Une vie de pirate 2/?

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Les nouveaux semblaient un peu perdus dans le hangar entre les anciens qui buvaient et fumaient. Mais l'ambiance etait détendue. La boss m'appela pour aller dans sa cabine. Je pris un verre du liquide bleuté qu'avait fait le doc et une tige d'encre. La seule fois où j'étais allé dans sa cabine, le lendemain, je partais pour l'Arche. J'espérais qu'elle n'avait pas une autre mission à la con en tête. En arrivant devant la porte, elle s'ouvrit sur le même bordel que la fois d'avant, un enchevêtrement absurde de livres, vêtements et tablettes de données.

Elle était derrière son bureau avec juste une fine veste blanche, elle semblait éreintée.

— Sais-tu comment fonctionne les moteurs du Phœnix ?

— Désolé, je n'ai pas trop écouté les cours du Boucher là-dessus.

Elle se leva et prit un papier qui traînait par terre avant de me le donner. Dessus, un croquis de vaisseau.

— Voici une illustration du Phœnix. Quatre moteurs sur rails à l'arrière et un autre qu'on ne voit pas au cul du vaisseau. Chacun a assez de puissance pour faire naviguer le vaisseau seul, mais il en a cinq. Les énormes rails de guidage qu'on peut voir sur le côté servent à faire bouger les moteurs.

— Les moteurs peuvent se retrouver à l'avant ?

Elle alluma une tige d'encre et se servit un verre d'une bouteille qui traînait.

— Oui, c'est pour ça qu'on est les meilleurs en abordage. Ce vaisseau peut faire tout et n'importe quoi comme manœuvre, même à grande vitesse. La contrepartie : il est presque pas armé, douze bordées de torpille et quelques canons basiques. C'est un vaisseau fait pour les abordages et les déploiements rapides, pas le combats.

Elle vida son verre d'une traite et s'en servit un autre.

— Le seul problème, ils n'ont pas installé de commande de direction assistée sur ce putain de vaisseau ! Piloter ce truc est une épreuve de force et éviter les bordées de canon et les tirs d'un vaisseau de la Capitainerie, c'est pas de tout repos. Heureusement qu'ils visent comme des pieds.

Un androïde avait donc des limites.

— Je te crois, vu ton état, Boss. Je suppose que je ne suis pas là pour parler réacteurs sur rails et mécanique.

— Non, bien sûr que non. Je me demandais juste et la suite ?

— Comment ça, la suite ?

— Un certain Taric fait courir des rumeurs sans la moindre discrétion qu'un seigneur Phœnix est de retour. L'État et la capitainerie sont aux abois, la religion joue aux apprentis généticiens et j'ai à mon bord le fameux seigneur Phœnix. Et dans tout ça, tu n'as aucun plan.

Je bus mon liquide bleuté.

— Pas vraiment, en vrai. Tout ce bordel me dépasse un peu, je dois bien l'avouer. Pourquoi la religion a envoyé ses saloperies génétiques pas terminées si tôt, ça n'a aucun sens. Pourquoi l'État a fait un génocide sur la cité religieuse du Monde Capital, ça paraît un peu gros comme réponse. Il se passe des choses, mais il nous manque une pièces du puzzle. Pourquoi tout ce bazar soudainement ?

Elle esquissa un sourire sur son visage.

— Moi non plus, je n'aime pas ne pas avoir toutes les pièces.

— Oh bordel, je passe mon tour pour la prochaine mission suicide !

— Même si ça implique de faire chiez les religieux ?

— Je suis tout ouïe.

Elle se servit un autre verre et alluma deux nouvelles tiges d'encre.

— Surtout, dis-moi si je me trompe, Phyros. Nous sommes sûrement les seuls à posséder la connaissance de comment déchiffrer le pyrodividium. Et si j'ai bien compris, tous les autels de cet alliage sont des livres de science et technologie oubliés.

Soit elle jouait bien l'ignorance, soit elle en savait beaucoup plus que ce qu'elle ne le prétendait. Ilia, filtrant au compte-gouttes les informations de la base de connaissances des Phœnix, la Boss arrivait à lire entre les lignes des informations.

— Ça paraît être une bonne théorie, dis-je en fumant.

— On possède donc sûrement la connaissance la plus chère de toute cette foutue galaxie.

— Il faut juste avoir les autels en pyrodividium.

— Que les religieux et l'État possaident. Ils en ont une grande quantité dans des musées et autres entrepôts plus ou moins secrets, voire même dans des lieux de rassemblement à la vue de tous.

— Vous voulez vendre cette connaissance ?

— Sois, pas con. Je veux comprendre ce qu'il se passe, obtenir la pièces manquantes du puzzle. On organise un échange avec un haut placé de l'État, et on fait ce que tout pirate fait de mieux : on l'entube.

