CHAPITRE 41.2 * JAMES

13 minutes de lecture

J.L.C

♪♫ ... ♪♫


Ses mots se plantent en moi tels des épines silencieuses qui écorchent mon esprit. Cette vérité me déchire, me heurte, m’embrase d’un feu froid et puissant. Je presse légèrement ses doigts. Le contact de sa peau m’apparait à la fois rassurant et menaçant.


Fuir ses responsabilités. Me dérober à l’étreinte du réel. Un réflexe devenu familier qui n’est qu’une forme d’enfermement sous couvert de liberté. Qu’est-ce qui est plus effrayant, finalement ? Le mirage du choix ou l’acceptation d’en être l’esclave ? On est le produit de circonstances, conditionné par des événements extérieurs, modelés par des attentes, peut-être même des forces invisibles.


Le chaos, l’inaction, l’évasion… Des solutions si accessibles. Se laisser dériver, éviter le combat, tout lâcher, s’éclipser dans l’oubli ou s’abandonner aux plaisirs destructeurs. Elle sait, elle. Elle a percé à jour cette faille en moi, cette peur tapie dans l’ombre de mes pensées, ces contradictions qui me rongent de l’intérieur.


— C’est une illusion, n’est-ce pas, James ? Croire qu’on détient le pouvoir de choisir. Ce n’est pas le cas…


Une illusion… Comme l’a toujours été pour moi l’idée que l’inéluctable nous traque sans relâche. Ma gorge se serre. Une douleur sourde me ramène à ce qui me terrifie. Tout revient à ce point… ce sentiment que, même quand on imagine prendre une décision, la main du destin nous guide, fauche notre trajectoire, nos idéaux. Comme si on n’était que des pions. C’est lui qui a arraché Connor à la vie, lui qui m’a soustrait à mon rêve de mariage, lui qui a mis Victoria sur ma route.


Je lâche un léger soupir et, dans ce geste imperceptible, je l’attire contre moi.


L’amour échappe à toute emprise, à toute logique. J’en suis persuadé. C’est une affaire d’imprévu, de collision des âmes, de fragilité, de consentement. On y tombe, d’un coup, sans même savoir d’où émane le souffle qui nous pousse. Peut-on vraiment décider d’admettre quelqu’un dans notre coeur, ou bien est-ce cette personne qui s’y impose en silence, sans crier gare, comme une marée montante qu’on ne voit pas venir ? C’est la sensation que j’éprouve avec Victoria. Je commence à me demander si elle partage cette vision, elle qui est si rationnelle, si pragmatique, trop maîtresse d’elle-même pour se laisser emporter par un destin aussi indéfini, aussi insaisissable. Je dois comprendre si, derrière ses murs soigneusement dressés, il y a une place pour moi, un passage vers son cœur.


— Tu as raison, mais l’ambiguïté a son charme, non ? C’est ce qui donne du sel à la vie, tu ne penses pas ? murmurè-je.


Je nous teste, mais j’ai besoin de savoir.


Victoria se détourne un instant, ses doigts encore enserrés autour des miens, avant de se perdre dans l’étude silencieuse de nos mains. Elle les observe comme si chaque ligne, chaque courbe révélait une vérité secrète, puis, doucement, elle lève le regard. La lumière tamisée met en valeur la profondeur envoutante de ses yeux couleur whisky.


— Seulement si on a le courage d’assumer qui on est. On ne doit pas se contenter d’une version figée de soi-même.


Elle me fixe intensément. Ses paroles sont des éclats de vérité qu’elle distille avec la précision d’un couperet.


— La liberté n’est jamais absolue. Il existe toujours des chaînes invisibles, des liens… Mais certains sont là pour nous rappeler que nous avons besoin les uns des autres.


Pris dans un tourbillon d’émotion, je ravale le nœud qui me comprime la gorge. Mes doigts glissent dans ses cheveux, un geste naturel, instinctif. Je me penche alors, effleure son front de mes lèvres, y dépose un baiser timide et refoule les larmes qui menacent ma stabilité, mes certitudes, ma maîtrise de soi, tout.


