Poétesse troubadour (décasyllabiques)

Une minute de lecture

Je fuis l’amour, le rêve de la ville,

Je vais où coule, près d’un arbrisseau,

Agité par le vent, un long ruisseau

Qui franchit le temps et le sol fertile,

Mes yeux, plus loin, innocentes victimes,

S’émerveillent de la beauté du lieu :

Bassin à l’eau claire où se baigne Dieu ;

Oiseaux invisibles aux chants intimes.

Et toi, ma douce, en des frissons nouveaux,

Mimant le vol léger d’une hirondelle,

Je vois un ange, lueur immortelle,

S’élever loin du monde et des caveaux.

N’est-ce là qu’un mirage, une chimère

Quand ton corps avance sous le soleil ?

Fuyant Babel, son rêve et son conseil

J’abrite, dans tes bras, mon âme amère.

Nous n’aurons à subir du vent autan

Nul souffle furieux ou nul orage

Qui rompt la passion et le courage ;

Et dès lors, nous irons du même élan.

Demain, je viendrai prendre une faveur

Au jardin du dessein, vive nature

Blessée par l’homme qui la torture,

Pour te l’offrir en un geste rêveur.

Nous verrons, alors, l’ange de la vie,

Aux portes qui nous mènent à l’amour ;

Et nous irons, comme un seul troubadour,

Voir tes pays sortis de ton génie.

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