— Pourquoi pas avec la religion ?

— Ils seront au courant, ça les rendra encore plus dingues qu'on échange avec l'État et, possiblement, ils vont se griller tout seuls.

— C'est pas déconnant.

Je me servis un verre d'une des multiples bouteilles présentes dans son bordel.

— On fonce tête baissée comme pour l'Arche, on m'envoie sur le monde capital kidnapper un des présidents du conseil de l'État ?

— Non, surtout pas. J'ai fait une erreur, je n'en referai pas. On va prendre notre temps. Laisser ce Taric faire son bordel avec ses rumeurs et nous, on va appâter le chaland avec d'autres rumeurs, on va tisser notre toile et c'est l'État qui nous contactera.

— Pourquoi ne pas avoir exposé ton plan avec les autres chefs de groupe ?

— On est des pirates, alors contentons-nous d'agir en simples pirates pour le reste de l'équipage.

— Et pour la capitainerie, ils semblent aux abois. Ils ont débarqué même pas vingt minutes après notre arrivée.

— Oui, c'est le paramètre qui m'embête le plus et une des raisons que je t'ai appelé. Suis-moi.

Elle sortit de sa cabine en nuisette avec un verre et sa tige d'encre et me conduisit au poste de contrôle, mais on ne s'arrêta pas au niveau de la carte holographique. On traversa le pont jusqu'à une sorte de blague technologique.

Une barre de bateaux en bois massif.

— C'est pour le côté folklorique, je suppose ?

— Même pas.

Du côté droit de la roue en bois se tenaient des boutons et des écrans. Juste devant la barre se trouvaient des emplacements pour mettre ses pieds, et à gauche, un gant mécanique dans une sphère reliée au sol.

— Vas-y.

— J'aimerais éviter que l'équipage se retrouve à vomir si je fais n'importe quoi.

— À cette heure-ci, ils baisent ou cuvent.

— Pourquoi moi et pas Thorgar ou Shargs ?

— Ils n'ont jamais réussi à tenir plus de cinq minutes derrière la barre.

— Rassurant, tout ça, dis donc.

Je m'avançai devant la roue en bois, mis mes pieds dans les sortes d'étriers et posai une main sur un des multiples pommeaux en bois.

— À droite, les commandes d'affichage. Appuie sur tous les boutons.

Je n'allais pas contrarier la Boss, et j'appuyai sur les boutons qui firent apparaître l'espace tout autour de moi comme dans une bulle, avec pas mal d'informations que je ne comprenais pas.

— À gauche, il y a le gant de contrôle des moteurs. Il y a cinq moteurs, chaque doigt contrôle un moteur indépendamment. Le pouce pour le moteur au cul du Phœnix et déclencher les frondes. Les quatre doigts pour les moteurs sur rails et leur orientation. Le pédalier pour gérer les poussées principales et la barre pour garder le cap.

— Le cap dans l'espace ?

— Tu comprendras vite. Fous ta main dans le gant de contrôle.

Je m'exécutai sans trop réfléchir et, au moment où je glissai ma main, les étriers se refermèrent sur mes pieds et je me sentis flotter. Une vibration me parcourait de part en part, sous chaque doigt, je sentais des picotements.

La boss pianotait sur son clavier virtuel de son avant-bras et, d'immenses cercles apparurent dans l'espace..

— La théorie, c'est pas mon fort, alors direction la pratique. À gauche, sur l'affichage, t'as une vue tridimensionnelle du vaisseau avec la position des moteurs en temps réel, ça peut aider. Surtout, ne lâche pas la barre. Et Ilia, laisse le galérer, s'il te plaît.

— Fort volontiers, ajouta la voix d'Ilia dans des haut-parleurs.

Bon, bah, ça devait pas être si terrible : cinq moteurs, un pédalier et une barre dont ne comprenais pas l'utilité. J'appuyai un peu sur le pédalier pour avancer, des vibrations puissantes parcoururent mes jambes et la barre se mit à tourner à gauche avec une force pas du tout prévue.

— Oh putain.

Je tentai de la maintenir tout en appuyant doucement avec mes pieds avant de réussir à la maintenir, mais elle partit aussi tôt à droite avec la même force. Et je me rendis compte sur la vue tridimensionnelle que, de ma main gauche j'avais bougé les moteurs sans le vouloir. J'essayai de redresser le tout mais la barre partit à gauche toute avec encore plus de force que j'arrivais pas à maintenir. J'enlevai ma main du gant de contrôle pour maintenir la barre avant de réessayer de remettre un moteur dans le bon axe en reglissant ma main dans le gant de contrôle.

— Le cercle, il faut viser le cercle. T'es passé à seulement vingt-sept mille kilomètres, mieux que Thorgar mais pire que Shargs.

