Une vie de pirate 1/?

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La boss n'avait que rarement tort et le lendemain, l'ambiance était redevenue bien étrange. Au réfectoire, les membres parlaient à voix basse. La plupart me regardaient étrangement, pareil pour Silence. Le seul qui s'en sortait bien, c'était Brume, qui troquait de la nourriture contre des grattouilles derrière l'oreille. Puis retour à la vie du Phœnix : entraînement, leçons de choses sur le vaisseau, entraînement, simulation d'abordage, nourriture, dodo.

Ceux qui me cherchaient des noises essayaient de régler leur compte pendant les simulations d'abordage, mais mon ange gardien, qui était le Boucher, veillait au grain et je savais à peu près me défendre. Après avoir envoyé cinq membres d'équipage qui pensaient que me casser la gueule résoudrait tous leurs problèmes dans la vie, ils se contentaient de m'éviter.

Thorgar m'avait réaffecté à la même équipe d'abordage que quand j'étais parti. Les jumeaux un peu tarés, Irvine, notre médecin d'urgence, était mise en binôme avec Silence. Le tout accompagné de mes quatre francs-tireurs, pas vraiment bavards mais qui suivaient les ordres sans rechigner. On avait même droit à un treizième membre d'abordage avec Brume.

Je passais pas mal de temps à m'entraîner avec ma boule de poils, pour qu'il me suive au pas et ne gêne personne dans les coursives étroites du vaisseau pendant les futurs abordages. Et Brume obéissait bien, enfin presque.

Deux groupes se distinguaient parmi les membres d'équipage : ceux qui pensaient que j'étais à l'origine de tous leurs malheurs et les autres, juste contents que les abordages allaient reprendre. Thorgar et la Boss semblaient confiant que dès le prochain abordage, tout allait se décanter.

Quant à Ilia, elle fouillait dans l'ordinateur qu'elle avait décrypté et fournissait au compte-gouttes des informations à la Boss et Shargs. Mais sur un réseau secret qu'elle avait monté, elle me transférait, à moi et à Silence, une quantité astronomique d'informations dont je n'avais strictement rien à faire. L'histoire de la grande guerre et la religion, j'avais eu ma dose, mais Silence pouvait passer des heures entières à écouter Ilia.

Pendant ce temps, le doc avait conclu que l'autel religieux en pyrodividium contenait bien les éléments pour recréer des Affamés en laboratoire, à un petit détail près. Il faudrait une technologie qui n'existe plus de nos jours pour mener à bien leur création. Des sortes de cuves génétiques qui permettent de couper et assembler de l'ADN. Les Affamés que les religieux avaient recréés étaient une version bien moins complexe et dangereuse. L'autel faisait mention de quatre autres autels qui devaient contenir les informations pour fabriquer les fameuses cuves.

Cela confirmait que l'énorme base de connaissances d'Ilia disait vrai. Quand les dieux ont été mis à l'exil avec obligation de faire disparaître toute trace de leur technologie, ils l'avaient gravée en secret leurs connaissances sur les autels en pyrodividium. Mais le fait est que les religieux avaient quand même réussi à recréer ces saloperies, une version largement suffisante pour rayer de la carte une mégalopole entière.

Les jours se ressemblaient et tout le monde attendait de recevoir le message de la Boss.

Abordage dans cinquante heures.

Une énergie palpable se mit à gagner tous les membres d'équipage. Avec Silence, on rajouta des plaques de renfort à nos tenues en tissu et on récupéra nos casques d'abordage, avec leurs lentilles orange feu. Il était temps que tout le monde se remette à craindre ces casques et le Phœnix.

Thorgar fit un beau discours pour présenter le plan.

— On a notre cible, le vaisseau de transport Chaîne Brisée. Un vaisseau carcéral. On va en prendre le contrôle. En ce moment, la Capitainerie est partout dans l'espace, alors on ne pourra pas simplement s'accoster au vaisseau et en prendre possession. On va utiliser les sarcophages.

Une vague d'excitation traversa le vaisseau.

— Les sarcophages, c'est quoi ?

Me demanda Silence, par communication synaptique.

— Imaginez une boîte en tôle équipée d'une foreuse à l'avant avec quatre personnes à l'intérieur. On charge le tout dans des lance-torpilles et on est propulsés à plusieurs milliers de kilomètres à l'heure vers l'autre vaisseau.

— On va crever avec l'accélération.

— On est noyés dans un gel à l'intérieur du sarcophage qui absorbe l'accélération, mais on ne peut pas respirer. Mais ça dure pas plus de trente secondes, le vol dans l'espace.

— Me voilà rassuré, dis donc.

Thorgar appela les chefs de groupe un à un pour leur donner les détails de leur mission.

