Réunion de famille
« Votre œuvre est une créature qui ne mérite aucunement la vie. C’est votre faute si autour de vous, vos camarades brûlent. Gorgin gagne toujours et il vous reste plus grand-chose comme terrains alliés »
Un mot sur un parchemin noirci, déposé sur le lit de Zok. Il a deux ans, très curieux et très fort, il est presque comme son père. Je trouve qu’il se porte bien, il a apprécié nos amis surtout quand je dois partir en guerre.
Si son père est moins maternel, à son âge et sa taille d’un enfant de six ans, il prend soin de moi quand je suis blessé. Plus tard, il voudrais être comme Donisop.
— Chérie ? Chérie ?! Que fait tu ?! Prend le petit et….
Mon oreille saigne quand je l’entends se défendre sans doute face à des ennemies. Gorgin à bien raison, on est réduit à une portion congrue. Tout le monde se retourne en ayant écouté la propagande.
Après avoir laissé un peu faire le chao, il a réussi à se faire élire en tant que nouveau chef. Un seul journal circule, des soldats contrôlent régulièrement chaque rues, chaque maison pour vérifier que tout est à la gloire de Gorgin avec des tableaux. Parfois, ils kidnappent sans raison pour torturer voir violer en cas de refus de répondre juste aux questions. S’ils répondent correctement, il n’y aucune conséquence.
Nos anciens alliés ont peur voir nie ces vérités. Ils se savent désormais surveillés, certains manipuler mais l’obéissance est plus forte que la mort. Ce soir, ils se sont retournés et mon fils n’est plus.
Je pleure assise, incapable de réfléchir. Suza ne pourra sans doute pas m’éclairer sur son lieu de capture. Si cela se trouve, il est déjà mort.
— Putain Dorine ! Il faut se casser ! Où est le petit ?!
Mon homme est en sang et sa hache également avec des traces de substances bleues ou noirs. Sa respiration se maitrise et en un seul tour de tête, il comprend bien vite. Il arrache le papier avant de le froisser en silence.
— Il veut enfin me voir ?! Je suis là !!
Debout, ma douce main sur son poing, ne l’apaise plus. Il s’avance pour partir :
— Taurin ! On n’a aucun moyen de savoir où est notre fils ! Qui sait s’il est mort….
Il se retourne lentement et je baisse mes yeux. Tout est finit…il faut se faire une raison.
— Rendons les armes…
— Tu as raison, on va se constituer prisonnier.
Il laisse tomber son arme et me tend sa main. Je sens qu’il se retient de pleurer. Mes pas me guident dans ses bras.
—Où sont les autres ?
— Vos chers amis sont entre de très bonnes mains. Pas un mouvement ! On vous embarque !
Trois soldats de deux mètres nous braquent avec leurs tentacules. Six fusils à impulsions en métal et leurs figures de vers de terres, me donne la gerbe. Et puis, une autre partie de moi, veut se battre. Taurin l’a senti et me fait légèrement reculer.
— Poussez-vous bandes de chiens ! Laissez-moi admirer le couple du déshonneur.
— Kalvin !
Mon homme ne le porte visiblement pas dans son cœur. Et comme les gardes, son physique ne le met pas en valeur. Un escargot vert trainant sa bave sur mon beau tapis inspiré de la Terre d’Orient.
— Ta poupée humaine ne connait pas tout ce qu’il s’est passé entre nous. De bons moments, je dois le dire.
— Un maître des leçons qui obéissait avec plaisir aux demandes de ce dragon de frère ! On comptait justement ce rendre et j’exige un combat face à face ! Ainsi que de revoir mon fils !
— Bien sûr, c’est prévu. J’espère que tu auras retenu les principes du corps à corps. Visiblement oui, tu es tachée de sang.
— On t’a appris à te battre ?!
— Gorgin aimait le combat. Sinon, avant de vous suivre, nos amis seront…
— En prison ! Tous capturés ! Assez parlementer ! En route !
On le suit inquiet de la suite. Dehors, il ne reste plus rien, des corps et d’autres soldats qui tente de récupérer quelques vivres, des vêtements et documents. En face de nous, une fois sur place, une charrette avec une grande cage. Ils sont tous là sauf et on les rejoins sans un mot.
Férin et Félinda, je le sens vouloir se transformer mais cela serait trop risquer. On pourra tous se faire tuer pour ça. Les revoir surtout blessés, me rend malade. Je m’en veux tellement ! Tout ça, c’est ma faute.
— En route mes poussins !
Kalvin tape sur le dos d’un grand pur-sang à la robe carmin. Sa musculature nous propulse aussi vite qu’une voiture sur l’autoroute. Le reste de la garde ainsi que son chef nous suit à vive allure, lui à dos d’éléphant et les autres sur des chevaux moins prestigieux.
C’est dans cette agitation de poussières et de pas, que Taurin passe le mot aux autres. Je refuses de voir leurs mines déconfites et arrache le papier pour le refroisser, le déchirer pour qu’il termine dans le vent.
