10. Première mission - Partie 4
Mezhelan s'enfonça petit à petit dans les profondeurs du puits, seulement éclairé par la lumière de la torche qu'on lui avait donnée. N'importe qui se serait senti mal à l'aise dans l'obscurité oppressante de ses parois, et c'était sans compter les rumeurs des villageois… Mais pas lui, il ne craignait pas pour sa vie, car il estimait qu'il n'avait rien à perdre. Il était extrêmement pragmatique et confiant : ces gens s'étaient simplement monté la tête, c'était évident. Et son apprentissage de la magie l'avait obligé à parfaitement maîtriser ses émotions en toutes circonstances de toute façon.
Ce fut après une longue descente qu'il vit apparaître la grande cavité. Il avança spontanément le bras pour tenter d'éclairer quelque chose qui attira tout de suite son regard. Une grosse masse noire et informe, à demi immergée dans l'eau, mais qui était complètement inerte. Ses pieds commencèrent à toucher l'eau lorsqu'il tourna sa torche de l'autre côté pour apercevoir le corps d'un homme mort, partiellement dans l'eau lui aussi. C'était sûrement le villageois qui était descendu avant lui.
Mezhelan, déjà immergé jusqu'à la taille, inspira profondément avant de jeter la torche du côté de l'homme sur un rebord presque sec. Puis attendit d'être entièrement dans l'eau gelée pour nager dans cette direction, entraînant la corde à sa suite. Bien qu'il n'ait jamais appris à le faire, il avait étudié des descriptions dans des livres et savait en théorie comment déplacer ses bras et ses jambes pour se maintenir à flot. Sa progression était plus proche d'un mouvement de battement et de gesticulation maladroite que d'une nage réelle, mais cela suffisait. Lorsqu'il atteignit enfin le bord, il s'agrippa à une roche saillante pour se hisser prudemment. Sa respiration était saccadée, plus par l'effort que par la panique. Et après un instant à reprendre son calme, il alla inspecter la dépouille.
Il avait déjà vu des morts : des illustrations, dans ses études. Mais c'était différent de voir un cadavre réel, figé dans une immobilité brutale. Il y avait une large flaque de sang séché sous sa tête, mais le reste du corps était intact : il n'avait donc pas été dévoré par quoi que ce soit. Comme c'était idiot, il avait simplement fait une chute et s'était ouvert la tête sur la roche… La vue de cette chose lui aurait-elle fait peur ? Cet intrépide n'était peut-être pas si intrépide que ça. Ou bien avait-il glissé ? Ça n'avait plus d'importance. Il se força à détacher son regard de la plaie et de ce visage tourné vers lui comme s'il l'accusait en silence. Son corps commençait à se putréfier, mais il était toujours entier. Le jeune mage décida rapidement de ravaler son malaise et d'attacher le malheureux à la corde par laquelle il était descendu, avant de tirer plusieurs coups successifs sur celle-ci pour leur faire comprendre qu'ils devaient maintenant remonter.
Les villageois comprirent effectivement le message puisqu'ils ne tardèrent pas à tirer le corps, qui se fit entraîner complètement dans l'eau.
Mezhelan surveilla la dépouille jusqu'à ce qu'elle soit suspendue et disparaisse dans le trou du puits, puis se baissa pour ramasser la torche et aller voir de plus près quelle était cette chose.
Il contourna en passant par un endroit peu profond de la source, puis commença à distinguer des poils en s'approchant. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu'il s'agissait d'un gros ours brun, déjà bien décomposé. Était-ce donc là le pauvre diable qui avait terrorisé tout un village ? Mezhelan plissa les yeux. Il s'attendait à un animal tombé ici par accident, mais il dut se rendre à l'évidence : c'était impossible. Voilà ce qui contaminait l'eau de la source, mais comment avait-il bien pu se retrouver là ? Et ce qui intrigua aussi le jeune homme, ce fut la présence de plusieurs flèches enfoncées dans le corps, cause probable de sa mort.