— Phyros, vous serez la deuxième équipe de fer de lance avec moi. Notre mission est simple : foncer à la salle de contrôle, prendre possession du vaisseau et faire une fronde dans l'espace pour que personne ne nous trouve. Ne le dis à personne, mais la Boss semble très inquiète que la Capitainerie débarque. Il faudra faire très vite.

— On fonce et on tue tout.

— C'est ça.

Je retournai voir mon groupe d'abordage. Tous avaient leur équipement au complet et leur casque sur la tête. Je mis le mien. Ilia créa les canaux de communication. J'ouvris un canal avec mon équipe.

— Bon, on est en fer de lance avec Thorgar. Je vais pas vous faire un dessin. On couvre son binôme et on transmet les informations. Il va y avoir pas mal de résistance avec les gardes. On réfléchit pas, on tire, et surtout, comme dirait le Boucher, on baisse la tête !

— Pas très inspirant et banal, déçu pour son discours d'encouragement, dit l'un des jumeaux.

— Pareil, ça manquait de conviction, répondit le deuxième jumeau.

— Pas mal de progrès à faire, ajouta le Boucher.

— Vos gueules.

On se dirigea sur les ponts inférieurs où se trouvaient les lance-torpilles et les sarcophages, de gros blocs de tôle noire avec leur foreuse à l'avant.

—Ça porte bien leur nom, au moins, me dit-il en silence.

Leur nom, c'est surtout que ça fonce tout droit sans moyen de guidage. Si la Boss rate le tir, on crève dedans dans l'espace, mais elle rate jamais.

— Et si on nous tire dessus ?

— Pas d'électronique, tout est manuel dedans. On est trop petits et on va trop vite pour les sonars. Le temps qu'ils nous détectent, on a déjà perforé la coque.

On était dans le lance-torpille six. Brume me regardait en penchant la tête.

— Pas sûr que tu passes, mon gros.

Trois sarcophages étaient attachés entre eux avec des chaînes massives pour les douze membres de mon équipe.

Je m'installai dedans, tout confort, en tôle froide avec juste une manette sur le côté pour l'ouvrir une fois arrivé. Brume sauta sur moi avant de s'allonger. Déjà qu'il n'y avait pas de place, là, c'était carrément serré. Les autres membres de mon groupe prenaient place dans leur sarcophage, puis des drones venaient sceller les sarcophages. Une petite lumière rouge apparut sur le côté.

— Tout le monde est bien installé ?

— Je crois que le sarcophage a rétréci, mon ventre passe à peine, dit le Boucher.

— C'est toi qui grossis, le Boucher, répondit Irvine.

— Vous plaignez pas, j'ai une bête poilue couchée sur moi et il fait bien trente-cinq kilos.

— Putain, j'ai envie de pisser, ajouta un des jumeaux.

Dire des conneries, c'était leur façon de se rassurer dans ces boîtes noires et froides qui allaient être balancées dans le vide spatial. Et j'allais pas me plaindre de pouvoir caresser Brume, c'était rassurant.

— Arrivée sur zone dans quinze minutes, ça va secouer.

C'etait la boss sur un canal commun à tous le monde.Tous les sarcophages tremblaient et bougeaient. On venait sûrement de nous charger dans le lance-torpille. Suivirent de grandes embardées, de grands mouvements nous ballottant comme des pantins dans nos boite. On approchait de notre cible avec toute la délicatesse de la Boss aux commandes.

— Tube un lancé.

— Tube deux lancé.

C'était ma troisième attaque en sarcophage et là, je me chiais dessus comme à chaque fois dans ces putains de boite de toles.

— Tube quatre lancé.

Le sarcophage se remplit d'un liquide bleuté, une sorte de gel qui s'infiltrait partout, même dans le casque. Je pris une grande dernière inspiration d'air et serrai fort Brume qui semblait se laisser faire.

Entièrement recouvert, je n'entendais plus rien que des bruits sourds, puis même avec le gel, l'énorme impulsion du lanceur de torpille se fit sentir.

Je comptais les secondes dans ma tête. 1-2-3-4-5, fixant la lumière rouge, attendant qu'elle passe au vert. Trente secondes, ça peut être long, très long.

— Phyros, on arrive quand ?

Les pensées de Silence étaient noyées de doute et de peur.

J'allais répondre mais l'impact se fit sentir et le bruit sourd des foreuses broyant la tôle fit vibrer tout le sarcophage. Et quelques secondes après, la lumière rouge devint verte.

Je tirai sur la manette aussitôt. Une série d'explosions se fit entendre pour faire sauter les joins du sarcophage. Le liquide bleu se vida aussitôt et je pus respirer. Je poussai l'énorme porte en tôle. Brume sauta aussi tôt dehors et je me relevai, mon revolver à la main.

