Cadeaux Partie Un
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— Vient là petit frère ! J’ai quelque chose pour toi !
Je le déteste ! Que je le déteste ! J’ai neuf ans maintenant et régulièrement, il teste des expériences sur moi, quand les parents ont le dos tourné ! Si je parle, ils me croiront jamais ! Sachant, que j’ai rarement des traces. Bien que nos parents savent qu’il est particulier mais ne peuvent rien n’y faire…Chose que je n’ai jamais compris.
En arrivant dans sa chambre, je me demande comment il peut dormir avec des créatures dans une myriade de boites transparentes, du sol au plafond. Un simple matelas au centre, peu de lumière et sa pièce favorite se situe dans un ancien grand placard aménagé.
Alors que moi, ce sont le contraire, les livres et une grande fenêtre donnant sur un matelas moelleux. Une différence qui surprend notre famille.
— Je suis occupé à lire Gorgin ! Et puis laisse-moi tranquille !
On a beau avoir le même âge, j’ai le sentiment que son sadisme le rend plus mûr. Sa queue rouge s’agite avec plaisir autant que sa langue. Sans un autre mot, il m’invite dans son laboratoire.
— Tu vas devenir aveugle à force de lire Tautau !
— C’est quoi ton problème ? Pourquoi moi ? Parce que je suis différent ? Pourquoi nos parents accepte que tu….
— Ho ! Ton cerveau fume trop avant que ça commence ! J’ai une ambition, un dessein déjà tracé ! Ok, ils en horreur de mes sujets mais ils n’ont pas le choix que de l’accepter ! Mon bonheur passent avant tout !
— Et c’est quoi ton destin ?
— Devenir le Maître des Enfer !
Il se marre devant ma surprise et je trouve que ça lui irait à ravir ce poste.
— Et tu as besoin de moi ?
— Ho oui petit frère ! On s’amuse bien non ?
— Bé non ! Je souffre depuis un an entre des coups électriques, avaler des œufs pourris et tester les piqûres d’Anardides ! Si seulement papa et maman pourrait me croire, crois-moi que tu passerais un mauvais quart d’heure ! Je pense que tu t’amuses simplement car je suis née avec une anomalie !
— Arrête de chercher des explications frangin ! Ici, tu es un assistant jusqu’à qu’on quitte la baraque ! Je t’aime crois-moi ! Tu sais qu’on passe aussi du temps à jouer dehors ou au Bundo !
— J’ai toujours du mal à te croire ! Bon, c’est quoi ta nouvelle découverte ?
Il me dépasse pour se placer devant sa paillasse au fond. Heureusement que son labo est plus éclairé avec des plantes lumineuses, des carreaux blancs et une fenêtre au plafond.
— Vient ! Fait pas ta fille ! Pour une fois, je ne ferais aucun mal ! C’est autant pour toi que nos parents !
Sceptique, il m’invite à admirer deux œufs de cinq centimètre. Des lignes rouges et jaunes s’entrelacent. Les deux sont posés sur du tissu dans un petit carton et une lumière forte permet de les maintenir au chaud.
— Où tu les as eu ces œufs de Miris ?! Ne me dis pas que tu les as volés !
— Non ! Payés en vendant aux marchés mes Willas.
Échanger des serpents à six têtes contre ces aigles purs est une folie ! En plus, ils sont extrêmement rare ! Je sais que notre famille en rêve comme tant d’autres. Et surtout moi !
— Tu promets que tu ne vas pas leur faire du mal ?!
— Non !
— Donne-moi une preuve !
— Si j’élève des créatures pour mes expériences, ces Miris seront les plus choyés ! Te voir les vouloir sans que je te le dises, me rend malade ! Et, j’avais peur que tu n’acceptes pas que j’en veuilles aussi !
— Car tu es horrible comme frère !
— Pour prouver de ma bonne fois, je t’ai fais venir ici pour qu’on s’en occupe ensemble ! Ils vont pas tarder à naître et puis, on en offrira un à nos parents ! «
Miris ! On en a élevé un finalement assez longtemps jusqu’à qu’il s’en aille avec. C’était rare de partager ces moments de calme avec lui. J’ai pu voir sa sensibilité, sa vulnérabilité. Possède-t-il toujours Azé ?
Je pense que non…en fait, le deuxième nous fût enlevé et il s’était promis de se venger. Il est vrai que c’est difficile à concevoir que le monstre pur est un cœur. Pourtant, dans notre famille, régner l’amour, le partage.
En repensant à ces premiers souvenirs, je me rends compte qu’il m’aimait quand même. Au fils du temps, on a continuer à partager des choses jusqu’à Belina, jusqu’à l’humaine…L’origine de ma haine s’est forgé ces derniers mois….
La possible vengeance sur le crime de mon vrai père n’a aucune raison d’être valable. J’étais accueillis, comme un fils malgré tout. Aujourd’hui, j’ai ma propre famille et je vais continuer à trouver les clés pour anéantir Gorgin. Azé, peut être l’une d’elle…
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