072 - en famille aussi
On se laisse déborder par un élan passionnée et sacrée en essayant toutes les combinaisons. Elle me boit, je la bois, on se boit par tous les fluides. Je me délecte de ses courbes généreuses, je me prélasse sur son corps confortable, je la respire, elle me serre de plaisir avant de me faire jouir sans savoir vraiment comment elle parvient à me secouer d’extases. Jamais je n’ai été aussi bien consommée. Je me sens si bien, détendue, nue et sur le dos sous le grand miroir au plafond, Énola tout près, étendue sur le côté en soutenant sa tête d’une main, elle m’admire en me regardant avec amour. Maintenant que j’ai connu ça, je peux mourir tranquille. Je me concentre pour reprendre possession de mes muscles me redressant pour être à sa hauteur et l’embrasser d’un gros bisou tendre de remerciement absolu et éternel. Je la bascule et mon corps retrouve sa place sur elle pour quelques caresses.
- Je me sens tellement bien avec toi Énola. Jusqu’au fond de mon âme.
- Moi aussi Jenna. D’habitude, c’est pas aussi intense. Tu es spéciale.
On se regarde sans rien dire. Qu’est ce qu’on va devenir ? Des amies. Intimes. Je m’assois sur elle en la chevauchant. Elle nous relève en me soulevant, je m’agrippe à elle en l’entourant avec mes jambes et d’un geste de la tête je lui indique la salle de bain. On y va en s’embrassant, elle me colle contre le mur, sous la douche bien chaude on fond l’une dans l’autre pour à nouveau jouir sur le sol froid. Quand je reprends conscience, elle est en train de me coiffer. Des nattes. Je vois son visage souriant dans le miroir. Ses yeux pétillent. Elle est heureuse. Moi aussi.
- J’ai ma régulière, je suis en trouple, j’ai mes occasionnelles mais toi tu es au-delà de tout ça, pour moi, Énola.
- Non, je suis juste autre chose. Tu es mon autre chose aussi. On est nos autres choses. Ça n’a pas de nom. En plus, à la base, on n’est personne ou pas grand-chose en dehors de comment on nous voit, en dehors de notre bulle intime toi et moi. Deux pas grandes choses qui sont leurs autres choses dans leur monde à elles. Jenna, tu es mon monde à moi.
À mon tour de la faire belle. On est jolies ensemble. Elle est comme une évidence, une preuve, la dernière pièce du puzzle après Greta et Brigitte. Elle me demande de la suivre dans les rues de Sylvania. Il fait froid et il pleut aujourd’hui mais dans nos cœurs, c’est le contraire. On arrive à une boutique très éclairée, non, c’est un bar ou un restaurant ? Marielle est là, la régulière de Énola, et la grand-mère aussi, de ma Little Marie. On sympathise tout de suite. Je me sens acceptée, comme en famille. Et puis je rentre, chez moi, auprès de Cendrine et Marie, en famille aussi.
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