23. Mystères d'Iserlohn - Partie 3

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"Maître, je comprends votre hésitation, mais vous risqueriez d'être blessé si vous l'affrontiez hâtivement et sans repos… Ce vampire a fait beaucoup de victimes, il est sûrement très fort…" avertit prudemment l'aubergiste.

"Il marque un point. On n'sait pas à quoi on a affaire." souligna Johannes.

Mezhelan était hésitant.

Johannes comprenait qu'attendre, c'était aussi fermer les yeux sur le sort d'une nouvelle victime, et c'était certainement la chose à laquelle il pensait en ce moment, mais il préférait affronter cette chose avec le maximum d'information possible : "On en saura plus demain après avoir rencontré les consuls, et on pourra aussi examiner les corps des victimes." argumenta-t-il.

"Un grand gaillard comme vous n'aurait tout de même pas peur ?" tacla spontanément Mezhelan.

Johannes plissa les yeux, sa voix empreinte d'une froide détermination : "Je pourrais affronter dix hommes sans broncher si je savais que c'en est. Je connais mille et une manières de contrer un homme et de le tuer. Mais s'il est question d'un suppôt de démon, ou allez savoir quoi d'autre, c'est une autre histoire. Je ne veux pas me retrouver face à l'inconnu sans la moindre info', et vous devriez rester sur la réserve, vous aussi. Vous êtes beaucoup trop téméraire, vous êtes un homme, pas un immortel." Son ton acéré venait de trancher l'air, mais il n'était pas homme à faire dans la demi-mesure, et il était convaincu que c'était nécessaire pour lui faire entendre raison.

L'aubergiste était choqué que quelqu'un s'adresse au mage de manière si menaçante.

Mezhelan planta un regard désobligeant dans celui du mercenaire. Il était cette fois évident que le ton employé ne lui plaisait pas du tout.

Johannes soutint tout de même son regard sans céder. Le mage était jeune, admiré et puissant, et tout ceci avait contribué à ce que son égo soit encore plus grand que le sien. Il ne s'était jamais montré méprisant, cependant, alors il espérait qu'il soit à même de comprendre qu'il ne lui parlait pas comme ça pour lui manquer de respect, plutôt pour le mettre en garde.

"D'accord." concéda Mezhelan après un long silence plein de tension, tandis qu'il reportait son attention sur son assiette.

"Bien." conclut Johannes, qui se détendit finalement pour de nouveau boire sa bière. Le mage se montrait plutôt raisonnable.

Johannes se leva aux premières lueurs du jour, alors que l'auberge se réveillait à peine. La grande salle avait été nettoyée, et une lumière tamisée filtrait à travers les fenêtres à carreaux. Tout était imprégné d'une tranquillité paisible : le crépitement de la cheminée, les tables vides mais déjà consciencieusement disposées pour le petit-déjeuner à venir, et quelques rares bougies allumées, ici et là. Le comptoir, animé la veille par l'agitation des clients, semblait désormais endormi, attendant l'afflux du déjeuner pour retrouver son animation habituelle.

Si le mercenaire s'était levé si tôt, c'était afin d'obtenir une entrevue avec les consuls d'Iserlohn. Cependant, à cause de l'air déjà imprégné par les effluves de pain frais et de café fraîchement moulu, il lui fallut une bonne dose de volonté pour sortir de l'auberge et se mettre en action.

Ce fut après deux heures passées à courir dans la ville, que Johannes obtint enfin de les réunir une heure plus tard chez l'un d'entre eux. Il retourna ensuite à l'auberge, où il fut immédiatement accosté par l'aubergiste de la veille.

"Z'êtes là, Monseigneur, Maître Mezhelan vous cherchait…"

'Monseigneur... ? Monseigneur de rien du tout.' pensa-t-il avant d'interroger : "Où il est maintenant ?"

"Je n'saurais vous l'dire. Il a déjeuné et est sorti…" répondit la femme.

