Chapitre 3

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Les nobles se délestaient de chaque mets, tous plus succulents les uns que les autres. Le parc était animé de gens de la cour qui dansaient au rythme de l’orchestre, et de quelques enfants qui jouaient entre eux, ou volaient de la nourriture sur les banquets.

Alors que Mera restait au bras de son mari en saluant les nobles qu’elle croisait, ce fut au tour de la famille d’Erelle de venir les féliciter. Monsieur d’Erelle, accompagné d’Adraïd et de sa sœur Calumna vinrent les voir avec un grand sourire. Mera fréquentait Adraïd depuis déjà sept ans, prétextant être meilleures amies.

  • Mademoiselle Mera, regardez comme vous semblez si épanouie ! Vous êtes si bien assortis, j’ai hâte de voir à quoi ressembleront vos petits bambins, gloussa-t-il avant de se tourner vers Octave. Monsieur le duc, vous êtes radieux, si je puis me permettre. Félicitations pour votre mariage, je pressens qu’il sera aussi beau que vous l’êtes.
  • Je vous remercie monsieur, répondit humblement Octave.

Adraïd s’avança vers le couple, et après une brève inclination, admit sans réellement sourire :

  • Je suis heureuse de vous voir si bien assortis. Vous formez un très beau couple.

Aors que Mera lui sourit discrètement, de manière à n’éveiller aucun soupçon, Octave renchérit :

  • Alors voilà donc Adraïd d’Erelle, la jeune femme dont me parle tout le temps Mera ! Vous êtes aussi belle que ce qu’elle dit, j’espère vous voir souvent au château.

Il ne put s’empêcher de faire un clin d’œil discret, et Adraïd écarquilla les yeux en regardant Mera sans comprendre. Alors que Calumna approchait, Mera expliqua très vite.

Octave est au courant de… de notre proximité. Tu... vous serez bien accueillis au château, quand vous viendrez prendre le thé avec nous.

D’une œillade entendue, Adraïd se calma aussitôt, et laissa place à sa sœur, qui complimenta aussi leur beau couple. Elle avait beau n’avoir que 14 ans, cette jeune fille ressemblait déjà à une dame de la cour dans sa toilette élégante.

Après une heure à saluer tout le monde, elle dut se forcer à sourire quand elle vit son frère arriver sur son cheval, en plein milieu des festivités. Immédiatement, il fut débarrassé de celui-ci, et reçut des dizaines de compliments sur son allure altière.

  • Mera, ma chère sœur, t’es-tu réellement coiffée ce matin ? Tu as triste mine. Enfin, me voilà ravie de ce mariage, pardonne mon retard, une affaire importante me retenait dans le sud. J’espère que tu te comporteras comme une vraie femme de la bourgeoisie à ta nouvelle demeure, ne nous déçois pas encore.

Elle hocha la tête en retour, mais en réalité, elle n’avait pas du tout envie de lui parler. Estor avait quelques années de plus qu’elle, et se prenait déjà pour un roi. Il avait épousé la princesse de Nomopie, et était accaparé de multiples tâches, le préparant à être roi. Devant les invités, il se montrait aimable avec Mera, mais la réalité était tout autre. Depuis leur plus tendre enfance, Estor avait toujours été le fils prodige, et elle, la ratée. Alors qu’il excellait dans tous les domaines et rendait fiers ses parents, Mera n’était doué que pour jouer de la luth et faire des bêtises. Et Estor jubilait de la sermonner, de lui reprocher son manque de sérieux, de la rabaisser sur ses passions. Il avait été un grand frère totalement tyrannique, et maintenant qu’elle était mariée, il agissait comme s’ils avaient toujours eu une relation bienveillante.

Octave adressa un hochement de tête à son beau-frère, et celui-ci se détourna pour aller parler à ses parents.

  • Ton frère a vraiment l’air odieux, constata tout simplement Octave, sans le lâcher du regard.

