029 - les fenêtres de son âme
On va vraiment bien ensemble, même taille, même poids, tout est à portée de main pour nous deux. Greta rit. Mon ventre qui suinte sur le sien la chatouille. Nos seins se rencontrent. On les regarde avec étonnement se connecter comme des aimants. Je sens son lait entrer à gauche et le mien sortir à droite avant d’être prise dans un tourbillon de sensations nouvelles, elle aussi. Qu’est ce qui nous arrive ?
- Même avec Brigitte ce n’est jamais arrivé. C’est pourtant elle le Pôle Sud. Pourquoi toi, Jenna ?
- Je suis la charge neutre entre vous deux. Avec Bri on fait des choses différentes aussi.
- Paloma t’a jeté un sort, elle te veut pour elle toute seule.
- J’avoue qu’elle me fait un peu peur parfois. C’est ce qui fait son charme.
Je l’embrasse pour rompre la conversation. Elle se détend. Elle s’ouvre. D’une main aveugle elle place un puissant brisim hybride entre nous. À peine connectées, nos sensations sont décuplées, en particulier dans nos poitrines qui menacent d’exploser. Mais nos entrailles prennent le dessus sur tout le reste avant d’être balayées par le blast de nos extases. Au réveil je me rends compte que notre amitié est bien loin derrière tout ça. Greta. À t-elle vraiment des amies. Même une seule ?
- Non, je ne suis qu’un objet sexuel, ultime, c’est ma seule façon d’être et de commu… niquer.
- Prétentieuse. Tu aimerais bien. Mais tes pouvoirs et ton aura sont bien au-dessus de tout ça. Tu te caches derrière le plaisir que tu nous donnes.
Avec son regard doux, elle ne parvient pas à être vulgaire. Greta est juste une gentille déesse, la mienne. Je me fond en elle pour sentir son coup sous ses nattes, mes doigts baladeurs et invasifs descendent le long de son dos et lui tirent un gémissement quand je les plonge en elle. Elle me surprend de la même façon mais un peu plus fort, comme une demande, une invitation. C’est l’escalade. On se tortille l’une sur l’autre à en réveiller nos corps. On perd le contrôle et la conscience. Évanouissement. Après la douche on se coiffe. À la fin j’écarte ta frange pour déposer un bisou sur son front. Elle fait de même sur moi. On s’invente nos petits rituels à nous. Une fois prêtes, elle me prend la main et on se plante face à la grande baie vitrée de sa Maison 44 face à l’océan qui gronde. Soudain les vagues se calment et le soleil révèlent un profond bleu à la surface. Je regarde Greta et quand elle tourne enfin le visage vers moi, je vois la même couleur dans les fenêtres de son âme.
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