Alors que quelques cris et exclamations lui parvinrent finalement de l'extérieur du puits, confirmant que le corps du villageois avait été réceptionné en haut, il se sentit momentanément un peu à court d'idées. Ce qui était certain, c'était qu'il n'avait pas la possibilité d'évacuer ce corps-là par la conduite du puits, il était trop gros et trop lourd, et il se disloquerait assurément. Il pourrait probablement l'incinérer, mais la carcasse était à moitié immergée et il n'était pas plus enthousiaste à l'idée de la pousser à mains nues, vu l'odeur nauséabonde qu'elle dégageait. De toute façon, il n'était pas certain d'y arriver à lui seul.
Il finit par regarder autour de lui pour inspecter la cavité. Elle était bien plus grande que ce à quoi il s'attendait, et il marcha plusieurs minutes jusqu'à tomber sur des morceaux de pierres effondrées de l'une des parois. Il fronça les sourcils en s'approchant du trou béant pour éclairer un crâne de brebis au sol. Une grotte naturelle rejoignait la cavité à cet endroit. C'était peut-être les éboulements et mouvements de pierres qui avaient convaincu le village que quelque chose d'énorme se déplaçait dessous, ou peut-être était-ce l'ours lui-même… Car visiblement, c'était sa tanière qui se trouvait là avec les restes de ses repas.
Avançant avec prudence pour éviter de fouler les ossements disséminés et autre roche coupante sous ses pieds nus, le jeune homme pénétra plus profondément dans la grotte, son souffle se mêlant aux murmures de l'humidité ambiante. Il remarqua très vite une espèce de paillasse, formée par un mélange de branches et autres feuilles sèches et aplaties, certainement son lieu d'hibernation l'hiver.
Puis, il fit une longue ascension dans un couloir durant les dizaines de minutes qui suivirent, avant de finalement apercevoir la lumière du jour à l'autre bout.
Il put enfin sortir pour émerger dans la clarté verdoyante, tendant une main devant ses yeux, et foulant le sol jonché d'aiguilles de pin. Sa silhouette se détachait contre l'éclatant manteau de la nature, tandis que derrière lui, la gueule de la grotte restait dissimulée par un voile de feuilles et de branches. Il ne se trouvait apparemment pas très loin d'un endroit sans arbres, et avait une vague idée d'où il était, puisqu'il avait repéré une grande forêt de sapins à moins d'une lieue du village lors de son arrivée.
Il étouffa le feu de sa torche à main nue avant de l'abandonner sur le sol, puis prit la direction de la lisière pour progressivement y découvrir une clairière dégagée en sortant d'entre deux jeunes sapins. Mais il n'eut pas le temps d'observer plus qu'il se fit surprendre par des aboiements agressifs dirigés contre lui. Son premier réflexe fut de créer instantanément des flammes entre ses mains pour menacer l'animal.
Le chien recula instinctivement en continuant de montrer les crocs, alors que les yeux de ses maîtres croisèrent ceux du jeune homme. Ces derniers furent si choqués par ce qu'ils voyaient qu'ils en restèrent sans voix.
"Rappelez votre chien." mit aussitôt en garde Mezhelan en dissipant les flammes dans ses mains après avoir analysé la situation rapidement. Il avait affaire à deux trentenaires, et c'était des chasseurs. C'était une évidence en voyant leurs arcs et leurs carquois, ainsi que le lapin pendu à la ceinture de l'un d'eux.
L'un des hommes fixait toujours le garçon, moitié nu et moitié trempé, d'un air choqué, alors que le deuxième réagit plus rapidement : "Daika, au pied !"
"Merci." dit simplement Mezhelan en voyant que l'animal avait du rappel et obéissait immédiatement à cet ordre.
"Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que… Qu'est-ce que vous êtes ?" questionna le même chasseur avec curiosité, soulagé que le jeune homme ne soit pas agressif, mais gardant néanmoins précautionneusement les doigts sur son arc.