"Fais chier…" grogna Johannes. Il ne s'attendait pas à ce que cela lui prenne autant de temps et craignait d'avoir contrarié le mage pour de bon cette fois. Le mieux était encore d'attendre ici pour espérer ne pas le manquer, sinon, il allait devoir les rencontrer seul : "J'aimerais manger quelque chose." indiqua-t-il à l'attention de la femme, non mécontent de pouvoir enfin apaiser sa faim.

Pendant son déjeuner, il se sentit un peu rassuré de voir Mezhelan franchir le seuil de l'établissement.

Ce dernier le repéra du coin de l'œil, puis alla droit dans sa direction : "Vous êtes parti tôt." remarqua-t-il en s'asseyant en face de lui.

"Désolé, je voulais nous faire gagner du temps, mais ça m'a pris plus longtemps que prévu." expliqua Johannes en prenant une bouchée.

"Que faisiez-vous ?" interrogea le mage.

"J'ai obtenu une entrevue avec les consuls, dans… quarante minutes environ." répondit-il.

Mezhelan sembla légèrement surpris, puis dit : "Bien. De mon côté, j'ai interrogé des gens en ville, et j'ai même rencontré une victime du vampire."

"Il n'y a pas que des morts, alors ?" remarqua Johannes.

"Visiblement non, mais j'ignore combien en ont réchappé. Ce qui paraît certain, c'est qu'il y a eu plus de morts que de survivants. Le rescapé m'a d'ailleurs livré un témoignage intéressant…" commença Mezhelan.

"Ah oui ?" interrogea Johannes en poursuivant son déjeuner.

"Oui. Il m'a décrit une femme aux longs cheveux bouclés, confondue parmi les prostituées d'un quartier malfamé… Elle portait un pantalon et était pieds nus." poursuivit le mage.

"Une femme ?" répéta le mercenaire.

"Oui… Il s'est laissé emmener dans un endroit calme pour faire sa petite affaire, et tout se passait bien jusqu'à ce qu'elle ne le morde au cou. Il a tenté de la repousser, mais elle avait une force monstrueuse. Apparemment, il a vite perdu connaissance, mais elle aurait pris la fuite lorsque des gardes les ont aperçus. Il devrait donc sa vie à un coup de chance, si j'en crois son histoire." raconta Mezhelan.

"Hmm…" réfléchit Johannes.

Mezhelan poursuivit avec une confusion palpable : "Honnêtement, je suis un peu perplexe. Je me disais qu'il y avait bien des manières pour qu'un tueur en série mette en scène des attaques de vampire, mais là… à moins qu'il ne m'ait ouvertement menti, je ne vois pas de quelle manière cela pourrait être une mise en scène."

"Une femme capable d'avoir le dessus sur autant d'hommes qu'il n'y a de victimes…" remarqua Johannes en prenant la dernière bouchée de son assiette : "On devrait se mettre en route pour rencontrer le consulat." annonça-t-il en s'appuyant sur la table pour se redresser.

"Oui." confirma Mezhelan en se relevant.

Un peu plus tard dans la matinée, ils se retrouvèrent donc devant ces hommes chargés de l'administration d'Iserlohn.

Johannes comprit rapidement que le pouvoir était resté entre les mêmes mains depuis son départ. Ou celles des mêmes familles en tout cas, les plus riches et influentes de la ville.

"Nous sommes réellement honorés de votre venue à Iserlohn, Maître Mezhelan, malgré les circonstances qui en sont à l'origine…" dit obséquieusement l'un des consuls.

"Moi aussi…" répondit Mezhelan en inclinant la tête. Il entra rapidement dans le vif du sujet : "Dites-nous tout ce qu'il y a à savoir sur votre vampire, s'il vous plaît."

L'homme fit un signe de la main pour inviter le mage et le mercenaire à s'asseoir, puis commença : "Les attaques surviennent toujours de nuit, et dans les quartiers des racoleuses… Quelque chose mord les gens pour boire leur sang. Nous avons actuellement dix-neuf victimes, dont trois miraculeusement survivantes. Tous décrivent la même femme, aux cheveux longs et bouclés, prise pour une catin."

