060 - salée et poivrée

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Une trafiquante historique telle que Cendrine qui habite chez l’Ambassadrice, ça a donné des idées à toutes celles qui se sentent rejetées par la civilisation en place. Elles ne sont pas toutes à jeter, aucune même. On a toute le droit à une seconde chance, recommencer à zéro, pour une raison ou une autre, je suis la mieux placée pour le comprendre de part mon parcours de vie. Cendrine le sait mais à son réveil entre nos corps agrippés au sien, dans nos draps souillés de nos ébats, elle tient quand même à s’expliquer :

  • Chez moi, personne m’attend. Mon activité, ça attire les mauvaises personnes et ça éloigne les bonnes. C’est rare d’en rencontrer des comme vous. Vous m’aimez d’abord moi avant la drogue. Vous m’aimez surtout moi après la drogue. Même si c’est de la « simu », à très faible dose, juste pour en avoir l’effet, ça suffit pour découvrir le vrai comportement, les vraies réactions, les sentiments vrais. Même moi, de mon côté, je suis heureuse ici, avec vous, en face.
  • Tu n’es pas en face, Cendrine, tu es entre nous. Viens.

Et on se fait un gros câlin. Bisous. Caresses. Amour. De quoi vraiment nous réveiller et commencer cette journée toutes ensembles. Nos journées s’organisent autour des repas. Sélection des aliments, préparation des menus, organisation de la cuisine où mon monoa reste muet contrairement aux filles quand je les chatouille. Côte à côte face au piano de cuisson, je me place derrières elles pour regarder ce qu’elles font mais aussi pour comparer tactilement l’intérieur de leurs fesses, ce qui me dédouane de la préparation vu que mes mains sont prises, éprises, prisées et souillées de leurs souillures. Marie est plus sensible, elle a du mal à garder l’équilibre et à se concentrer quand je commence à tourner en elle avec mes doigts. Cendrine, elle, se tortille, geste d’invitation à aller encore plus loin. Je m’absente d’elle un instant pour attraper un morceau de beurre avant de revenir de plus belle. Elle en lâche ses outils pour se tenir où elle peut et laisse échapper une plainte rauque en se cambrant pour retenir le plaisir dans son corps qui s’abandonne à la jouissance de la perte de contrôle sous soumission physique plutôt que chimique. Marie nous regarde, interloquée.

  • Et moi ? Pourquoi tu ne me fais pas ça ?
  • Je te respecte trop pour ça, Marie chérie.

Je me retire et Marie aide Cendrine à reprendre ses esprits. Je les laisse se chauffer et chauffer la soupe pour aller me laver les mains avant de mettre la table et me mettre à table avec mes deux muses salée et poivrée.

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