"Je m'appelle Mezhelan, je suis le mage de Sa Majesté." informa-t-il en recommençant à avancer.
"Mage… ?" répéta l'homme en regardant le jeune homme s'approcher, puis en repérant le pendentif frappé du sceau du roi autour de son cou.
Mezhelan expliqua : "Je suis descendu dans un puits pour découvrir quel était le problème avec l'eau."
Le chasseur se détendit légèrement pendant qu'il échangeait un regard surpris avec son ami : "C'est pas vrai ? La lettre d'Irina a été entendue par le roi ?" s'étonna-t-il.
"Oh…" fit Mezhelan. Il n'avait jamais entendu parler de cette lettre, la réalité était tout autre, mais il représentait le roi et ses intérêts, alors il savait qu'il était préférable que ses sujets lui en soient reconnaissants. Puisqu'il ne souhaitait pas vraiment mentir non plus, il finit par faire une réponse concise : "C'était sur mon chemin, donc cela tombait bien."
"Qu'avez-vous trouvé dans le puits ?" interrogea le chasseur avec beaucoup de curiosité.
"Des cadavres." révéla Mezhelan en regardant autour de lui pour demander : "Dans quelle direction se trouve le hameau ? Pourriez-vous me montrer le chemin ?"
"Bien sûr." accepta le chasseur en se mettant en route pour l'accompagner : "Quel… genre de cadavres c'était ?" questionna-t-il à nouveau.
"Celui d'un homme, et d'un ours brun." énuméra le mage en emboitant le pas, pendant que le chien venait le renifler prudemment et de façon beaucoup plus amicale.
"Un ours ?" répéta l'homme en surveillant son chien, puis en regardant son comparse.
Ce dernier informa rapidement : "Des confrères en ont touché un, le mois dernier. Il avait tué des brebis aux abords de chez nous, mais on n'a pas réussi à le retrouver."
Mezhelan secoua la tête malgré lui, partagé entre amusement et lassitude. Il avait eu raison. La peur avait façonné une vérité alternative, bien plus terrifiante que la réalité. Ces gens s'étaient eux-mêmes convaincus que le malheur les poursuivait, qu'un être invisible les punissait pour des fautes inconnues, alors qu'il ne s'agissait que d'une suite d'incidents parfaitement explicables : "C'est certainement celui-là ; j'ai trouvé des flèches plantées dedans." expliqua-t-il en tentant de mémoriser le chemin emprunté.
Durant la demi-heure suivante, et même en discutant avec les chasseurs en cours de route, le chemin sembla bien plus long à Mezhelan dans ce sens que sous terre, sans doute à cause des détours dus au terrain. Mais ils arrivèrent sur la petite place du village, pendant qu'il y régnait une drôle d'ambiance ainsi qu'une agitation anormale autour du puits. Il paraissait évident qu'il y avait même plus de monde que lorsqu'il était descendu. Qui plus est, personne ne parut faire attention à lui, à l'exception d'Ébène, qui fut le premier à le remarquer et à venir l'accueillir joyeusement. Ça réchauffa le cœur de Mezhelan qui gratta distraitement son pelage.
Les gens ne le remarquèrent qu'au dernier moment, lorsqu'il se faufila entre eux pour trouver un Soren, paniqué, qui était en train de monter sur le puits, apparemment prêt à descendre à son tour : "Que fais-tu, Soren ?" questionna-t-il dans son dos.
Soren sursauta, puis lorsqu'il le reconnut en se retournant, son expression laissa apparaître un soulagement indescriptible : "Me… Maître Mezhelan !"
"Descends de là, j'apprécie ton inquiétude mais ce n'est pas nécessaire." affirma Mezhelan.
"Nous étions tous morts de peur ! Ça fait plus d'une heure ! Où étiez-vous ? Comment êtes-vous sorti ?" demanda successivement le villageois, inquiet, qui l'avait fait descendre. C'était d'ailleurs le même homme qui était son interlocuteur depuis son arrivée.
