Eros : Sucre d'étoile
- Les vilaine blessure que voilà, , il faut rester allongé héros, qu'on t'examine.
Entre la voie lancinante et leur tenue d'infirmier, bon marché, le cliché était total. Ici, tous les potards étaient poussés au maximum.Mais je ne me fis pas prier pour me rallonger.
- Très chers confsoeur, un peu de calment pour notre patient je vous pris.
La femme aux cheveux noirs fit tomber sa tenue, la dévoilant entièrement, ne gardant que sa culotte. Elle se pencha sur mon visage avec sa poitrine, ses cheveux effleurant ma peau, créant une sensation de douceur et de chaleur. Alors que je sentais l'autre femme lever ma blouse et glisser sa bouche sur mon sexe, un frisson parcourut mon corps. Pas de demi-mesure ici, il semblerait que ce qui n'était pas désagréable. Et ma main glissa sur la culotte de celle penchée sur moi, sentant la chaleur et l'humidité à travers le tissu fin. Elle écarta les jambes, se laissant toucher, ses mouvements devenant de plus en plus langoureux et provocants.
- Oh, je crois que le diagnostic est tout trouvé : un manque de sexe flagrant, dit la femme sur mon visage en se redressant.
Sa consœur leva la tête de mon sexe, un sourire en coin se dessinant sur ses lèvres.
- Oui, une tension tout à fait remarquable. On va avoir du travail, consœur.
Étonnamment, ce jeu m'agaça pour une raison que je ne saurais trop expliquer. Peut-être était-ce la désinvolture avec laquelle elles parlaient de moi, ou peut-être était-ce simplement la rage de mon esprit brumeu.
- On vous a payées pour faire quoi ? demandai-je d'un ton sec.
- Tout ce que vous voulez, répondit la femme à mes côtés, ses yeux brillant d'une lueur provocante.
- Vraiment ?
- Oui, héros.
J'attrapai sa tête fermement et dirigeai son visage sur mon sexe, la poussant jusqu'à la garde sans aucune once de douceur. Ma rage inondait chaque once de ma personnalité, transformant chaque geste en une revanche contre l'univers qui m'avait mis dans cette situation. Sa consœur me regardait avec un regard carnassier et un grand sourire, semblant apprécier le spectacle de ma fureur déchaînée.
- J'avais peur qu'on s'ennuie, mais il semblerait que non.
Elle fit tomber ses vêtements a son tour et fit glisser sa culotte avant de me montrer le textile, il brillait comme s'il y avait des paillettes.
- Tu dois savoir ce que c'est, dit-elle avec un sourire malicieux.
- Du sucre d'étoile, répondis-je, reconnaissant immédiatement la substance.
- Tu veux jouer ? demanda-t-elle, ses yeux pétillant de malice.
Le sucre d'étoile était une drogue bien connue dans les milieux de la prostitution et du monde nocturne désinhibé. Sous forme de capsules remplies de liquide où les cristaux brillants de l'agent chimique étaient bien visibles, cette drogue avait une réputation sulfureuse. La tradition voulait que les femmes s'insèrent la capsule dans le vagin avant qu'elle ne se dissolve, libérant son composé chimique directement dans leurs muqueuses intimes. La légende racontait qu'en présence de la cyprine, les effets étaient amplifiés de manière exponentielle, ce qui était, bien sûr, complètement faux. Mais cette croyance avait donné naissance à une sorte de protocole officiel, si on peut dire ainsi.
Les femmes inséraient la capsule, la drogue ayant pour effet secondaire de provoquer une lubrification abondante. Ensuite, elles donnaient leur culotte brillante à leur partenaire, créant ainsi un rituel érotique. La seule certitude de cette saloperie était une dépendance extrême et une durée de vie bien amoindrie en échange de sensations uniques et intenses.
J'attrapai sa culotte de ma main libre et léchai le textile trempé, savourant le goût sucré et métallique. J'entendais sa consœur étouffer sur ma bite, ses gémissements mêlés à ses efforts pour me satisfaire.
- Elle, c'est une vraie salope. Tu peux pousser bien plus loin l'étouffement, et sa chatte brille tout autant que la mienne, murmura-t-elle avec un sourire provocant.
