071 - qui s'en délecte
Je la reçois à la Caserne, dans mon bureau privé qui jouxte un salon à usage similaire. Énola a déjà tout prévu. Elle me montre une carte.
- Les trois Cathédrales, ce sont les principaux lieux de l’occulte. En bas à droite, à côté de Votre-Dame, il y a aussi le Vatican bien-sûr. En haut à gauche, à Laguna City, le Couvent est englobé dans la Cathédrale avec les jardins entre les deux aussi. Après on voit les Chapelles. Je ne les ai pas encore toutes répertoriées. Je dois aller officier sur place avant.
- Et pour faire appel à l’occulte en dehors de ces lieux ?
- Il faut être consacrée. Il y a toutes les Sœurs et la Royauté.
- On n’a pas faite grand-chose finalement, en arrêtant la Bible.
- Si, vous avez reprise le contrôle. Mais tout est encore là. Ça nous dépasse. Ça fait partie de nous. C’est dans toutes les dimensions que j’ai visitées. Mais je reste ici maintenant. Je me suis créée des doubles autonomes.
On replie les documents et je lui ressers un peu de thé. Elle regarde autour d’elle, ce qui a changé, elle connaît les lieux, Greta la recevait ici.
- Et sur moi, qu’est ce que tu peux me raconter ?
- Tu es spéciale, Jenna. Une élue existe pour une chose. Toi tu en as déjà faite plusieures. Et c’est très agréable d’être en ta compagnie. On se sent libre. On respire. Avec personne pour lire dans nos pensées. On peut tout te confier en le sachant en sécurité.
Elle détache ses cheveux. Elle les a longs maintenant. Et blonds. Ça la change drôlement. Elle a grossit aussi. Je la trouve bien. Elle a le charme de la banalité. Elle ne brille pas. Elle est mate. Ses yeux sont plus clairs. Elle a l’air plus stable, posée, tranquille, sereine. Silence. Elle boit. Nos regards se croisent. Ma poitrine réagit. Montée de lait.
- Désolée. J’ai du mal à les contrôler parfois.
- Non, je pense que c’est moi. J’avais dans l’idée de…
Je me lève. Plus besoin de parler. Elle se lève aussi, lentement, et s’approche. Elle fait les choses bien en incluant notre cérémonie intime dans une tendre étreinte, pour commencer. On glisse vers le salon à côté, comme dans une danse. Genoux à terre et face à face, on enlève le haut. Je suis hypnotisé par ses superbes mamelles pleines de promesses. Elle s’aide de ses mains pour les frotter contre les miennes en les lubrifiant de mon lait qui entre en elles.
- Tu absorbes mon pouvoir ?
- Non, je ne fais que m’en imbiber. Est-ce que je peux ?
Elle se love sur moi et je présente mon sein à sa bouche qui s’en délecte.
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