Mera ne répondit pas, mais elle était ravie qu’Octave l’ait remarqué.

Alors que la nuit prenait doucement place, le banquet battait son plein, déplacé à l’intérieur de la salle des fêtes du manoir de Janver. Tout le monde festoyait sans retenue, buvait, dansait, chantait sans s’arrêter. Les tables croulaient sous les cadeaux destinés au nouveau couple : bijoux, vêtements, or, et même des habits pour enfants…

La fête aurait pu continuer longtemps encore, mais comme le voulait la tradition des grandes familles de Deditac, les jeunes mariés allaient devoir se retirer. Un jeune héraut annonça solennellement à l’assemblée qu’ils allaient s’isoler dans leurs appartements, afin d’entamer le Rituel Pureté. Il s’agissait d’une coutume vieille comme les Fondateurs, censé nettoyer leur ancienne vie et rendre pure leur vie de couple. Durant cette période de 24 heures, ils ne recevraient ni eau, ni nourriture hormis des grappes de raisin et du vin. Ils devaient rester à l’écart de la lumière du jour, et du monde extérieur de manière générale.

Escortés par quelques domestiques, qui avaient déjà chargé les affaires personnelles de Mera, le couple quitta alors la salle, sous les regards amusés des invités restants. Certains murmuraient avec malice, pariant sur ce qui se passerait derrière les portes closes. Mera leva les yeux au ciel, déjà ennuyée à l’idée de passer une journée entière avec Octave, sans aucune autre distraction que leur suite. Enfin elle se consola avec l’idée que le vin réussirait peut-être à rendre la journée intéressante.

Pendant le trajet, qui parut interminable à Mera, l’ennui se mêlait à l’inquiétude. Ses ruminations tournaient en boucle, l’empêchant de profiter du paysage et du sommeil que le bercement de la calèche aurait pu procurer. Elle savait ce que signifiait ces 24 heures d’enfermement. Elle savait ce que tous les nobles faisaient durant cette nuit, et bien qu’elle ait essayé de ne pas y penser de la journée, toutes ses craintes retombaient maintenant. Elle devait donner un héritier à Octave, et elle savait que ce serait cette nuit, dans quelques heures à peine. C’était son devoir, son rôle, la raison même de ce mariage. Mais étais-ce une raison pour s’y résoudre ? Elle n’avait jamais eu personne d’autre dans sa vie qu’Adraïd, elle ne connaissait rien des relations avec un homme. Comment savoir ce qui lui ferait mal, ce qui lui ferait plaisir ? Comment donner à Octave du plaisir ? Mais surtout, ce qui lui tordait le ventre, c’était l’idée de trahir Adraïd, même le temps d’une seule nuit. Pourrait-elle encore appartenir à Adraïd après qu’elle ait laissé son époux découvrir son corps, découvrir chaque parcelle de sa peau, qui jusqu’à présent n’avait été réservé qu’à sa compagne ? Elle déglutit discrètement, fixant le paysage, accoudée à la vitre, espérant que le vin serait abondant et l’aiderait à oublier ses craintes.

  • Mera ? tout va bien ?

C’était Octave. Il avait sans doute dû remarquer son air maussade. Il semblait réellement inquiet, ce qui d’une certaine manière, la toucha.

  • Oui, je suis juste… un peu fatiguée. Et toi, ça va ?

A présent qu’elle le regardait, elle le trouvait dans le même état de détresse et de fatigue qu’elle. Elle était presque sur le point de rire.