Je maintins la tête de la prostituée encore un instant sous ses gemissement d'étouffements, savourant chaque seconde de mon contrôle sur elle. Ses yeux étaient rouges et de la bave coulait de sa bouche alors qu'elle luttait pour reprendre son souffle. Finalement, je la relâchai, et elle prit une grande inspiration, haletante.
- Ramène ta chatte, je vais me shooter à la source.
Elle fit tomber sa culotte, révélant sa nudité totale, puis monta sur le lit. Elle se mit à califourchon sur mon visage, sa chatte coulant de mouille brillante. Je ne me fis pas prier pour tout lécher, chaque goutte de son désir alimentant le mien. Tandis que je me délectais de son goût, je sentais l'autre prostituée monter sur le lit pour me chevaucher avec entrain, ses mouvements synchronisés avec les miens, créant une symphonie de plaisir partagé.
J'avoue avoir consommé cette drogue dans ma jeunesse, lors de mes escapades dans la capitale, et ses effets étaient des plus détonants. Chaque fois que j'y repense, je me souviens de cette sensation unique, comme si chaque cellule de mon corps était en feu. Et ce n'est pas la cacophonie de plaisir résonnant dans mon cerveau qui dira le contraire. Les odeurs enivrantes, les gémissements extatiques, tout se mélangeait dans un tourbillon de plaisir découplé. Chaque sensation était amplifiée, chaque toucher électrisant. Le rodéo de l'autre prostituée paraissait irréel tant les sensations étaient des vagues de plaisir continu. Chaque mouvement de ses hanches, chaque soupir, chaque frisson de sa peau contre la mienne, tout contribuait à cet état de transe où le temps semblait suspendu.
La prostituée sur mon visage appuyait de tout son poids pour m'étouffer à son tour, et le mélange de sucre d'étoiles, d'asphyxie et de chevauchée sur ma bite était un cocktail si puissant que je voyais comme des aurores boréales. Plus l'oxygène manquait, plus la sensation était intense. J'aurais pu crever asphyxié que je ne m'en serais même pas rendu compte, tellement j'étais submergé par ce tourbillon de sensations. Mais elle se releva avant, me laissant dans un mirage de sensations planantes. Chaque inspiration était une lutte, chaque expiration un soulagement. La drogue faisait son effet, transformant chaque seconde en une éternité de plaisir. Mes sens étaient en alerte maximale, chaque détail amplifié, chaque sensation décuplée.
J'avais sûrement déjà joui, mais cette drogue était un catalyseur, laissant une sensation d'orgasme constant. Bien heureusement, seul le temps pourrait dire combien de temps nous avons baisé dans cette chambre. Entre sodomie, gorge profonde, cunnilingus et même des jeux d'urine, tout y passa alors que nous planions à des années-lumière de la réalité, créant un souvenir flou de sensations jubilatoires. Chaque instant était une explosion de plaisir, chaque geste une symphonie de désir, nous emportant dans un univers où seules comptaient les sensations pures et intenses. Le temps semblait s'étirer et se contracter, chaque seconde devenant une éternité de plaisir. Nous étions perdus dans un monde où seules les sensations avaient de l'importance, où chaque toucher, chaque baiser, chaque mouvement était une symphonie de désir et de plaisir.
Je n'avais pas entendu le médecin entrer, venant m'annoncer que mon drone de livraison pour me ramener était là. Il ne semblait pas le moins du monde décontenancé, il devait bien avoir l'habitude sur cette station. Et il ne semblait pas vraiment prêt à attendre non plus.
- Veuillez sortir de madame, dit-il d'un ton professionnel.
Je laissai mes prostituées dans la chambre, attrapant mon simple slip noir pour suivre le médecin dans une boîte de manutention. J'étais un paumé qu'on achetait en meurtres et en baises. Sur le retour, la redescente fut aussitôt noyée par ma colère froide qui revenait, envahissant chaque fibre de mon être. Tout en moi semblait résonner avec une rage contenue, chaque pensée était teintée d'amertume. La réalité brutale de ma situation me frappait de plein fouet, et je me sentais plus que jamais prisonnier de ce cycle infernal.
Annotations
Versions