Eros : Retour 2/2
On trinquait avec notre liquide grisâtre sans goût.
- Ca semble sympa ici hormis qu'on sait que la boss est un androïde.
Elle finit son verre.
- Les deux chefs cuistots, ce sont des gros pervers qui matent ?
Je n'eus guère le temps de me repondre qu'elle glissa sous la table avec fluidité et elle n'eut guère de mal à trouver le chemin de ma queue avec ses mains.
- Musqué et plein de transpiration, j'adore.
- Je crois que t'as laissé ton canal synaptique ouvert.
- Je sais, c'est ça que ça t'excite on dirais. Je vais la décalotter ta bite, ton gland semble si renfermé, le pauvre. Laisse ton canal ouvert synaptique ouvert aussi .
- Volontiers, au point.
De deux doigts, je sentis ses mains se mettre en action et doucement découvrir mon gland, et je sentis le souffle de sa respiration.
- J'adore, avec seulement deux doigts et moi à genoux, te voilà dur comme jamais.
- Je vais te péter le cul, t'étouffer avec ma queue.
- La connexion, Phyros, la connexion.
- Oh pardon.
- Tu penses toujours ces vilaines choses quand tu me prends.
- Il s'en passe des pulsions, mais ce ne sont que des pulsions.
- C'est trop mignon que tu te contrôles.
- T'as dit que tu m'égorgerais si je perdais le contrôle, ça aide pas mal.
- Putain, cette bite, j'ai envie de la bouffer.
- La connexion, Silence, la connexion.
- Oh, ta gueule.
Je sentis ses lèvres englober mon gland avec douceur et sa langue danser à la base de mon gland.
- C'est vrai qu'il en a une imposante, bordel, et il veut que je m'étouffe dessus, et puis quoi encore ? Par contre, bien crade, j'adore.
- Salope, tu suce comme une déesse.
- Merci pour le compliment, mais la salope a un patronyme, je déteste me faire traiter ainsi.
- Désolé, Silence.
- J'espère bien non mais ! Putain, c'est vrai, j'adore le goût de ta bite et que je suis un peu beaucoup une salope. Et merde oublie ce que je viens de penser, bordel, j'adore sucer.
Et elle suçait divinement bien avec une douceur absolue, sa langue était toujours au bon endroit pour m'exciter. Avec ça, elle faisait de légers mouvements de va-et-vient sublimes en sensations.
- Putain, je vais t'enculer, te faire crier.
- Tant que ça reste dans ta tête, c'est légèrement excitant, je dois avouer.
Un bruit dans une coursive me fit sursauter. Deux membres d'équipage venaient d'entrer, l'un affairé à faire plaisir à son partenaire avec envie, suivi d'une fille.
- Les gars, ce n'est pas pour vous sucer mutuellement que je vous ai invités dans ma piaule.
La voix me fit sourire, c'était Irvine. Elle se tourna vers moi et regarda la bosse sous ma tenue noire.
- Salut Phyros, je vois qu'on s'occupe déjà de toi, une prochaine fois.
Elle poussa un cri quand un de ses deux acolytes la pencha sur une table pour la prendre.
- Il se passe quoi là-haut ?
C'est vrai que Silence ne voyait rien sous ma toge et devait crever de chaud.
- Les activités nocturnes standard du Phœnix.
- Je veux voir ça.
Elle sortit de sous ma toge, le visage rouge et transpirant.
- Oh, la salope, ils la prennent en double pénétration.
- C'est le terme technique, je crois.
- On peut continuer dans ta cabine, pas trop mon délire ce genre de truc.
Je la saisis par la taille et la lançai sur mon épaule.
- Putain, tu fous quoi ? Ah, d'accord, ça me va.
Et je soulevai sa tunique, exposant ses fesses et son sexe.
- Enfoiré, j'adore ça.
- À une prochaine, Irvine.
Elle semblait trop occupée à gémir pour me répondre. Sur le chemin vers ma cabine, je ne pus m'empêcher de fesser le cul exposé de Silence et de commencer à prendre des shoots de ses odeurs intimes.
- Putain, ça me rend dingue, l'odeur de ta chatte.
- C'est que de la mouille et de la transpiration, imagine quand ta queue l'aura ravagée.
- Tu veux finir à quatre pattes dans un couloir ?
- Pas cap!
Le temps qu'elle réalise qu'elle avait pensé tout haut, elle était à quatre pattes dans la coursive.
- C'est de bonne guerre, prise à mon propre jeu, par contre, l'exhib', c'est pas mon truc.
- J'ai pas vraiment pris le chemin le plus rapide pour aller à la cabine.
- Tu voulais me baiser dans les coursives.
Pour seule réponse, elle eut mon gland se frayant un chemin entre ses lèvres intimes inondées jusqu'à la garde, en maintenant fermement ses cuisses. Et je ressentis de plein fouet une onde synaptique étrange, un plaisir que je ne connaissais pas, qui à chaque va-et-vient déclenchait un plaisir que je ne connaissais pas.
Un petit message s'afficha sur ma rétine : "Petit bidouillage de vos capteurs synaptiques, de rien, Ilia."
À chaque coup de reins, une vague de plaisir étrange me parcourait, une sensation de laisser aller en totale contradiction avec mes pulsions de contrôle.
- Bordel, c'est quoi ça, putain ?
