065 - ce qui me définit
Ariana parvient à régulariser tous les réfugiées de l’Ambassade. Dana et ses agentes de l’Octogone sont inquiètes pour la sécurité publique. Rachelle, à la Mairie de Sylvania, est plutôt confiante et en profite pour combler toutes les places administratives vacantes, même celles du Parlement. Marie a tout d’un coup beaucoup d’alliées à son travail. Et quand je passe à l’Assemblée, je sens que je suis en circonscription conquise. Mais toute la dynamique de cette réintégration sociale est partie de cette légende qui froisse les draps de notre couche à la Caserne, celle qui nous prépare de bon repas, celle qui accompagne nos siestes, Cendrine. Nos journées sont si intenses que nos nuits sont réservées à dormir, seules, chacune dans sa chambre pour se retrouver en intimité avec nos corps et pas sans cesse dans celui d’une autre. Nos relations sont si fortes que nos corps ne suivent plus, nos esprits encore moins alors on s’octroie un peu de distance entre les jours remplis de passions communes dans le trouple que nous formons en Caserne de lutte contre l’incendie de nos cœurs et la fusion de nos âmes sœurs de lait.
- Tu es du côté des marginales, Jenna. Ça a commencé avec Gloria échappée de la famille bannie Herm. Ça a continué avec Onze, Onélia Zelleweger, héritière de collaboratrices qui ont dénoncé les bannies. Tu as réconcilié les deux clans qui se retrouvent ensemble à se manifester sous l’impulsion d’une Cendrine, de la famille Mibord. Et tout était à peine en place pour que ça puisse arriver.
- C’est juste que j’ai un faux nom d’emprunt de bannie, Jenkins. Ça a dû m’influencer et déteindre sur ma destinée anonyme. C’est comme Cendrine, on lui attribue beaucoup de choses mais elle n’a même jamais mise les pieds en Ambassade. L’ère 4 ne retiendra que toi, Little Marie.
- Et surtout notre Alexa pour la suite ou pas de notre civilisation humaine.
Alors on danse, Marie et moi, autour de nos ventres et de notre progéniture à venir, nos peaux glissent en caresses de nos muqueuses fertiles en amour. La blonde en question nous rejoint et nous voilà belles à nous mélanger encore et encore. Il y a comme un goût d’éternité dans notre relation à trois, ou quatre, arrêtons de compter même au-delà des cercles, des zéros qui nous entourent et nous protègent, ceux qui font notre sens neutre en équilibre entre les forces positives et négatives, immuables, parce que Bri sera toujours là, en moi, et pour Greta, n’en parlons pas. Tel est mon multivers et ses multiples dimensions hors des périodes passées, présentes et futures, ce qui nous fait, ce qui me définit.
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