"J'ai rencontré l'un des survivants ce matin." dit Mezhelan : "Il m'a raconté que la femme s'était enfuie lorsque des gardes l'avaient surprise. Qu'en est-il des deux autres ?"

"Le scénario est similaire. Hormis que l'un d'eux l'a mise en fuite après lui avoir asséné un coup de couteau." répondit le consul : "Malheureusement, les attaques se sont poursuivies les nuits suivantes… Ce n'était donc pas suffisant pour en venir à bout."

"Les victimes ne sont que des hommes, est-ce bien cela ?" demanda à nouveau Mezhelan.

"Oui." confirma-t-il.

"Voilà qui nous arrange…" réfléchit Mezhelan à voix haute.

"Vous plaisantez, Maître mage ?" intervint un autre consul, visiblement outré : "Le fait que ce ne soit que des hommes rend les choses beaucoup plus délicates pour nous. Malgré nos efforts, les rumeurs se propagent. Certains commencent à accuser leurs voisines, leurs sœurs et même leurs épouses. Si on en croit ces témoignages, nous aurions pas moins de sept vampires dans cette ville ! Nous craignons que des innocentes en fassent les frais sous peu, si cela n'a pas déjà commencé !"

Le mage répondit rapidement : "Pardonnez-moi, Monsieur, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Au regard de ce que vous m'expliquez, je comprends la gravité de la situation. Je pensais simplement qu'il nous serait plus facile de la piéger en tant qu'homme. Alors, j'espère que moi ou Johannes serons à son goût."

"Vous comptez servir d'appât ?" s'étonnèrent les consuls.

"Oui." reprit Mezhelan : "La ville est grande, et retrouver cette créature dans ces conditions sera difficile. J'imagine que ces attaques ne se produisent pas toujours au même endroit, n'est-ce pas ?"

"Non, mais elles se produisent toujours là où les prostituées sévissent." dit un consul, nerveux : "Et je vous assure, Maître, que nous ne tolérons pas ces pratiques, évidemment…"

"Pourquoi ?" demanda spontanément Johannes, levant un sourcil pendant que le mage tournait un regard interloqué vers lui.

"Parce qu'ici, nous respectons les lois de la couronne…" assura prudemment l'homme, comme face à une question piège.

Johannes savait que la prostitution ne se faisait jamais au grand jour, mais réalisa seulement maintenant qu'elle était interdite par une véritable loi. Il lança un regard perplexe sur Mezhelan, se rappelant leur première rencontre au bordel.

Comme pris d'un mauvais pressentiment, ce dernier s'empressa de rompre le silence pour déclarer au consul : "Évidemment, Monsieur, nous ne doutons pas de votre bonne foi. La prostitution n'est qu'un problème mineur en comparaison d'un vampire dans vos rues. Je suis ici pour cela et fermerai les yeux sur le reste, tant que vous nous fournissez toutes les informations utiles concernant ce monstre."

"Bien sûr, Maître…" assura ce dernier en se levant pour chercher un plan de la ville.

Les consuls, les visages marqués par l'inquiétude, échangèrent des regards lourds de responsabilité. Chaque attaque sapait un peu plus la confiance des habitants en leurs compétences. Ils indiquèrent finalement tous les quartiers dans lesquels ils avaient connaissance de ces pratiques et l'endroit où se trouvaient le croque-mort et les dernières victimes non inhumées. Puis, ils signèrent une lettre, un passe-droit au nom de leur consulat, permettant l'accès à tous les endroits normalement fermés ou interdits de la ville, avec la coopération des gardes.

