Journal Silence

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Note d'Ilia :

N'étant pas présente sur le vaisseau et devant me contenter des écrits de Phyros, soit pas grand-chose quand il ne se bat pas, hormis beaucoup trop de pages sur comment il passe son temps avec Silence, je me suis dit que cela pourrait être intéressant de vous partager le point de vue de Silence. Les méta-humains et leur manie de raconter leur vie... et surtout les méta-humains et leur incapacité à ne pas copuler s'ils restent un moment ensemble !

On débarque d'ici quelques jours d'après Taric, et je suis étonnamment perdue. Entre la possibilité de partir ou de suivre Phyros, ici tout est simple mais cela ne peut durer éternellement. Me retrouver seule dans une galaxie que je ne connais que par le biais de la religion me semble périlleux. Mais Phyros, je ne sais pas, c'est étrange.

Sur l'arche, il cachait sa peur par sa désinvolture et son comportement nonchalant surjoué. Quand tout commençait à chauffer de partout, il avait cette façon de garder son calme et une détermination qui étaient hypnotiques. Et là, sur ce vaisseau, il est un ado. Dès que Taric ou moi parlons de sujets plus sérieux, il trouve une excuse pour partir. Si on parle de son statut de phoenix ou de la suite des événements, il joue l'idiot, feignant de ne pas prendre tout cela au sérieux.

Je ne peux qu'admirer la patience de Taric face à ce spectacle quelque peu ridicule. En parlant avec lui, il semble surtout penser que Phyros a peur et que c'est sa façon à lui d'affronter cette réalité et qu'il faut lui laisser du temps. Je crois que la patience n'est pas une de mes meilleures qualités. Mais cela me laisse perplexe face à ce personnage qui, durant toute mon éducation, on m'a appris à le haïr autant que le servir pour mieux le tuer.

Cette dualité est à la fois drôle et touchante. Pendant les séances de musculation, il y met une telle énergie, presque une colère envers son propre corps et lui-même, soulevant des masses totalement disproportionnées. En lui se cache, la pulsion de folie des phoénix décrits dans les histoires. Et à côté, il y a un ado étonnamment adorable et touchant par bien des aspects, tant dans son ignorance surjouée que dans son empathie pour les autres. Il passe des heures à créer des machines de musculation pour moi et des heures à chercher des livres et autres archives religieuses pour Taric.

« Ça vous sera peut-être utile, si vous avez besoin d'autre chose, dites-le-moi. »

Il n'y avait pas de sous-entendus ou d'attente de quelque chose en retour, non, il semble vraiment vouloir prendre soin des autres. C'est perturbant dans cette galaxie. Mais dès que son visage se barre de colère et que l'étincelle de folie apparaît, alors dans notre salle de sport improvisée, il a un aspect purement terrifiant. Il avait récupéré une masse musculaire impressionnante en si peu de temps et il feignait bien l'idiot. Souvent, il fait semblant de ne pas entendre les personnes, alors qu'il entend très bien Brume ronfler à cinq cabines de distance. Sa vue, son odorat, tous ses sens sont décuplés chez lui. C'est une créature façonnée par les dieux mais il arriverait presque à le faire oublier à tout le monde avec ses airs benêts d'ado. Il a réussi à faire ouvrir à Taric une conserve car il n'y arrivait pas.

J'avoue être curieuse, même extrêmement, de la suite des événements.

Par contre, note à moi-même, laisser la possibilité à Phyros de me faire l'amour était un choix à double tranchant. Il a une libido qui semble sans fin. C'est à la fois extrêmement excitant et jouissif mais c'est aussi un risque de me retrouver à plus pouvoir marcher après cette affaire. J'ose à peine regarder ma fente intime... oh et puis merde, je ne suis plus une servante rouge à jouer la prude, ma chatte. Tellement il semble avoir pris possession des lieux et qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère.