  • Oui, moi aussi je suis fatigué. Et je ne me fais toujours pas au fait que je sois marié. Depuis ma naissance on me parle de toi, de nous, de nos familles et de ce que pourraient faire nos enfants. Je savais que ce jour arriverait, ma mère ne cessait de me faire un compte à rebours ces dernières semaines. Mais à présent que nous sommes vraiment réellement mariés, j’ai l’impression… je sais pas trop… que le but de ma vie est vraiment entamé. Que la seule attente de mes parents, leur seul rêve pour moi qu’ils m’ont promis depuis ma plus jeune enfance, se réalise. Et ça me fait un peu peur, parce que je ne sais plus trop quoi faire, maintenant que ce qu’ils attendaient de moi est fait. Enfin bien sûr, ils attendent aussi que je me comporte dignement, et que j’élève nos fils convenablement, mais c’est déjà un grand pas de mon avenir qui s’est réalisé aujourd’hui. Qu’en pense-tu ?

Mera garda le silence un moment, repensant aux termes qu’il avait utilisés. « Nos fils ». Il avait dit ça d’une telle manière qu’il semblait être sûr de n’avoir que des garçons. Ou alors pensait-il que s’il avait des filles, il ne les élèverait pas ? Il parlait de leurs futurs enfants, comme si c’était une banalité, à laquelle il s’était déjà préparé. Ce qui était sûrement le cas d’ailleurs, vu la manière dont il parle des attentes de ses parents. Néanmoins, Mera, elle, n’avait pas la même vision de la parentalité. Elle ne savait pas comment réagir en tant que mère, ne savait pas si elle préférait avoir une fille ou un fils, ni comment elle l’éduquerait. C’était un futur trop loin, trop effrayant, et en même temps si proche. S’ils consumaient réellement leur mariage cette nuit-là, elle n’aurait que neuf mois pour apprendre à devenir mère, alors qu’elle-même se sentait encore comme une enfant. Comment les mères géraient-elles si bien la naissance de leur enfant ? En prenant exemple sur la sienne, elle se rendit justement compte que sa mère n’avait jamais été très présente, que ce soit pour elle, sa sœur, ou son frère. C’était surtout les gouvernantes et les précepteurs qui s’étaient occupés d’eux. Leur mère ne servait qu’à leur donner des ordres, leur demander de bien se tenir et de ne pas lui faire honte. Jamais elle n’avait eu de geste maternel à l’égard de ses enfants. Et d’après ce que racontait madame Pourpoint, elle n’avait même pas allaité, c’était une nourrice qui s’en était chargé. Avait-elle envie de ressembler à sa mère lorsqu’elle aurait un enfant ? Certainement pas. Mais aurait-elle le choix ? jusqu’au premier anniversaire de son enfant, elle vivrait chez sa belle-famille, au château de Rimabelle. Et il était fort probable que ce soit eux qui lui dictent sa conduite vis-à-vis de l’héritier des deux familles. Elle le craignait, en tout cas. Octave attendait toujours qu’elle réponde, mais à cause de tous ses questionnements, elle avait oublié ce qu’il lui avait demandé.

  • Je suis désolée, tu disais quoi déjà ?

Il rit doucement, d’un rire empreint de fatigue, et répéta :

  • Toi aussi tu as cette drôle de sensation maintenant que nous sommes mariés ? Comme si c’était ce que tes parents t’avaient promis depuis ta naissance et que ça se réalisait enfin, sans savoir quoi faire ensuite ?
  • Oh… j’sais pas trop. En fait, j’essayais de ne pas y penser, de refouler ce mariage de mon esprit. Ne le prend pas mal surtout ! Mais c’est surtout que j’avais envie de profiter de ma vie avant ce jour, de profiter d’Adraïd et du peu de liberté que j’avais encore.

Il hocha la tête, pensif. Leur conversation se termina là, et ils arrivèrent au même moment au château.

Elle s’y était déjà rendu des dizaines de fois depuis son enfance, mais cette fois-ci, il lui fit un drôle d’effet. Elle ne le voyait plus en tant qu’étrangère, mais en tant qu’hôte. Elle allait vivre ici pendant presque deux ans.

