081 - à la surface
Cette fois-ci on se voit au Palace, dans sa suite privée. Greta se confie :
- Je ne me sens plus moi-même. J’ai l’impression d’être seulement la réincarnation de la Greta que j’étais sur Terre.
- C’est pas faux. Tu es beaucoup plus jeune. Plus belle aussi. Plus sociable, plus sociale et avec moins de pouvoirs paranormaux. Moi je te préfère comme tu es aujourd’hui plutôt que celle du tome 1 de la B4.
Il n’en faut pas plus pour continuer charnellement notre conversation. On se mange, on se boit, on est bien quand on n’est pas chez soi, ici en terrain neutre avec tout le temps devant nous pour se câliner jour et nuit. Sa Victoria grenouille à Votre-Dame et Edwige prend soin de ma Marie. Libérées, délivrées mais toutes mélangées nous sommes à l’envers l’une sous l’autre. Elle m’arrête dans mon élan pour annoncer :
- Laisse ton mono ici, on s’en va loin, en zone blanche, au Village.
Et nous voilà à son chalet près de la forêt à cueillir des fleurs dans le pré. Il fait si beau que nos robes légères ne sont qu’un voile transparent sur nos courbes soyeuses. Je la bascule par-terre pour la consommer au sol. Elle se laisse faire et attend de voir ce que ma bouche lui réserve. Les mains en l’air, elle s’accroche à son bouquet en fermant les yeux sur sa conscience qui tangue sous les vagues de ma langue sur la plage de son ventre qui glisse plus bas et encore plus bas, dans les remous de ses gémissements rauques. À son tour elle me fait enfoncer mes ongles dans la terre fraîche avant de m’oublier sur elle et de perdre connaissance. Quand je me réveille, ses jambes sont sèches de mes fluides et on s’accroche l’une à l’autre pour se relever en remettant nos nattes en place. Maintenant on peut rentrer. Elle voulait juste jouir en pleine nature, en plein air, au frais.
- J’ai souillé tout ton corps de tous mes fluides, désolée Greta.
- Au contraire, Jenna, merci, j’ai adoré. Recommence.
Elle s’agenouille et écarte mes jambes, elle tend son visage et ferme les yeux. J’appuie sur mes seins et puis son ventre ventre qui rejette sur elle un jet qui l’asperge et dégouline sur sa poitrine. Je perds les eaux, j’accouche de notre amour absolu, je descends y goûter en la lavant jusqu’en bas de mes fluides intimes jusque dans ses profondeurs les plus inaccessibles. La navette nous ramène trop vite au Palace ou en stationnaire au dessus du toit, le plancher se dérobe et on tombe dans le vide en accrochant nos nudités l’une à l’autre. Après un grand bruit et un choc thermique on coule au fond de la piscine. Je trouve sa bouche pour y souffler mon air et elle me le renvoie, on se respire en remontant à la surface.
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