Une fois la réunion avec les consuls terminée, Johannes et Mezhelan décidèrent de se diriger vers le quartier dans lequel travaillait le croque-mort, déterminés à obtenir des informations supplémentaires sur les victimes récentes. Et ils le suivirent rapidement pour descendre dans une grande cave sèche, dans laquelle Johannes était contraint de s'abaisser. L'entrée de l'endroit était sombre et dégageait une odeur de terre humide et de décomposition. Les murs étaient tapissés de vieilles étagères chargées d'outils rouillés et de bocaux contenant des substances indéfinies. Le froid stagnant dans l'air, dû à l'absence d'aération, aggravait le malaise de cette atmosphère macabre.

L'homme, bourru et excentrique, avait un cheveu sur la langue. Il pointa du doigt un corps étendu sur une table en bois grossièrement taillée, présentant sans détours : "Le gagnant de zette nuit…" puis indiqua un second corps étendu sur une dalle de pierre : "…Zelui d'hier."

Mezhelan leva un sourcil en interrogeant : "Et les autres ?"

Le croque-mort se tourna vers trois autres corps, recouverts de draps usés, dans un coin plus sombre de la cave : "Les thens continuent d'y pazzer même zans ze truc dans nos rues. Mais on n'garde thamais les cadavres longtemps, ils pourriraient."

Mezhelan ne répondit pas et s'approcha de l'un des corps pour l'examiner. Sa peau était pâle et marbrée, témoin d'une importante perte de sang.

Johannes regarda par-dessus son épaule. La morsure dans le cou était nette, la chair légèrement déchirée, avec des traces de sang séché autour de la plaie : "Est-ce que vous diriez que ça ressemble à une mâchoire humaine ?" demanda-t-il, en se frottant la tête après s'être cogné au plafond.

"J'thais pas trop. Les dents paraithent un peu longues, les canines particulièrement. Les rumeurs thur un vampire ne zont pas thorties de nulle part, vous zavez… thurtout qu'les cadavres qu'on m'a apportés étaient tou' vidés de leur thang." expliqua le croque-mort en croisant les bras.

Le mage manipula prudemment le cadavre, interpellé par la présence de marques de griffures sur les épaules et dans le dos, prouvant une lutte désespérée.

En inspectant la deuxième victime, le mage et le mercenaire constatèrent que sa mort paraissait similaire à la première. Le corps, étendu sur une table de pierre, montrait des signes identiques : une morsure profonde au cou, des griffures et des ecchymoses, signes d'une résistance vaine.

"Bien… je pense que nous avons tout vu." conclut Mezhelan, se redressant et essuyant ses mains sur un chiffon.

"Ouais, bon couraze avec vot' monztre. Moi j'retourne m'occuper de mes clients…" dit le croque-mort en se dirigeant vers l'un des corps.

Les deux hommes ressortirent de la cave, pendant que les rayons du soleil se posaient à nouveau sur eux : "On a peut-être vraiment affaire à un vampire…" remarqua Johannes en s'étirant, non mécontent de pouvoir se tenir totalement debout.

"Je dois bien admettre que je commence à le croire moi-même. Nous devrons rester vigilants…" confirma le mage.

"Qu'est-ce qu'on fait en attendant ? C'est pas comme si on pouvait espérer le débusquer de jour… ?" dit le mercenaire.

"Non… Allons manger, puis direction le lac." déclara simplement Mezhelan.

"Le lac ?" répéta Johannes avec incrédulité.

"Oui, pas pour pique-niquer. Je dois vérifier quelque chose, indépendamment de notre histoire de vampire." expliqua-t-il.

"Oh ? D'accord." accepta Johannes sans chercher plus loin.

Après avoir satisfait leur faim à l'auberge, Johannes et Mezhelan se mirent en route. Ils traversèrent divers quartiers de la ville, où les façades de différentes couleurs se mêlaient aux étals variés des marchands, et dont les odeurs et sons changeaient à chaque coin de rue. Ils croisèrent la cathédrale emblématique de la ville, ses flèches s'élevant vers le ciel comme des doigts pointant vers l'infini, avant de poursuivre leur chemin en direction du lac. Les ruelles étroites et sinueuses cédaient progressivement la place à des avenues plus dégagées et descendantes, signalant qu'ils s'approchaient de leur destination en contrebas.

