la somme demandée. Restait à s'occuper de lui-même.

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