Ses bras s’enroulent autour de ma taille, m’enserrent contre elle. Le poids de sa présence, de son soutien m’ancre, une sensation de sécurité profonde m’envahit, sa force tranquille m’enveloppe. Je ne suis pas seul. Victoria m’ouvre son cœur.


Elle se défait de mon étreinte en douceur, un sourire fugace se dessine sur ses traits avant de s’évanouir sous un rire discret, nerveux, comme si une brise légère venait apaiser la tension. Elle balaye d’un revers l’émotion qui s’attarde au bord de ses cils, renifle, puis repousse ces larmes rebelles, qui, si elles n’ont pas franchi le seuil de ses joues, ont bien failli s’y déverser. Ses prunelles embuées en portent encore la trace.


C’est un coup de semonce. Je l’ai encore fait pleurer, putain ! Si je pouvais faire marche arrière, j’aurais arrêté de parler dès que j’ai vu ce regard se troubler. Mais non, évidemment. Parce qu’être intelligent, c’est surfait.


— Je suis désolé, je ne voulais pas…


Sa main s’élève, un barrage fluide, m’empêchant d’ajouter un regret de plus à la liste.


— Ne t’excuse pas, je ne suis pas chagrinée, James, juste… bouleversée.


Ah oui ? Parce que ça fait une différence ? Je ne l’ai pas attristée, juste… désintégrée émotionnellement. Tout va bien.


— Tu sais, pleurer, parfois, ça aide. Ça permet d’évacuer tout ce trop-plein qui se loge à l’intérieur. Ça fait du bien, vraiment.


Elle sait ce qui serait mieux encore ? Ne pas se sentir comme un bulldozer qui écrase les sentiments des autres ou un cyclone qui déclenche un vide existentiel.


Pourtant, sa voix porte une sérénité déconcertante. Comme si elle accueillait ses larmes au lieu de les redouter, comme si les laisser s’exprimer était un acte de lucidité et non une faiblesse. Peut-être qu’elle a raison, après tout. Peut-être que, pour elle, pleurer n’a rien d’une capitulation. Plutôt une manière d’extérioriser l’indicible, de remettre les choses à leur place. N’empêche, fait chier !


— Pleurer avant le maquillage, c’est de la prévoyance. Après, c’est du sabotage. Tant qu’à fondre en larmes, autant le faire avant d’avoir sculpté mes paupières au khôl.


Son timbre danse entre la légèreté et le sous-entendu, une corde jetée au naufragé que je suis devenu. L’intention est évidente : nous hisser hors du marécage émotionnel où je nous ai embourbés. Alors, je lui souris en retour.


Victoria quitte l’estrade, traverse le hall et s’efface derrière le comptoir des vestiaires. Elle y relègue son parapluie, glisse sa veste sur un cintre. Elle est vraiment dans son élément ici. Avec son esprit bohème, son calme trompeur, son besoin de simplicité… ce n’est pas un environnement où j’aurais pensé la voir évoluer ni s’épanouir. Qui aurait cru que ce chaos scintillant deviendrait son écrin ? Victoria, le rubis du Diamant Rose.


Car derrière l’ondulation paisible se tapit un courant furieux. Sous la surface, sa douceur dissimule son tempérament enflammé. Son éclat n’a pas été conçu pour l’ombre. Cette femme est l’antithèse d’elle-même, une fusion de paradoxes, entre feu et glace, abandon et maîtrise. Deux Victoria cohabitent en elle, et loin de s’annuler, elles se nourrissent l’une de l’autre, complices et adversaires. Et ce combat la rend entière.


La Victoria solaire, altruiste, aux élans tendres, aux rêves salés, qui s’imagine un quotidien bercé par l’océan et le parfum des livres. Une version d’elle qui respire la tranquillité, les matins brumeux face à la mer, la sérénité pour seule ambition. Et puis son reflet inversé, la louve indomptable, affamée de sensations, de vertiges. Celle qui danse avec l’effervescence, règne sur le chaos et embrase tout sur son passage.