"Le puits est connecté à une grotte qui ressort dans la forêt, là-bas…" expliqua-t-il en pointant le doigt au sud dans la direction de la forêt de sapins : "Puis j'ai rencontré deux chasseurs de votre hameau qui m'ont raccompagné jusqu'ici." poursuivit-il en indiquant les deux hommes. Il se dirigea ensuite vers le puits pour récupérer ses affaires, car il avait froid.
Beaucoup de questions purent être entendues sur la petite place, alors que l'une d'elles se fit plus distincte que les autres : "Et le monstre ?"
"Il n'y avait aucun monstre. Seulement un ours agonisant qui a choisi de mourir là. Quant à l'homme qui était descendu, j'imagine que vous aviez déjà remarqué que son corps était intact. Il a simplement manqué de chance… je suppose qu'il a glissé." expliqua-t-il en se rhabillant.
Les murmures s'élevèrent aussitôt parmi les villageois. Un homme croisa les bras, perplexe : "Alors c'était juste ça… un ours mort ?"
"Et les grondements que les gens ont entendus ? Et la mort des enfants ?" lança une femme en secouant la tête.
"La maladie vient de l'eau contaminée par la carcasse." assura Mezhelan d'un ton patient : "Quant aux grondements… Les chutes de pierre dans la cavité ont pu produire de forts bruits résonnants."
Certains hochèrent la tête en signe de compréhension, mais d'autres semblaient toujours sceptiques.
"Moi, je ne m'en approcherai plus jamais. Il faut le condamner, par précaution." trancha un vieil homme en s'éloignant : "Qui sait si quelque chose d'autre ne s'y cache pas encore…"
Mezhelan inspira profondément, retenant un soupir. Même avec des explications concrètes, certains refusaient d'y croire. Les superstitions avaient la vie dure dans ces villages isolés.
"Et pour l'eau, on peut faire quelque chose ?" questionna le représentant du hameau.
"Il faut d'abord se débarrasser de l'ours, ensuite je pourrais purifier l'eau." conclut Mezhelan.
"Comment ?" interrogea Soren.
"Je pensais juste la faire bouillir." avoua le jeune homme.
"Juste… ? C'est possible ça ?" rétorqua Soren avec des yeux ronds.
"Hmmm… oui. Mais l'eau restera chaude pendant quelques heures." informa Mezhelan.
Soren semblait halluciné et finit par prendre silencieusement son visage dans une main sans rien dire d'autre.
"Je vais vous montrer où est l'entrée de la grotte pour pouvoir dégager le cadavre. Vous devrez ensuite reboucher l'entrée pour prévenir ce type de déconvenues à l'avenir." affirma le jeune mage.
"Merci infiniment, Maître Mezhelan." remercia le représentant du hameau.
Plusieurs heures plus tard, Mezhelan était à l'intérieur de la cavité de la source d'eau, alors que quelques personnes se trouvaient derrière lui, à bonne distance, avec des torches allumées. En combinant leurs efforts, les villageois étaient parvenus à dégager le cadavre de l'ours.
Mezhelan s'agenouilla devant ce qu'il restait de l'énorme animal, désormais à bonne distance de l'eau. Il enflamma ensuite ses mains pour les poser sur la carcasse, puis répandit sa magie, créant immédiatement de puissantes flammes.
Elles commencèrent immédiatement à dévorer la carcasse, dégageant une chaleur suffocante, ainsi qu'une odeur de chair carbonisée qui imprégnèrent l'air, faisant reculer instinctivement les spectateurs pendant que la dépouille tombait en cendres petit à petit, sous leurs yeux ébahis. La lumière créée par la magie du jeune homme était suffisante pour qu'ils soient parfaitement témoins du phénomène.