Ça ressemblait à une sorte d'entrepôt, calme mais très loin de notre objectif. J'aidai les autres membres de mon groupe à sortir des sarcophages. Ilia était déjà partie à l'assaut du réseau du vaisseau. Et il ne lui fallut pas bien longtemps pour trouver des informations.

— J'ai la carte. Vous êtes loin, très loin. Je vous affiche le chemin le plus rapide. Je mets en place le réseau de communication entre les groupes.

On était en effet dans les ponts inférieurs et le centre de commandement était douze ponts au-dessus.

— Les jumeaux, ouvrez la marche. Les francs-tireurs, vous nous couvrez à l'arrière et on fonce.

On se contentait de suivre les indications du chemin d'Ilia. Des informations commençaient à arriver des autres groupes d'abordage. La plupart étaient engagés dans des rixes et Thorgar semblait bloqué à deux ponts de la salle de commandement, face à une barricade.

Nous, on était étonnamment tranquilles pour le moment. À vrai dire, le fait qu'on ait atterri si bas avait dû jouer en notre faveur, on ne devait pas être une menace imminente. Les premiers tirs fusèrent à seulement trois pont du pont de commandement. Et il fallait bien admettre que Silence, avec un fusil de précision, était impressionnante. Elle décimait coup sur coup les gardes au fond de la coursive alors qu'un simple bout de tête dépassait.

— Ah, c'est facile de se cacher derrière une longue-vue, mais quand ils seront à côté, tu feras comment ? grommela de façon surjouée le Boucher.

L'escalier qui menait au pont supérieur était bien gardé, mais quelques grenades soniques et la pétoire du Boucher firent le ménage. On se retrouvait face à la porte d'accès du pont de commandement où une barricade de fortune était installée avec deux énormes mitrailleuses lourdes à impulsion. Un tir de ces saloperies broyait tous les os qui se trouvaient sur son passage.

On se trouvait un peu comme des cons dans notre coursive à une trentaine de mètres de la porte. Dès qu'on bougeait, un rafale s'abattait sur nous, ne laissant pas le temps à Silence d'aligner un tir. Et surtout, il n'y avait aucun couvert jusqu'à la barricade.

— Désagréable.

Et ce n'était pas la voix de la Boss dans mon casque qui allait changer la donne sur un canal avec Thorgar.

— Putain, un vaisseau de la Capitainerie a débarqué. Je vais jouer des coudes mais je ne tiendrai pas longtemps, grouillez-vous !

J'analysais la situation et une idée stupide me passa par la tête.

— Le Boucher, ton énorme épaulière, ça encaisserait un tir ou deux de ces saloperies de mitrailleuses impulsion ?

— Trois ou quatre, facile.

— On va se contenter de deux.

Les francs-tireurs qui nous couvraient à l'arrière se mirent à tirer. On essayait de nous contourner. Il fallait faire vite.

— Silence, derrière le Boucher, tu n'auras que quelques secondes pour tirer. Irvine, shoote le Boucher avec un antidouleur et un booster maison du Doc.

Le Boucher se fit pas prier pour ingurgiter les fioles tendues par Irvine.

— Brume, va falloir courir vite, mon gros.

Pour seule réponse, je vis des volutes de fumée encore plus épaisses émanant de sa fourrure, ce qui voulait dire oui.

— Le Boucher, inonde le couloir avec ta pétoire chargée à bloc. Silence, ensuite la tourelle de gauche. Puis les jumeaux, vous me couvrez sans me tirer dessus. À l'arrière, ça tient ?

— Pas longtemps, Phyros, mais pour le moment, oui.

— Alors en avant.

Le Boucher se décala, prenant toute la place de la coursive, épaulière de face, tirant avec son arme, si on pouvait appeler ça comme ça, noyant le couloir de projectiles en tous genres. Juste après, Brume fonça à toute allure et moi aussi. L'action du Boucher avait surpris les deux tireurs derrière leur mitrailleuse lourde, leur premier tir n'était pas du tout précis, laissant le temps à Silence d'aligner l'opérateur de la mitrailleuse de gauche, suivi des tirs à l'aveugle des jumeaux.

Un grognement se fit entendre derrière moi, l'épaulière du Boucher devait avoir fait son office. Je vis l'opérateur de la mitrailleuses de droite pointer son arme vers moi. Mais il n'eut pas le temps de crier que sa gorge était arrachée par les mâchoires de Brume. Il foutait un boxon pas possible dans leur barricade, puis j'arrivais enfin pour tuer les derniers gardes.

— Le Boucher, ça va ?

— Quatre, je t'avais bien dit que ça passerait.

— Son épaule doit être un amas d'os broyé, ajouta Irvine.

— On se replie derrière la barricade.

Les francs-tireurs arrivèrent en dernier sous des tirs de suppression et ils se firent pas prier pour prendre en main les deux mitrailleuses lourdes et tirer sur leurs poursuivants.

