CONFESSION
Une minute de lecture
Ah ! si vieillir était comme un sous bois d’automne
Que l’on traverse à deux d'un pas calme et serein,
Avec des souvenirs heureux que l'on étreint
En regardant émus la feuille qui frissonne.
Je trouverais les mots pour éloigner les sorts,
Pour que le temps cruel sur toi n’ait pas de prise,
Et les dirais si bien que tu verrais, surprise,
Qu’il ne t’effleurerait qu’un peu, juste au dehors.
C'est ainsi que je veux rêver notre vieillesse,
Sans connaître jamais la peur que je confesse,
La peur de la douleur d'une épreuve de trop,
Qui pourrait malgré nous prendre son habitude,
Outrager notre amour et n'en faire bientôt
Qu'un côte à côte froid de cœurs en solitude.
Annotations