Dès qu'il en eut terminé avec la dépouille, Mezhelan se redressa et se tourna pour voir et entendre des villageois tousser. Il constata qu'ils étaient partiellement enfumés et encore plus éloignés de lui qu'auparavant. Il les contourna d'un pas calme jusqu'à se trouver de l'autre côté d'eux par rapport à l'ouverture du puits, puis ouvrit les bras, paumes dirigées vers eux, en se concentrant.
Soren se sentit immédiatement inquiet en le voyant et questionna rapidement : "Qu'est-ce que vous faites ?"
"Tout va bien." répondit Mezhelan d'une voix apaisante alors qu'il créa une intense bourrasque qui expulsa la fumée hors de la cavité par la conduite, leur offrant ainsi un air pur. Il imaginait sans mal le spectacle que cela devait donner depuis là-haut.
"Woaaah." s'exclama l'un des chasseurs.
Ils firent tous part de leur étonnement de manières très différentes, mais étaient tous choqués par les derniers évènements.
Mezhelan observa leurs expressions plus stupéfaites et impressionnées les unes que les autres : "Plus que l'eau… Ça va chauffer." mit-il en garde.
"Vous dites ça pour nous inciter à sortir ?" questionna un homme.
"Il risque d'y avoir beaucoup de vapeur, en effet." confirma Mezhelan. Il se dirigea doucement vers la source, à l'endroit même où le cadavre de l'ours s'était trouvé, remarquant que ses compagnons avaient choisi de s'éloigner encore davantage.
Il plongea les mains et tenta d'invoquer ses flammes une fois de plus. Celles-ci refusèrent de se manifester sous l'effet de l'eau, mais une chaleur intense émanait néanmoins de ses doigts. Des bulles naissantes commencèrent à éclore au fond de la roche, là où il focalisait son énergie, mais l'effet restait localisé. L'eau était loin d'être l'élément qu'il maîtrisait le mieux, et il lui résistait farouchement en l'empêchant de diffuser une chaleur uniforme.
Frustré, il fronça les sourcils et concentra sa magie au maximum, conscient qu'il aurait peut-être du mal à le supporter. La vapeur commença à envahir la cavité, rendant progressivement l'air de plus en plus lourd et suffocant. Des bulles se multiplièrent et remontèrent à la surface un peu partout, transformant la source en un chaos bouillonnant. Mezhelan grimaça sous l'effort : son feu, contrairement à la plupart des autres éléments, était par nature imprévisible et dangereux, exigeant une maîtrise absolue pour éviter de se blesser.
Le garçon eut des difficultés progressives à respirer et sentit que ses pensées devenaient de plus en plus décousues. Le bruit soudain d'une fissure dans la roche, dû à un choc thermique, le fit s'arrêter dans un sursaut.
Il chercha la sortie, mais l'obscurité, couplée à la vapeur et au manque d'oxygène, ne lui rendit pas les choses faciles. Cette fois, il se sut en mauvaise posture : "Soren ?" appela-t-il à l'aide, la voix empreinte d'urgence, avançant résolument et à tâtons dans l'air brûlant.
Le jeune mage eut une absence après ça, et lorsqu'il ouvrit de nouveau les yeux, il vit des cimes de sapins se déplaçant dans le ciel. Le balancement de son corps lui parut étrangement réconfortant, pendant que son esprit peinait à reprendre pied dans la réalité. Il lui fallut quelques instants pour réaliser qu'il était dans les bras de quelqu'un qui marchait. C'était une nouvelle expérience pour lui, car il ne se rappelait pas la dernière fois qu'il avait été tenu de cette manière – si c'était seulement déjà arrivé.
Soren baissa la tête pour voir que Mezhelan avait repris connaissance et regardait en l'air de façon un peu absente : "Ça va ?" interrogea-t-il immédiatement avec inquiétude.
Mezhelan planta son regard reconnaissant dans celui de son guide pour murmurer un simple : "Merci."
Prochainement : Soren
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