J'ouvris le canal de la Boss et Thorgar.

— On est devant la porte, on va entrer.

— Parfait, je désengage. Sinon, le moteur du Phœnix seront en surchauffe, répondit la Boss.

— Faites vite, on est encerclés de notre côté, ajouta Thorgar.

— Je pars six ans et te voilà tout ramolli, Thorgar.

Je n'eu qu'un grognement comme réponse. En me retournant vers la porte, les jumeaux avaient placé des charges explosives dessus.

On se recula, fit sauter les charges et j'entrai le premier, revolver levé. Que des ronds de cuir qui n'osaient pas sortir leur arme, pourtant bien en évidence dans leur holster.

— L'ordinateur à droite, Phyros, demande de le reconnecter au réseau du vaisseau, me demanda Ilia.

Ce que je fis en mettant le canon de mon revolver sur la tête de l'opérateur qui fut très coopératif.

— C'est bon, j'ai chargé les données de fronde. Plus qu'à initier le saut ajouta Ilia.

Je regardais le rond-de-cuir avec les plus beaux vêtements, surement le Boss.

— Pouvez-vous, s'il vous plaît, lancer la fronde si cela ne vous dérange pas ?

— Il y a le vaisseau de la capitainerie, vous êtes foutus.

Le bruit de ma forge résonna dans la salle de commandement alors que le corps désarticulé du Boss s'effondra. Ce qui surprit les membres de mon groupe et les membres d'équipage, je n'avais pas trop envie de négocier.

— D'autres revendications?

Plusieurs personnes se mirent à tapoter sur des écrans et un décompte apparut : une minute avant fronde.

—Connectez-moi à votre réseau de communication. Un bip se fit entendre dans mon oreillette.

— Ici le Phœnix. Votre boss est mort. Déposez les armes si vous voulez ne pas être les suivants.

Dans mon oreillette, plein de messages arrivaient que les gardes déposaient leurs armes.

—Le vaisseau de la capitainerie essaye de rentrer en contact, m'indiqua Ilia.

— Ouvre le canal.

— Ici le capitaine Argon, quelle est votre situation ?

— Que vous êtes à la bourre, capitaine. Bonne journée de la part du Phœnix.

Ilia coupa le canal et le vaisseau partit en Fronde vers le point de rendez-vous avec la Boss. À peine arrivés, les autres équipes d'abordage sabotèrent tout ce qui pouvait se connecter au réseau extérieur de la grille. On devait être impossibles à retrouver.

On avait plus qu'à attendre que la Boss s'arrime au vaisseau. Puis la routine d'un abordage : transférer les blessés chez le doc, mettre aux fers les gardes et ceux qui faisaient de la résistance. Puis commencer à recruter pour combler le manque d'équipage. Pour le coup, la Boss avait bien choisi. Tous les prisonniers étaient des soldats issus des combats entre la religion et l'État.

Il y avait cinq soldats religieux de la douzième cohorte, mis dans la même cellule. Et il ne me fallut guère plus que montrer mon flingue et raconter mon histoire sur l'Arche pour qu'ils soient prêts à me suivre. Il y avait un côté effrayant à se dire que s'il y avait eu une centaine de prisonniers de cette cohorte, j'aurais eu une petite armée en un claquement de doigts.

— Taric, vous avez dit, seigneur ?

— Oui, pourquoi ?

— J'ai entendu des rumeurs circuler comme quoi il raconterait à tous les capitaines et aux gradés des cohortes qu'un garde Phoenix est de retour.

— C'était son plan, faire circuler la rumeur quand on s'est séparés.

— Ça fait bien chier les officiers de la religion en tous cas, pardon, ça embête bien les officiers, seigneur.

Je ris face au regard honteux du soldat.

— Je ne suis capitaine de rien du tout. Faire chier les religieux, ça plaît bien ! Évitez de chanter sur les toits que vous êtes des soldats de cohorte sur le Phœnix, ça va créer des tensions. Dites que vous êtes simplement des soldats.

On vida les cellules du vaisseau carcéral et le nombre de membres d'équipage fut porté de nouveau à cent.

Le soir venu, l'ambiance était plus légère. Le Boucher avait fait circuler nos exploits plus vite que la lumière. La légendaire charge dans la coursive, alors qu'il avait encaissé une vingtaine de tirs de mitrailleuse lourde. Comment Silence, en un tir, avait tué trois gardes alors qu'elle se cachait derrière lui. Et comment, sous les feux ennemis, j'avais couru, arme à la main, pour sauter derrière les lignes ennemies avec Brume pour tuer un contingent de trente gardes.

Du boucher tout craché Il avait le bras en écharpe, des tiges de métal sortant de son épaule et ses omoplates, il était indestructible. En tout cas, même les plus réticents que je sois de retour sur le vaisseau venaient trinquer avec moi.

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