069 - nos orgasmes symphoniques

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« Tous vos bébés en vous le sont déjà aussi ». La vérité sort de la bouche de mes deux seins. C’est un alexandrin. Alexa-Cendrine, alexandrine. Partout je vois des signes. L’occulte remonte à la surface. Je sens au loin le Village qui vibre. Et à la porte elle frappe. Je vais ouvrir. Adélaïde. Avec les cheveux plus longs. Ondulés. Cuivrés. Avec ses yeux clairs on dirait Gloria. Elle me plaît bien comme ça.

  • Tu fais chier Jenna. J’avais rencontré deux jolies astronautes au Village. Elles viennent d’une dimension parallèle de la planète 3. Je serais bien resté avec elles en tant que Phoebe Montaigne mais …
  • Merci d’être venue nous sauver, Adé. On a besoin d’une exorciste.
  • Mais non, tu maîtrises tout, tu utilises même la Reine pour masquer ton rôle central. Je suis passée par le Vatican, j’ai jamais vu le Pape aussi déprimé. C’est la première fois que je le vois pleurer.

Et ça la fait rire. Moi aussi. Quel con ce François. J’écoute les conseils de Adé. Ne pas me laisser emporter. Garder mes distances. Se faire discrète. Mais son dernier point est une requête, une doléance.

  • Tu me fais goûter ? Ton lait. Je l’ai bien mérité, non ? Et puis je dois savoir de quoi je parle avant de continuer ma liste de recommandations.

Marie est à la Mairie. Cendrine travaille en cuisine au Palace. Je suis sûre que Adé me savait seule. Je lui laisse prendre les commandes. Elle sait y faire. Je me laisse emporter par ses caresses. Je lui livre mon corps qu’elle masse en entier avant d’arriver sur mes mamelles excitées qui lui giclent déjà au visage. J’en ai un vertige de plaisir qui se transforme en une tornade d’extases quand sa bouche m’aspire et que mon substantifique lait entre en elle pour nourrir chacune de ses cellules. Écroulée et nue sur ma couche, elle expire, rassasiée, les yeux au plafond, dans le vide, à se perdre dans le reflet du miroir de nos deux corps nus et mélangés. Mon visage plonge entre ses cuisses pour s’ébrouer dans son anatomie de terrienne aux senteurs enivrantes. Assez pour l’exciter et quand je remonte son corps m'appuyant sur ses seins où pointent déjà une goutte blanche. Je goûte à la première, côté cœur, je dépose l’autre sur ma lèvre, inférieure et la porte à sa bouche.

  • Par ce baiser je te fais mère de lait, Adélaïde Montaigne.

Elle me répond sans un mot, juste avec la langueur de sa langue dans ma bouche, une invitation à tortiller mon corps sur le sien à la recherche de la caresse idoine qui tétanise ses muscles. Elle cherche aussi en moi le sein Graal à faire vibrer par ma voix à la plainte de ses cris, on chante à l’unisson, en canon, la mélodie de nos orgasmes symphoniques.

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