— J'essaie pour le moment de garder ce bourricot d'anne battue de vaisseau dans une sorte d'axe. Le cercle, ce n'est pas vraiment ma priorité là.

— Tu te débrouilles très bien, on est pas encore partis en vrille.

En essayant de maintenir la barre, je me rendis pas compte j'enfonçais les pédales en arrière.

— J'ai parlé trop vite, je crois.

Ajouta la bosse saisissant une rambarde de sécurité.

La barre m'échappa des mains avec force et tout devint un tourbillon. Le vaisseau partait à la dérive, la barre tournant à toute allure. La bosse semblait s'amuser de la situation. Bordel, le moteur gauche était en opposition avec le moteur droit. S'ils poussaient n'importe comment en même temps, ces cons de moteurs ! Il fallait réagir vite. Le gant de contrôle, déplacer les moteurs, les réaligner. On vrille sur la gauche, il faut une poussée inversée à droite du coup. J'enfonçai mon pied droit, la barre pivota légèrement moins vite et je la saisis au vol de ma main libre pour rattraper le vaisseau, ralentissant la vrille jusqu'à le repositionner à peu près dans un axe. J'étais crevé les bras en feux.

J'entendis la boss applaudir.

— Alors là, j'y aurais pas cru.

— C'est l'enfer, ce truc.

— J'avais bridé les moteurs à vingt-cinq pour cent de puissance.

— Tu te fous de moi ?

— Même pas, j'avais pas envie que tu tues tout l'équipage non plus. Tu voudras réessayer ?

Clairement, je n'avais pas envie de m'avouer vaincu par une boîte en tôle.

— Oui.

— Bien, je t'appellerai quand tu pourras venir. J'ai qu'un seul conseil à te donner : n'essaie pas de contrôler le vaisseau, suis ses mouvements.

Le lendemain, mes explois étaient sur toutes les lèvres. Ça n'allait pas être la première ni la dernière.

Ce vaisseau était la pire tête de mule que j'avais jamais vue. Le moindre faux mouvement, la moindre erreur et il partait dans tous les sens. En cinq minutes à chaque fois, j'étais complètement séché tellement ça demandait d'énergie de maintenir ce truc dans un axe de navigation. La boss se contentait de dire des phrases philosophiques et Ilia se foutait de ma gueule. Je n'arrivais même pas à passer dans le premier cercle, le plus proche que j'ai fait était huit mille kilomètres.

La vie avait repris dans le vaisseau, entre abordages et baises comme disait si bien la boss. On attaquait de petites frégates pour remplir nos soutes et les revendre au noir. Tout en faisant circuler la rumeur qu'on était extrêmement intéressés par les autels en pyrodividium car on pouvait les lire. Ilia faisait circuler l'info sur des milliers de nœuds réseaux et moi, je galérais à faire passer un vaisseau dans un cercle virtuel de mille kilomètres de diamètre !

Après deux mois, je passai enfin cet anneau à la con en sept minutes .

— Plus que neuf, ajouta la boss.

— C'est impossible, ce bordel.

— Ah oui, vraiment ?

Elle prit place derrière la barre et passa les dix anneaux en neuf minutes comme si le vaisseau lui obéissait au doigt et à l'œil.

— À cent pour cent de puissance, mon record est trois minutes et vingt secondes. Aucun vaisseau actuel peut faire ce trajet sans se disloquer à moins de le faire en deux heures. Les changements de trajectoire sont trop brusques.

— Comment tu fais ?

— J'arrête pas de te le répéter, arrête de te battre contre le vaisseau, tu peux pas gagner.

Hormis ce vaisseau récalcitrant, la vie était plutôt calme en fait à bord. Sur les quatre abordages suivants, on avait croisé la Capitainerie deux fois mais ils arrivaient toujours trop tard. Mais ils étaient là et il fallait faire vite ! L'ambiance à bord était redevenue comme avant, une famille parfaitement dysfonctionnelle.

Alors, toujours entêté à vouloir dominer ce vaisseau ? me demanda Silence, nue dans notre cabine.

Je veux juste le piloter, pas le dominer, mais il se laisse pas faire, cette enfoirée.

— Faudrait peut-être changer ton approche et être plus doux, juste suivre ses mouvements.

T'es de connivence avec la boss, c'est ça ?

Elle rigola mentalement, tirant sur sa tige d'encre.

Ça fait trois, quatre mois qu'on est à bord et qu'on est connectés avec les puces synaptiques. Et si y'a bien une chose qui te caractérise, c'est que tu veux dominer tout ce que tu fais, tu veux avoir le contrôle. Quand tu fais l'amour, te bats, t'entraînes, tout le temps tu veux avoir le dessus. Peut-être que là, c'est pas possible, que tu peux pas lutter face aux milliers de tonnes de ce rafiot.

Si je fais ça, on va partir en vrille à tout jamais dans l'espace !