Je ne vais pas me plaindre, il sait comment me faire jouir et pas qu'une fois mais physiquement il n'est pas le plus délicat et assume entièrement ses plaisirs. Oui c'est étrange de le voir passer autant de temps à se shooter à ma chatte et à la fois excitant. Et j'avoue jouer volontiers à le provoquer, il faut juste en assumer les conséquences.

Faire tomber sa robe dans un couloir et oublier qu'il peut sprinter à une vitesse absurde était clairement une délicieuse bêtise. Heureusement que Taric ne passait pas par là. Phyros adore bloquer mes jambes serrées pour me pénétrer et se me retrouver plaqué contre une cloison de coursive, sa queue m'empalant sans la moindre délicatesse, était terriblement jouissif. Même dans sa brutalité, il avait un aspect mignon. Il faisait toujours en sorte de ne pas faire mal, empli de petites attentions pour que ce soient des moments de plaisir total.

Dans ces moments, l'ado nonchalant laissait place à la deuxième facette de Phyros. La partie bestiale, sans peur et charismatique qu'on suivrait dans un nid d'affamés. Avec cette facette, j'avais juste envie de me laisser aller entre ses bras et sa virilité quelque peu destructrice pour ma chatte. Contre cette coursive, plaquée, baisée comme ça, cette chose avait un aspect hypnotique et rassurant que je ne saurais trop expliquer. Enfin si, j'adore la pénétration pour une femme. Je trouve l'aspect d'être prise et pénétrée extrêmement jouissif et ce ne sont pas les longues chevauchées que m'offre Phyros qui vont me déplaire.

Et le plus excitant dans l'affaire, c'est que quand je n'ai plus envie ou que je n'ai pas envie, il l'accepte sans aucune arrière-pensée ou quoi que ce soit. Et ça, c'est perturbant vis-à-vis de mon éducation et des histoires qu'on m'a racontées tout au long de ma vie sur les seigneurs phénix.

Depuis que je lui offre mon corps avec grand plaisir, étonnamment la folie dans son regard semble quelque peu moins présente. Sauf hier soir, en allant me coucher, Phyros me regardait avec un visage effrayant l'etincel de folis dans son regards. J'ai instinctivement glissé ma main sur le couteau dans l'un des plis de ma robe. La situation était extrêmement malaisante au début.

— Désolé de te demander ça en fait, j'ai l'impression d'être un connard là. On arrive bientôt et après six mois sereins.... là je sens comme je ne sais pas.....une sensation que je ne maîtrise pas et que j'aime pas.

— La peur ?

— Non, ça j'aurais fait une blague débile.

— La colère ?

— Ça, j'ai la fonte.

— La peur ?

— L'inconnu, ce qu'on va trouver sur cette station, si je suis pas à la hauteur, si je te fais tuer toi et Brume, j'aime bien cette boule de poils fumante qui n'écoute rien.

J'ai été servante formée à écouter et comprendre les problèmes des autres et face à moi, j'avais les deux facettes de Phyros réunies en une. La chose qui dormait en lui faisant surface confrontée à l'ado qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait. J'ai relâché ma prise sur mon couteau et lui faisais signe de rentrer dans ma cabine.

— Tu veux faire l'amour pour chasser tout ça ?

Ça fera que quatre fois aujourd'hui.

— Non, je peux juste m'allonger sur tes cuisses ?

Je fis glisser ma robe à mes pieds et m'assis sur mon lit. Phyros vint se poser doucement sur mes cuisses.

— Dis, tu me tueras quand ces choses qui dorment en moi deviendront ingérables ? J'ai pas envie de faire de mal aux personnes auxquelles je tiens. C'est là, comme endormi, propageant son venin dans mon cerveau, tu tiendras ta promesse si je perds pied ?

— Promis.

Il me faisait de la peine ici perdu, il n'était pas effrayé de se battre contre un affamé à main nue, mais de lui-même. J'aurais parié entendre les bruits de pas de Taric dans le couloir alors que le chemin de sa cabine n'était pas sur le chemin. Derrière son air de capitaine papa, il veillait au grain.