— Je fais tout faire pour qu’il perde ma chérie. Je…
Je repousse sa main pour me concentrer sur le champs au loin, les allés de chênes jusqu’à que le sommeil m’emporte. Le voyage durera six jours avec quelques fois de l’eau. Suza, dès notre arrivée au Vinis, tentera de séduire Kalvin.
Elle sera fouetté cent fois et perdra sa main droite. Le sang coulera sur le marbre blanc, son hurlement sera entendu avec plaisir par Gorgin, qui descend fier de lui, les cent marches de ce palais antique. Vinis est inscrit sur le fronton.
Le peu de couleur provient des arbustes et de l’allée avec du pourpre, du rose et du jaune. Les grilles en fer sont vertes et des curieux s’amassent de plus en plus. Dans mon maigre état, sous mes paupières, j’ai cru voir des gens heureux, des marchands…Une illusion, c’est impossible d’adorer ce fou !
— Suza, Suza. Te voilà fort inutile avec ta main autant que ton esprit.
Il s’approche d’elle pour lever son menton. Elle tient son bras avec un tel courage et je vois qu’elle se force à se transformer elle aussi. Ce qu’elle arrive à faire en s’envolant dans un cri de rage autant que de victoire. Ses griffes d’aigles cherche une percée pour crever les yeux.
— On se retrouve vite, promis !
— Férin non !
— Moi aussi !
Nayla et le couple n’écoute pas Vikia. En rats cette fois ci, ils filent à tout à l’allure. Profitant de cette aubaine, pendant que les gardes sont dispersés, on accourt à la suite de nos amis.
— Je vais chercher Zok !
— Non ! Je pars avec toi !
— Que c’est mignon.
Gorgin se matérialise devant moi et me retourne pour commencer à m’étrangler légèrement. On était si proche d’un mur d’enceinte derrière le bâtiment. Taurin veut me libérer mais deux autres gardes le donne une impulsion qui le met à genoux tout comme Donisop et Caquin.
Dans notre courte sensation de liberté, Hasus, Zad et Olin, ont été assassinés par des coups de lames sur le flanc. Pitié que Suza et Bonin avec les autres, puissent reprendre des régions. Kazou, lui est décédé en voulant se mesurer avec un dragon, lors d’un piège durant une mission.
— Ne cherche aucunement à te mesurer face à moi sale humaine ! Tu as un peu de cette bonne vieille sorcière qui a osé me trahir ! Le feu, les tortures et les petits plaisirs sont mes armes favorites et pendant que tu vas être mon jouet, je vais m’occuper de ton mari.
— Rend moi mon fils !
— Face à face dans une arène Gorgin ! Tu voulais me retrouver pour me punir, prend moi ! Mais pas elle ni lui !! C'est de ma faute et j’ai pêcher !
— On vient avec toi Taurin !
— Caquin, tu es bon et jeune. Merci de ton dévouement mais ça reste entre frères.
— Il a raison Taurin, on est là pour vous tous, pour toi, pour un monde de liberté.
— Que c’est mignon tout ça ! Gardes ! Mettez moi ces deux choses en prison, ils iront combattre dans les prochains jours !
Ils sont relevés avec brutalité et emmener sans qu’on échange un regard. Gorgin en profite pour me lier mes poignets par une corde de feu avant de me faire disparaitre. Je me retrouve avec lui, dans une salle de BDMS tortures.
Au moment où je tente de parler, il me ferme ma bouche par un tissus et mes pieds sont liés aux pieds d’un lit.
— Je reviens dans deux secondes ma poupée.
Il se marre toujours quand il revient effectivement avec Taurin. Il le pousse d’une telle puissance contre des liens de feu dans une sarcophage cloutés. Mon homme s’agite et j’ai du mal à croire qu’il n’arrive pas à sortir.
— Je sais ce que tu comptes faire ! Tu crois que tes simples muscles suffisent à dénoués les flammes de l’Enfer ?! Tu n’as aucun pouvoir ! Mise à part lire la fin de vie ! Tu es faible, ridicule.
— Zok ! Elle ! Laissez en vie ! Pitié que notre fils le soit !
— Il va bien, ta chienne de femme le retrouvera et savourera ta mort lente et douloureuse. Mais avant de te punir, tu assistera à la mort de tes deux acolytes. Puis, tu iras jour et nuit, jusqu’à épuisement. Autant de fois que je le voudrais !
— Hum !!!!
— Tu vas le payer !!
— Tu auras sans doute le luxe de déguster la mort d’une femme, une deuxième fois. Bélina était pour moi, une belle créature aussi douce que du coton. Soumise à mes désirs, elle me jugeais jamais. Tu as osé la toucher, la rendre indésirable.
— Toi, aimer ?!
— J’adore ça !
….
