056 - aucun son n'en sort

2 minutes de lecture

Me voilà bien. Sous emprise de substances. Rien à voir avec mes précédentes addictions que mon nouveau corps supporte mal. Sur le toit de la Caserne de Sylvania je fume de la tige de luxe que je me procure au Palace et à la Gare de Laguna j’ai eu le droit à la pilule rouge, je n’ai même pas eu le choix avec la bleue. Du haut standing. La crème de la crème. Le haut du panier. Le cœur de la meule. La cerise du le gâteau. Je récite mes expressions pour visualiser encore et encore les effets du sang de cendre de Cendrine, cendrée moglobine. Je pensais avoir touché le fond mais ensuite avec l’expérience tripod, on creuse encore dans les sous-couches du plaisir physique, biologique, physiologique. Je ne dirais pas non à une autre séance en duo avec la belle chimiste. Je sais où elle habite. Elle apparaît même sur mon monoa. Et alors que je suis presque décidée à lui envoyer un message, c’est elle qui appelle, qui propose et je dispose. Cette fois-ci sur mon terrain. Je suis seule ce matin. Elle vient et au lieu d’en venir aux seins, je lui fais visiter ma Caserne, nos esprits et nos âmes font connaissance à leur tour.

  • Ton Ambassade m’intéresse. J’aurais aimée qu’elle existe plus tôt. J’ai longtemps été bannie et inquiétée par la loi par rapport à mes activités qui n’ont pas trouvé leur place parmi tous les défauts de notre ère.
  • Mon Ambassade traite les problèmes à venir, tu n’en fais pas partie. Tu as trouvé toute seule ton équilibre, dans la discrétion. C’est exactement le style d’attitude que j’adore et j’essaie moi aussi le plus possible d’être en retrait. Ne pas être impliquée, c’est être libre.

Mais on est pas en Ambassade, on est chez moi. Et elle est venue les mains vides de ce qui la définit. Elle est juste là, belle, sympathique, sous le charme aussi un peu, mais de quoi ?

  • De ton aura, de qui tu es, là, maintenant, devant moi.
  • Moi aussi, j’adore ton accent, traînant, ça vient d’où ?
  • De ma fusion, j’arrive pas à m’en débarrasser.
  • Non, garde-le, ça te va bien.

Toutes proches, on ne parle plus, on se regarde, on se respire. Nos mains se cherchent. Sa bouche glisse contre ma joue, elle murmure à mon oreille des demandes secrètes, intimes. Je lui réponds de même, des trucs osés du style : « laisse moi d’abord te manger » pour rester polie. Elle en rougit, je me lance, elle se laisse faire, elle s’abandonne à moi, je l’explore, je la goûte, je m’excite assez sur elle pour lui présenter mon sein à sa bouche parfaite et assoiffée vu la vigueur de sa succion, j’en ferme les yeux, tête en arrière, bouche ouverte, émotion si intense qu’aucun son n’en sort.

Annotations

Vous aimez lire Christ M.org ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0