055 - tous mes sens

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Il s’agit de Cendrine, celle qui est le double multiversel de Sandrine, sans oublier sa clone primaire Sandy qui s’est éteinte depuis. À toutes les époques de la civilisation, Cendrine a été une personnalité controversée et discrète aux occupations plus ou moins illégales. Brigitte m’amène la voir, dans une belle maison en bois sur la colline de Laguna City. Elle nous reçoit proprement, elle est chic, elle est classe, elle est smart, posée, avec une voix grave et aiguë à la fois, suave :

  • Enchantée te de rencontrer. Je vous propose un thé sous la tonnelle.

On suit sa silhouette fine qui se déplace en danse hypnotique. Même de dos elle est belle avec ses cheveux blonds courts et épais. Elle tourne sa tête pour nous éclairer d’un sourire plein de chaleur sous ses yeux clairs. Quand elle nous sert j’ose demander vu la couleur verte et l’odeur étrange du liquide qui remplit nos tasses :

  • C’est quel parfum ?
  • Ce n’est pas floral. Mais il y a quand même un peu d’alcaloïdes.

Un simple thé de feuilles vertes et fraîches. Comme notre conversation.

  • Je vous ai envoyé un rapport. Suite à l’essai de la capsule.
  • Ah bon ? Je regarderai plus tard, je ne travaille qu’un jour sur cinq, quand j’arrive à les compter. Merci.

Donc ce n’est pas l’objet de notre visite. Bri se rapproche d’elle pour lui prendre la main, elles se lèvent pour s’installer sur une balancelle confortable, elles se détendent, elles se caressent, elles s’embrassent. Je me sens un peu gênée. Jusqu’à ce qu’elles me tendent la main. Je me joins à elles. Elles m’attrapent en riant et en me plaçant entre elles. J’ai partout sur mon corps des mains qui se baladent, des lèvres qui m’embrassent, des langues qui me lèchent, je suis leur friandise et j’aime ça. Il y avait quoi dans le thé ? Un Philtre sans doute. Je m’abandonne à elles, si belles, la brune et la blonde. J’ai un petit flash nostalgique de Gloria, la rousse. Et toutes mes amours défilent et dansent dans mon esprit. Je reprends conscience en me courbant de plaisir connectée à un tripod qui ne fait pas que vibrer, il suinte aussi de substances psychotropes. On se respire, on s’embrasse, nos mains caresses nos fesses et on subit le programme varié de ce nouvel outil qui nous unit en profondeur. Je crois qu’on est debout mais je ne touche pas le sol, elles me portent pour avoir nos trois ventres au même niveau et je frotte mon visage dans leurs fières mamelles, turgescentes et vibrantes, chaudes et moites, sucrées et salées, odorantes et parfumées de l’odeur interdite de la luxure. Une expérience exaltante ouverte à tous mes sens.

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