Des hommes vinrent lui ouvrir la porte, et pour une fois, elle ne prit pas la peine de sourire et de faire bonne impression. Elle n’en avait plus la force. Heureusement pour elle, elle n’eut pas à sourire, Octave l’accompagna immédiatement à l’intérieur, suivit par ses parents qui ne prirent pas la peine de lui souhaiter la bienvenue ici. Silencieuse, elle suivit les valets qui la conduisirent à leur suite. Alors qu’ils déposaient les effets personnels de Mera dans les armoires, les parents d’Octave daignèrent enfin lui adresser la parole. La mère, Edelyne, adressa un sourire maternelle à la jeune mariée et expliqua :

  • Nos valets sont en train d’installer vos magnifiques draps, qui, soit dit en passant, sont brodés avec une délicatesse vraiment ravissante, je vous félicite de votre travail. Une fois cela terminé, vous serez donc libres de vous découvrir et de découvrir vos appartements, pendant les vingt-quatre heures suivantes. Tâchez de rendre ce temps libre utile. Nous viendrons vous ouvrir ensuite, profitez-bien !

Sur ce, elle n’attendit pas de réponses et les poussa à l’intérieur de l’immense suite. Les valets venaient de finir le lit, tout aussi grand que la chambre, et ils se retrouvèrent donc enfermés. Octave jeta un coup d’oeil aux draps, et se moqua :

  • Attends, c’est toi qui a fait ça ? Depuis quand tu sais broder ?

Elle s’approcha des draps à son tour, et vit, sans réelle surprise, qu’ils avaient effectivement été brodé de leurs initiales. La précision était admirable, on aurait dit le travail d’une fée. Elle sourit en repensant à madame Pourpoint, qui était déjà probablement arrivée au château elle aussi.

  • Non ce n’est pas moi, c’est ma gouvernante. Elle a dû broder ça pendant la cérémonie, c’est vraiment gentil de sa part…

La grande chambre était silencieuse, à l'exception du crépitement de la cheminée illuminant grandement la pièce sombre. Contrairement à ce qu’elle s’était attendue, la chambre était vraiment très grande, mais n’avait pas de salle d’eau. Était-ce seulement réservé à eux, ou bien toutes les chambres étaient séparées de la salle d’eau ? La suite était composée d’un premier petit salon qui faisait aussi office de bibliothèque, puis d’une chambre dont le lit à baldaquin prenait presque toute la place, et enfin d’une petite salle pour les besoins intimes.

Au centre du petit salon, la table basse était remplie de bouteilles de vin et de grappes de raisins. Il y en avait de toutes les sortes, et cela éveilla en Mera un appétit immédiat.

  • C’est incroyable… regarde toutes ces bouteilles ! S’exclama-t-elle à Octave. Je vais en boire une toutes les heures, tiens !

Amusé par son enthousiasme, ce dernier leva les yeux au ciel et s’installa dans un des fauteuils en poussant un soupir d’aise.

  • Mera… tu sais que le vin ne se boit pas comme ça ? Il se boit avec élégance et raffinement… une bouteille par heure c’est tout sauf raisonnable, dit-il d’une voix bienveillante en se débarassant de sa veste.

Elle leva les yeux vers lui, un sourire malicieux sur le visage et haussa les épaules en ouvrant une première bouteille.

  • De toute façon, je n’ai jamais été quelqu’un de raisonnable donc tant mieux !

Disant cela, Mera se saisit d’une première bouteille qu’elle ouvrit aisément et leur servit tour à tour un verre bien rempli, puis s’asseya sur le tapis près de lui.

  • Tout de même, il vaut mieux ne pas boire à outrance, c’est plus prudent, contredit Octave sans refuser tout de même la coupe de vin.
  • De toute façon, c’est pas comme si on avait vraiment d’autres occupations, argua-t-elle après avoir bu une première gorgée. Si Adraïd avait été là, elle aurait été d’accord avec moi. Et même, elle m’aurait servi encore plus de vin.

Le prénom d’Adraïd passa les lèvres de Mera sans même qu’elle y pense. Octave la regarda curieusement, un sourcil froncé.