Je n’ai aucune pitié pour leur rejeton. Il doit en ce moment, pleurer ses parents entouré de mes servantes. En me reconcentrant sur mon jouet, je me délecte d’avance de la baiser, savoir si elle a encore le cul de Bélina.
Je la penche sans ménagement et déchire sa robe grise. Elle est nue la cochonne et je dois faire un effort pour bander.
— Tu es bien vilaine ! Le monde souffre de vos conneries et toi, tu oses être nue !
Ses fesses deviennent vite rouge et je rentre enfin. Je me retient de ne pas vomir en pensant à celle de ce traite et soutient sa colère. Une fois éjaculer, je pars chercher un fouet pour la frapper cent fois en comptant chaque coup augmentant la puissance.
— Tu as aimé hein ?!
— Une humaine sans saveur pourrit par toi ! J’en ai d’autres en réserves, je préférais à ta mort, qu’elle reste une pute dans mon royaume.
Le fouet remit à sa place, je relève cette chose pour la gifler plusieurs fois.
— Pleurer est pour les faibles ! Toi aussi, tu es une bonne à rien ! Ta supposé puissance surnaturelle est d’un ridicule et nous fait croire qu’avoir du sang de sorcière t’aidera à t’en sortir !
— Maman !!
— Zok !
Azé à oser le laisser entrer ! Ce mini Taurin s’accroche au cou de sa mère en larme. Ma servante qui est aussi une humaine décérébré, baisse ses yeux face à ma rage. Je la repousse dans le couloir froid et lui sert, un peu, aussi son cou squelettique pour avoir des explications.
— Vite une réponse ! Son père le demande !
— Pardon Maître mais il voulait vous voir ! Vous l’impressionner !
— Gardes ! Rappliquez !
— Oui Maître !
— Je vais vous demandez de surveiller celle-là avec le rejeton et sa mère ! Mettez-les dans la même cellule ! Et faite venir quatre autres camarades ! Mon frère est plus coriace !
De retour dans la salle, le petit se brûle en voulant défaire les liens de son père. Ma servante, le repousse et j’attends que sa mère soit à ses côtés pour lui dire :
— Je t’impressionne et c’est fort aimable. Tu dois rapidement comprendre que ta naissance est une anomalie. Tes parents ont osé dérogés à la règle universelle qui consiste à ne jamais s’unir entre humain et créatures.
— Ils vont mourir ?
Il s’accroche cette fois à la jambe, sa mère veut le prendre dans ses bras hors elle est encore liés.
— Cela dépend de ton père, tu verras bien mon grand.
— C’est quoi ici ?
— Ne pose pas de questions qui ne t’intéresseront jamais ! Gardes, faite les moi disparaitre !
— Promis papa, va vite revenir ! Soit fort mon grand. Toi aussi ma chérie. Je vous aimes.
— Il a quelque âge ton grand ?
— Deux ans !
— Il parle bien et il est bien trop curieux. On va s’occuper de toi dans quelques minutes, en attendant, sens ça.
Je referme la porte et prend une boite dans mon grand casier disposé derrière. Des petites bêtes ramener de la Terre que je trouve parfait pour ça. Mes petits scorpions chemine sur son corps.
— Tu te rappel qu’ils t’adoraient hein ?
— Je n’étais qu’un garçon orphelin ! Jamais je n’aurais imaginé me venger si jamais tu avais décidé d’être un bon frère ! Alors, oui, j’ai peur de tas de choses mais jamais de la mort !
— Il pourra se dérouler des milliers d’années avant que je me lasse.
— Le chao pour l’illusion que des peuples puissent accéder au pouvoir ! Tu les a tous mis à tes pieds pour que plus aucune voix de liberté puisse s’infiltrer ! Tu attendus que je rencontre Dorine pour te bouger ?! Tu es bien stupide ! Si j’étais toi, j’aurais tout préparé avant !
— Oui, c’est bien ridicule, je dois le reconnaître ! Mais c’est si existant de patienter autant que finalement voir que l’humaine s’est échoué près de toi au lieu de chez moi. Merci Suza, elle m’a bien accélérer les étapes.
— Au final, comme avant, je reste ton sujet d’expérience !
— Bé voilà ! Enfin, tu comprends ! Le Pacte et mon coup d’État, restent que des formalités, des occupations quoi !
…..
Revoir mon fils déterminé m’a fait chaud au cœur. Je me concentre sur mes souvenirs joyeux avec ma famille et mes amis pour oublier les piqures de ces bestioles. Il a raison, mise à part mes muscles, je ne possède aucun autre don utile.
Comment le battre alors ? « La tactique reste le mixte entre la simulation de la fuite, l’esquive et l’improvisation autant que les mots forts pour statufier l’ennemi »
Merci Caquin ! Je me rends compte que je les bien appliquer avec efficacité ! Et puis, en observant Gorgin, je me concentre cette fois, sur mes souvenirs avec lui. Il a forcément des failles.
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