Les pensées de Silence étaient noyées de plaisir et de surprise, suivies d'un puissant cri de gémissements parcourant mon esprit. J'allais clairement pas me plaindre d'entendre le doux chant du plaisir de Silence.
- Une mise à jour d'Ilia.
- Elle met à jour autant qu'elle veut, alors.
Ce n'étaient pas les longues vagues de pulsions de plaisir qui me parcouraient qui diraient le contraire. Elle suivaient le rythme de mes coups de reins et de ses gémissements sporadiques. À chaque fois que ma garde claquait contre ses fesses, un léger pic de plaisir plus fort arrivait. Je ne pus m'empêcher de sortir ma bite pour voir Silence à quatre pattes, offerte, c'était tellement plaisant.
- Oh putin, c'est un régal, ces vagues de plaisir bestial de domination, je comprends mieux pourquoi tu mates autant ma chatte et mon cul.
Elle creusa son dos et força la cambrure.
- Ah oui, ça t'en fait des choses, une simple petite cambrure.
- Tu joues avec le feu, Silence.
Elle se retourna et se mit à genoux devant moi, prit mon sexe avec une main avant de se mettre à me sucer. Le plaisir changea, d'un coup, des vagues plus sereines, des vagues de partage, du plaisir de donner. Elle planta ses yeux dans les miens.
- C'est jouissif de sentir ton esprit de brute dominante, ces pulsions de destruction, et voir à quel point tu te contrôles. Là, je sens toutes tes envies de me saisir la tête, de m'étouffer avec ta queue, mais tu n'en fais rien. Tu étais noyé de pensées à m'enculer, mais tu me prenais en levrette sans qu'à un moment il y ait une once d'envie de passer à l'action. C'est perturbant et tellement excitant.
Elle glissa lentement sa bouche sur mon sexe jusqu'à la garde, et une sensation de contradiction me frappa, un plaisir de donner mêlé à une sensation d'étouffement mélé à mon plaisir, avant qu'elle ne ressorte ma bite de sa bouche et se relève.
- Un lit, c'est plus confortable que les couloirs, je pense.
Disait Silence en se relevant. Je la guidais jusqu'à ma cabine sans détour cette fois-ci. À peine rentrée, elle fit tomber sa tenue rouge et moi la mienne. Elle alluma une tige d'encens, s'allongea sur le lit et écarta les jambes.
- Je veux savoir ce que ça te fait de me bouffer la chatte.
Elle relâcha une grande volute d'encre. Et il m'en fallut pas plus pour me glisser entre ses jambes et assouvir ma pulsion préférée, me noyer de son intimité. Je pris une grande inspiration, puis une autre. Sa sensation de curiositée mêlée à mon plaisir se confrontait agréablement.
- Wow, je ne savais jamais que c'était un pur plaisir de domination de ta part de sentir ma chatte. Cette sensation d'appropriation de contrôle est terriblement excitante, je dois l'avouer.
Elle saisit ma tête avec force et plaqua mes lèvres sur sa chatte pour lécher son clitoris, ce qui me fit vibrer d'un plaisir qui m'était inconnu. C'était une expérience tout à fait singulière, cette connexion tout en explorant ses lèvres intimes avec les miennes. Ce qui me permit de bien comprendre les zones les plus érogènes de Silence. Ses lèvres intimes, c'étaient de lentes vagues de plaisir, l'entrée de son sexe, des pulsions plus brutes, et son clitoris, des vagues de plaisir terriblement puissantes. Une sensation de plaisir m'envahit. La sensation de plaisir montait, noyant mon cortex cérébral d'informations que je n'avais jamais senties.
— Ramène ta queue dans ma bouche, je veux jouir en même temps que toi.
Je ne me fis pas prier et m'allongeai inversément à elle, mon sexe directement engouffré par ses lèvres avant de me remettre à la lécher. Je saisis fermement ses cuisses et des vagues de plaisir multiples me noyaient dans une béatitude que je ne connaissais pas. Mais une chose est sûre : quelque instant plus tard, une explosion de plaisir qui m'était inconnue me parcourut tout entièrement au moment où elle jouit et moi aussi. Un mélange de paradoxe total de plaisir des plus délectables.
Une fois mon esprit reconnecté, je me fis rouler sur le côté.
— Bordel, c'était intense, Silence.
— Oui, très intense même.
On alluma tous deux une tige d'encens.
— T'es une vraie brute dans ta tête au lit, c'est grisant d'entrevoir cette bestialité.
— Et toi, tu es tellement calme, tu fais comment ?
— Je me laisse porter, ce qui semble bien en adéquation avec toi.
— Par contre, je veux avoir des orgasmes féminins maintenant.
— Les masculins, c'est pas mal, plus brutal, surtout quand tu as du foutre qui coule dans la bouche, c'est une expérience terriblement excitante.
— Pareil avec ta mouille et ton laisser-aller total.
— Par contre, je suis vidée, pas de deuxième round ce soir.
— Dommage, je t'aurais bien fait l'amour dans la douche.
— La connexion Phyros, tu ne l'as toujours pas coupée.
— Je sais.
On resta un long moment à fumer sans rien dire, juste nos esprits planant dans une béatitude totale.
Elle se leva du lit et me regarda.
— T'avais pas dit une douche ?
— T'avais dit pas de deuxième round.
— T'as dit que j'étais une salope, alors assume.
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