— Lever de la fonte me calme, faire le con éloigne artificiellement cette connerie en moi, mais le plus efficace étonnamment et pas de baiser, mais simplement être là, c'est rassurant. Mais j'ai l'impression de faire de toi une nouvelle servante rouge et ça me met mal à l'aise.

Je n'ai pas la sensation d'être ta servante, tu es sûrement ce qui peut se rapprocher d'un ami pour moi, je ne me suis pas sentie forcée, t'en fais pas.

— Merci, au pire je serais allé voir Taric, je suis sûr qu'il est doux.

La pièce pouvait vite tourner avec Phyros.

  • Et Brume, si je n'ai pas de bouffe dans la main, ce foutu cabot m'ignore complètement. Et il faudrait que je le lave, là il ne sent pas vraiment la princesse.

Et pendant vingts minutes, il se mit à utiliser sa meilleure stratégie contre la peur : raconter tout et n'importe quoi sans le moindre sérieux.

Et une fois Phyros rassuré et allant mieux, il ne lui fallut pas plus longtemps pour que sa langue tente de se frayer un chemin dans les vallées sinueuses de mes lèvres intimes, que je lui offris sans une once de doute. La bêtise de Phyros était étonnamment excitante. Je n'étais pas une grande fan des cunnilingus mais se faire bouffer la fente par une langue brûlante au sens propre de Phyros était tout à fait différent et il y mettait une fougue et une envie à me faire crier de plaisir. Et ce con savait pertinemment quand je commençais à prendre mon pied et savait quand s'arrêter pour ne pas me faire jouir et me faire languir de plaisir.

Dès que mon orgasme arrivait, sa langue se séparait de mon clito, en le regardant il se shootait le cerveau à l'odeur de ma chatte et avant que je puisse signer ma frustration, ses bras dans un mouvement fluide me retournaient à quatre pattes et redressaient mon cul. Avant même de pouvoir reprendre mon souffle, je sentais toute sa fougue prendre possession de son territoire avec son habituel méthode de me serrer les jambes loin de me déplaire. Il avait ce je-ne-sais-quoi de brutal et doux en me prenant de la sorte qui était délectable. Et il avait ce je-ne-sais-quoi qui lui permettait de savoir où j'en étais de mon orgasme et il en jouait beacoup avec.

Me faire prendre m'excitait mais avait tendance à m'éloigner de l'orgasme, et à ces moments-là sa queue sortait de mon fruit fendu pour venir se shooter à l'odeur de ma chatte avant de me lécher. Comme soufflant sur les braises de mon clito et ce con s'arrêtait toujours juste avant l'orgasme pour me reprendre bestialement. Il adorait faire ça et moi encore plus le subir. Il me faisait monter en pression au bord de l'implosion. Au fond, je crois qu'il prenait un plaisir total à me voir flancher de plus en plus et devenir sa marionnette qu'il baisait et l'idée me plaisait bien, dans l'intimité j'aime m'offrir à mon partenaire et Phyros répondait plutôt bien à ce critère. Je ne sais comment il savait reconnaître le moment où tout devenait un mélange étrange dans mon corps entre l'envie de jouir, de pisser, de tout abandonner mais à ce moment-là, il glissait toujours une de ses mains sur mon clitoris et déclenchait une cascade de plaisir incommensurable.

Et j'allais encore dormir dans un lit trempé et non, je n'irais pas dans sa chambre cette fois, c'est un piège et un coup à ne pas dormir même si ce n'est pas foncièrement déplaisant. Je me retrouvais affalée sur mon lit noyée de plaisir, le plaisir brûlant de Phyros inondant mon fourreau.

— Tu veux un lit sec peut-être ?

— Non, pas cette fois Phyros, je te connais.

Ai-je respecté ça ? Non. L'ai-je regretté le lendemain à être crevée toute la journée ? Oui. Recommencerai-je jusqu'à ce qu'on sorte de ce vaisseau ? Sûrement.

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