  • Tu l’aimes vraiment, n’est-ce pas ?

Elle ne répondit pas, et vida presque d’une traite son verre, le regard fuyant. Elle ne souhaitait pas aborder le sujet d’Adraïd ici, seule à seule avec son époux. A chaque fois cependant qu’elle osait parler d’Adraïd, elle avait l’impression qu’il était… différent, sans qu’elle ne sache dire pourquoi. C’est vrai, quand ils avaient 11 ans il lui avait avoué qu’il était amoureux d’elle, mais en 10 ans, il avait eu le temps de l’oublier, n’est-ce pas ?

  • Évidemment que je l’aime… mais c’est hélas une relation impossible. Je le sais et je l’ai toujours su, mais… ça me fait du mal. Adraïd est différente de moi, elle reste persuadée qu’on peut sortir ensemble. Qu’un jour tout changera, qu’il y a une solution à notre couple. Elle est tellement crédule…

Il ne répondit rien, la regardant essuyer discrètement une larme rebelle. Elle se servit aussitôt nu autre verre de vin, et commença à le boire, le regard fixé sur les flammes dansantes de la cheminée. Le vin était bon, il était différent de celui qu’elle buvait habituellement, étrangement plus amer. Mais c’était délicieux, et bien qu’elle le but rapidement, elle savourait tout de même chaque gorgée.

  • Tu sais, c’est vraiment gentil de ta part de l’autoriser à me rendre quelques visites. T’es un type bien, en fait.

Il rit, d’un rire gras et fort, de ceux qui donnaient envie à toute la pièce de rigoler avec lui, et répondit en la couvant d’un regard attentionné :

  • Évidemment que je suis un type bien, je te rappelle que je suis le neveu du Roi en personne ! J’ai été éduqué pour être parfait, et m’élever à un rang que même toi ne pourra jamais atteindre, misérable femme.

Alors que Mera se retournait brusquement pour l’assassiner du regard, elle comprit à son sourire qu’il plaisantait. En gloussant, elle lui donna une tape sur la jambe, mais il ne cilla presque pas. Quand ils revinrent au calme, Mera en était déjà à son troisième verre, tandis que lui, venait de finir son premier. Elle ôta ses chaussures à talon et frémit de bonheur quand la douleur de ses orteils s’éteignit. Les pieds sur le tapis, devant la cheminée, elle était enfin aux anges. Elle appuya sa tête contre le sofa et admira le plafond d’un air béat.

  • La fresque est magnifique, énonça-t-elle.

En effet, le plafond était recouvert d’une immense peinture représentant une scène mythique des Premiers Fondateurs. Il s’agissait là de l’enterrement de l’ancien roi, Moar. Les cinq Fondateurs entouraient le tombeau de leur père. Ils étaient facilement reconnaissables. Sanuel, l'aîné, se tenait droit, plus grand que tous ses frères et sœurs, et tenait la main d’un petit garçon ; son fils Benedicte. Friena, sa jeune sœur, faisait presque la même taille que lui, malgré leurs 4 ans d’écart. Elle était représentée par une robe du même rouge que la tunique de Sanuel, et tournait justement son regard dans sa direction, comme empreint d’une grande admiration. Nomope et Sappho, les jumeaux, se tenaient la main. Le premier était vêtu d’une tunique colorée, et arborait fièrement sa longue chevelure rose. Quant à la deuxième, elle avait une coupe à la garçonne, et ne portait qu’un pantalon sombre, surmonté d’un haut qui recouvrait à peine sa poitrine. Et enfin, Dedit, le plus jeune de tous, à peine sorti de l’adolescence, avait revêtu un costume noir et gris, et avait la mine sombre. Son crâne chauve avait été tatoué entièrement en noir. Les Cinq Premiers Fondateurs, assistant à la séparation du royaume de leur père. Le moment le plus important de l’histoire, là où tout commença.

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