020 - plus facilement que Marie
On traîne à discuter dans les allées de Sainte-Claire. J’écoute Camélia :
- Moi j’ai été pistonnée par ma mère à la direction des services occultes. Mais c’est devenu calme depuis que tu as éteinte la Bible. Paloma était la marraine de notre promotion. Elle va bien lui trouver quelque chose. Vous êtes proches, non ? Demande-lui.
- Non, je préfère garder Marie pour moi toute seule. On va faire un bébé pour le promener dans le Parc derrière la Caserne, comme Greta en son temps, quand elle habitait là. Comment va Dana ?
- Mieux. Elle aussi peut aider Marie à se placer.
- En fait, GC34 ou pas, tout dépend des parents.
- Non, la GC34 n’était pas faite pour être opérationnelle. On verra pour la 35. Tu as deux pouliches à toi dedans, n’est-ce pas ?
- Onélia et Lila. Elles sont plus que ça. Ce sont mes filles de lait. Entre autres, il y a eu Cassie aussi, mais elle encore trop jeune pour jouer au GC.
- Une tribu lactée, la Caserne, tu es la nouvelle Greta ?
- Non je fais juste partie de sa tribu à elle. Mais je ne crache pas sur le Pôle Sud non plus.
- Tu es tout le monde et personne, Jenna.
Elle me regarde avec insistance. Mais je ne cède pas à son charme oriental. Ou alors vite fait. Non. Ça la déstabilise, je sais qu’elle lit dans mes pensées, elle le peut, elle. Elle doit s’asseoir sur le premier banc venu, essoufflée, excitée. J’ai réussi à lui faire de l’effet sans la toucher. Je m’assois à côte d’elle pour la retenir de tomber. Je lui prends la main et elle me regarde avec crainte.
- Tu as peur ? Je n’ai pas de pouvoirs. Détends-toi. Camélia ?
- C’est de moi dont j’ai peur, Jenna.
Je l’enlace pour la calmer, gros câlin. Gros bisou. Elle ferme les yeux et s’endort, une main sur ma poitrine. Je regarde autour de nous, il n’y a personne alors je dégage mon chemisier et je guide sa bouche sur mon sein. Sa langue sort me stimuler. C’est à mon tour de fermer les yeux et de partager ce moment en ce lieu magique. Quand je rentre à la Caserne, Marie dort, une main posée sur son ventre. Elle a vraiment envie de ce bébé, consciemment et inconsciemment aussi. De ses régulières successives, c’est sur moi que ça tombe. Ce sera sa fille plus que la mienne. Mais je ferai tout pour veiller sur elles. En attendant, je retrouve Paloma dans le Parc pour une promenade romantique où je la taquine :
- Je ne suis pas GC mais ici je m’intègre plus facilement que Marie.
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