À cette heure de l'après-midi, le lac se dévoilait sous un éclat doré, baigné par les rayons du soleil. Son étendue devait faire pas moins d'une lieue d'un bout à l'autre, et presque un tiers de sa superficie était encerclé par les habitations d'Iserlohn. Les petits bateaux de pêcheurs glissaient silencieusement sur ses eaux, tandis que les habitants vaquaient à leurs occupations le long des quais animés. La surface calme reflétait les façades colorées des maisons qui s'y miroitaient, créant une ambiance pittoresque. Des pêcheurs étaient également alignés le long des berges, s'adonnant à leur labeur quotidien, démontrant bien que la pêche jouait un rôle important dans leur routine. Un peu plus loin, on pouvait voir une petite cabane flottante avec des barques à l'ancrage, qui attendaient patiemment d'être mises à l'eau pour une balade tranquille sur les douces vagues.

Mezhelan fit les derniers pas au bout d'un ponton.

Johannes se planta derrière lui, légèrement confus. Puis, il l'observa en train de dessiner avec ses mains dans les airs, tandis que des fissures d'un violet éthéré apparaissaient à leur passage, comme si l'espace lui-même lui obéissait. Il l'avait vu faire ça plusieurs fois durant le voyage, mais n'en comprenait toujours pas le sens ou l'utilité.

Mezhelan se stoppa soudainement au milieu de son exercice, alors que les fissures plongèrent directement dans les profondeurs du lac.

"Qu'est-ce que… ça veut dire ?" interrogea Johannes avec curiosité, remarquant bien que ce n'était pas habituel.

"Je n'en suis pas certain, mais il semble y avoir un pôle d'attraction magique ici, dans le lac d'Iserlohn. Et tout me laisse penser qu'il en existe un deuxième dans la Forêt aux disparus, mais le vérifier risque de s'avérer compliqué…" raconta le mage.

"Ce serait… la météorite ?" s'interrogea Johannes à voix haute en venant à ses côtés.

"Si on se réfère à la croyance locale que vous m'avez rapportée, alors c'est très probable. Je pense que dans les profondeurs de ce lac repose quelque chose d'autrement plus gros et puissant que ça..." poursuivit-il en se tournant pour poser l'index sur la pierre de lune au cou du mercenaire.

"Est-ce que vous êtes en train de me dire qu'elle est magique ? C'est pour ça que vous la vouliez ?" questionna Johannes en baissant la tête sur son collier.

"Oui, elle attire et accumule naturellement l'énergie des éléments en elle. Les gens d'ici ont su remarquer sa singularité, bien qu'ils n'aient jamais compris en quoi elle l'était vraiment. Mais c'est pour cela que j'aimerais beaucoup m'en procurer une, elle pourrait augmenter ma magie." confia Mezhelan, les yeux rivés vers l'eau.

"N'êtes-vous pas déjà assez puissant ? Votre magie semble déjà tout dominer…" remarqua Johannes en scrutant le mage. Plus il le connaissait, plus le regard qu'il avait actuellement sur le lac l'inquiétait. Il pouvait comprendre qu'une pierre de lune n'augmenterait pas seulement sa magie, mais surtout son pouvoir. N'était-ce pas préférable si ces pierres étaient rares ? Le pouvoir entre de mauvaises mains pouvait rapidement devenir une calamité. Que se passerait-il s'il se rebellait un jour, s'il devenait incontrôlable ? Sans doute personne ne serait capable de l'arrêter.

Alors que ces pensées tournoyaient, une méfiance grandissante s'installait également, noircissant l'image qu'il avait de Mezhelan. Ses propres secrets le mettaient dans une situation dangereuse vis-à-vis de lui. Et son intérêt grandissant pour les pierres de lune devenait de plus en plus évident, révélant peu à peu des faiblesses dans leur alliance précaire.

Prochainement : Mezhelan

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