T'as seulement essayé ?

— Non.

— Il faudrait peut-être écouter le vaisseau.

— Je vais voir si je parle morceaux de tôle obtu, peut-être.

— Le seigneur Phœnix obtu, est pas la langue la plus simple non plus.

— Pourquoi tout le monde se fout de ma gueule pour piloter ce vaisseau !

— Peut-être parce que t'es bêtement obstiné à pas vouloir changer d'approche pour piloter un vaisseau encore plus obtus que toi.

— T'as peut-être raison.

— Oulah, grand jour, Phyros admet qu'il a tort sur quelque chose.

— Silence, ça va mal finir.

— Alors si les images mentales de baise brutale sont une menace, il va falloir assumer, Phyros.

Elle tira une grande bouffée d'encre.

D'ailleurs, tout le monde dit que t'étais le plus gros queutard de ce vaisseau et depuis qu'on est là, j'aurais presque l'impression que t'es monogame avec moi.

— Tout le monde change, non ?

— Du marionnettiste qui a une passion pour la sodomie, la gorge profonde et dominer ses partenaires, à un Phyros monogame qui se contente de moi, qui refuse de me faire enculer et refuse qu'on me traite de salope, je vais finir par croire que tu tiens à moi.

— Le marionnettiste était là pour me cacher derrière un personnage en colère qui avait besoin d'assouvir ses pulsions bêtement. Avec toi, je me sens apaisé.

— T'es trop mignon.

Et que l'odeur de ta chatte est une putain de drogue.

— Ça, c'est moins mignon.

— Tu vas voir ce qui est moins mignon.

Ses rires par la pensée étaient terriblement apaisants et son côté sainte-nitouche à croiser les jambes pour ne pas que je la lèche, alors que son esprit m'inondait d'images de cunnilingus, était drôle. La presque monogamie dont on faisait preuve était surtout liée aux puces synaptiques, faire l'amour sans ça était devenu extrêmement décevant. Ne pas être inondé de vagues de plaisir partagé était presque impensable. On était devenus un peu comme Thorgar et Artémis, un couple de cabine.

Dans la bulle de pilotage, je repensais à ce que m'avait dit Silence, ne pas dompter le vaisseau, le laisser faire. Je plaçai ma main dans le gant de contrôle à gauche, positionnai bien mes pieds, souple sur les appuis pour ne pas envoyer des impulsions non prévues et pris la barre.

Écouter le vaisseau, tout vibrait lentement, on allait à deux cents kilomètres par seconde dans le vide, ce qui pouvait être considéré comme être à l'arrêt d'après la Boss. Écoutons le vaisseau. Le premier cercle ne nécessitait pas de changer de cap, juste un petit ajustement. Alors c'était parti. Déplacer les moteurs, envoyer les gaz et partir en vrille directement. Mais au lieu de bourrer la barre dans l'autre sens, j'accompagnai son mouvement, déplaçai un réacteur pour suivre la dérive de l'axe et le récupérer en douceur, façon de parler, et étonnamment, la barre redevint stable. Je relâchai la barre qui partit à gauche, je compensai avec le moteur opposé, suivant les mouvements du vaisseau, et passai le premier cercle sans être au bout de ma vie.

Le deuxième cercle nécessitait presque de faire demi-tour, je lançai une trajectoire de transvasement, je laissai partir la barre et essayai de la récupérer par la suite dans un échec cuisant total. J'avais mis trop de gaz, trop bourré sur une rétrofusée et là, je dus redresser tout le bordel par la manière forte mais je pus passer le deuxième anneau virtuel. Puis le troisième et j'étais au bout de mes forces.

J'entrevoyais une possibilité : suivre le mouvement. On ne bouge pas des milliers de tonnes par la force brute. Il fallait accompagner les trajectoires et ne pas se tuer à essayer de redresser la chose par la force.

— Un changement d'approche ?

— Quand ça marche pas, il faut bien essayer d'autres trucs.

  • D'ailleurs, tu ne m'as pas dit pourquoi tu veux que je pilote ce bourricot.

Elle eut un grand sourire.

— La Capitainerie et, partout, elle nous est tombée trois fois dessus en six abordages. Pour le moment, je m'en sors, mais si c'est plus compliqué, tu vois bien à quel point c'est éreintant de piloter le Phœnix. Alors, si jamais on se retrouvait bloqués, il me faudrait un relais pour prendre ma place si il faut danser longtemps avec leur vaisseau.

  • Je vais pas te mentir, c'est pas tout de suite que je vais prendre le relais.
  • Ça va venir vite, une fois qu'on a compris qu'il faut suivre les mouvements et pas forcer.

Et encore une fois, elle n'avait pas tort. J'avais enfin la sensation de progresser en pilotant ce tas de ferraille obtus.

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