006 - dans le mien
Dans la navette, en rentrant en pilotage manuel, pendant que je pilote Marie, à mes côtés, me raconte sa victoire :
- Je ne l’ai croisée que dans des Messes, je l’admirait avec convoitise, de loin. C’est la première fois qu’on se retrouvait seule à seule, comme dirait Greta. Elle, m’a toujours faite peur. Merci Jenna, de ne pas m’emprisonner dans ton amour.
- Partager ta vie épanouie et t’avoir pour moi toutes les nuits me suffit. À priori. À toi aussi de me fixer les règles ou les limites de notre relation. Je suis à l’écoute, de ton corps, de ton cœur, de ton c…
Et son rire entraîne le mien. On se tient la main dans un regard tendre de bonheur simple. Et mon regard baladeur descend sur ses reins, elle me montre son postérieur. Je lâche tout, j’appuie sur automatique et je me plonge mon visage entre ses fesses pour remonter ensuite doucement le long de son dos et finir par mordre sa nuque afin de détourner son attention sur le brisim qui relie son arrière à mon avant pour une prise de possession, une domination de mon corps sur le sien qui accepte en plaintes ambiguës ma ferveur passionnelle dans les profondeurs de son fondement avant de nous évanouir ensemble sous les vagues vibratoires et les ondes de choc de plaisirs qui nous balayent au-delà de nos consciences. Une domination de la possession de mon corps sur le sien, un acte qu’elle saura maintenant répéter sur celle qui porte si bien son prénom, si ce n’est pas déjà fait ?
- Non, on s’est juste un peu frottées, beaucoup même. La prochaine fois, on la voit ensemble. Il y en a assez pour deux. Elle est tellement grande et large, surtout de près. Je ne dis pas non non plus à approcher Greta dans ces conditions. Je n’en reviens pas, de penser ça, de te le dire. Qui suis-je donc devenue ?
- Ma femme, Marie-Jeanne, c’est une belle suite après Marylène.
- Paloma, mon ex, elle ne va pas en rester là. Elle est puissante et elle m’aime beaucoup.
- C’est pour ça qu’on est là Marie, aux Suburbs, pour lui échapper. Quand on est allées au Port de l’Est, on ne l’a pas croisée. En Principauté non plus. Je crois qu’elle est occupée à conquérir ma gloire. Ou alors c’est Gloria qui l’occupe. Elles s’aiment pour nous oublier.
- Comment tu le sais ? Tu la sens encore, c’est ça ?
- Elle s’efface peu à peu, remplacée, par toi, mon amour, mon A Marie, amarrée à mon cœur, à mon corps, à mon c…
À son tour de plonger sans le mien.
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