057 - vraiment éprises
J’en suis encore à agrandir mon réseau, avec Cendrine. Je la reçois maintenant en privé à l’Ambassade où elle apporte à chaque fois des nuanciers d’échantillons à goûter avant de mélanger nos fluides, toujours sans outils, les substances faisant office de. Cendrine calibre mes doses avec précision afin que mon petit corps les supporte sans effets secondaires. Je suis sa petite poupée d’essai clinique, sa proie de soumission chimique. Elle ne prend rien en général, elle profite de mon corps en pleine conscience et pendant qu’elle me masse elle me murmure à l’oreille, comme à son habitude « ma jouissance est ta jouissance », c’est le signal qui me prévient, je dois m’accrocher pour ne pas exploser à la vague qui se pointe. Pour revenir à mon état normal, on utilise l’hypnose. C’est à ce moment là où on passe à autre chose. En général je me jette sur elle pour la faire rire avec des chatouilles et je fini par lui bouffer le c… sous la douche. Quand elle repart, elle se tient aux murs tellement elle me sent encore en elle de l’avoir secouée dans tous les sens et elle aime ça, elle en redemande, de plus en plus à chaque fois. Fini les fessées, j’en viens maintenant au fouet. Quand elle se rhabille elle vérifie qu’on voit bien ses marques dans le dos et sur ses jambes.
- Si on me pose la question, je suis obligée de mentir. Je te protège et tu me frappes. C’est qui la victime dans notre couple ?
- Match nul. Zéro. J’adore le concept. Je t’adore, ma grande cendre.
Notre relation en devient comique, comme nos déviances. Mais on passe de bons moment à les vivre ensemble, en dehors de nos existences et du temps qui passe, juste dans notre monde à nous, récréatif. Pauvre Estelle. Ma private doctor passe beaucoup de temps à soigner Cendrine et n’arrive plus à suivre toutes les courbes exotiques qui apparaissent dans mes analyses.
- Je pensais avoir tout vu mais à chaque fois que vous venez il y a matière à publication scientifique. Il faut vous calmer les filles. Les femmes. Madame. Mesdames ?
Pendant qu’elle nous parle on s’embrasse comme des amoureuses pleines d’attentions l’une pour l’autre. Je la rends heureuse, Cendrine. Elle me le souffle à l’oreille. « Je t’aime.» Ça me fait rire. Mais l’idée est belle. Elle aussi je l’aime. C’est tout l’esprit de notre ère. On est sur la bonne voie.
- Désolée Estelle. Je suis encore sous emprise.
- Non, tu as une chimie stable. C’est autre chose je pense.
J’arrive pas à lui lâcher la main, à Cendrine. On est vraiment éprises.
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