L’ange et le démon, enfermés dans un même esprit, unis dans un même battement de cils. Et le pire ? J’adore ça et j’aime les deux. Le baume et le poison. L’une me donne un port d’attache, m’apaise, m’ancre. L’autre me précipite en haute mer, me pousse à bout, me consume.


Elle m’invite à la suivre à travers le dédale du club, saluant au passage ses collègues habituels ainsi que quelques recrues appelées en renfort pour l’occasion. Bon, quand est-ce que le Mati va daigner descendre de son trône ? En toute honnêteté, j’aimerais qu’il prenne son temps avant de venir rôder autour de ma copine — à supposer qu’elle se considère comme telle. Parce qu’entre nous, on flotte quelque part entre l’implicite et le non-dit. Tout de l’évidence, rien de l’officiel. Mais puisque c’est le grand patron, la question n’est pas « s’il va arriver », mais « quand ».


Avec son ego bien calibré, il ne manquera pas de vouloir mettre son grain de sel entre Victoria et moi. Ce genre de mec ? Toujours prompt à s’immiscer là où on ne l’invite pas, surtout s’il sent un enjeu. À tous les coups, il prépare son entrée triomphale, ajustant sa couronne imaginaire avant de débarquer en grand conquérant. L’enfoiré. Je me demande si je peux le faire trébucher sans trop attirer l’attention. Mais mérite-t-il seulement que je me donne cette peine ? Oui, s’il convoite une place de choix auprès de ma Victoria. Peut-être que je pourrais faire plus subtil… une erreur d’orientation, un coude mal négocié. Ou mieux, le laisser se vautrer dans son arrogance sans qu’il comprenne ce qui lui tombe dessus. Ah, les possibilités. Comme écraser ma bouche contre celle de Vi juste sous son nez histoire qu’il imprime bien l’image dans son crâne. Un pur régal. Une revanche jouissive. Sauf que, non, je vais garder mes pulsions de mâle territorial sous contrôle et surtout pas brûler mes cartouches. Pas sans l’accord de ma chérie, en tout cas.


Heureusement, le torrent d’eau qui mitraille au-dehors m’oblige à prolonger ma présence ici — ou me sert d’excuse en or, selon que l’on préfère y voir un obstacle ou un signe du destin — plutôt que de filer tout de suite rejoindre ma sœur. L’univers, dans sa clairvoyance infinie, m’accorde un sursis. Sage décision. Dehors, la tempête fait rage, ici, une autre attise l’air ambiant. Mon instinct tranche sans hésitation.


De toute façon, Isla ne fermera pas boutique avant 19 h, ce qui me laisse tout le loisir de traîner, prêter main forte si nécessaire, et surtout, affûter mes sens. Deviner l’implicite, percer la dynamique en place. En gros, creuser ce qu’il se passe entre ces deux-là. Victoria dit que je peux lui faire confiance. J’aimerais. J’en crève d’envie. Hélas, j’ai déjà misé gros sur ce mot. Amy m’a servi ce refrain. Avec le résultat qu’on connaît. Par précaution, vigilance maximale.


À son pas affairé, moi je flâne, scrutant d’un œil distrait les efforts déployés pour rendre la bâtisse digne d’un château hanté. Partout où se posent mes yeux, des rideaux flottent, allant des voiles vaporeux aux draperies somptueuses, en passant par des filets rappelant des tissus élimés ou de fausses toiles d’araignée. L’ambiance ici est plus feutrée que dans le hall d’accueil, la déco moins clinquante, mais pas moins immersive. C’est du pur Victoria. Son imagination en action. Une vision qui prend forme.


La salle principale est scindée en deux sections distinctes, matérialisées par d’immenses ailes suspendues dans les airs. Un duel d’esthétiques : d’un côté, des plumes immaculées, de l’autre, du cuir noir aux reflets lustrés. Un ballet lumineux cisèle l’espace, impose des frontières visibles entre ces deux univers antagonistes. Ici, une pénombre envoûtante où l’ombre épouse les contours du bar ; là, un éclairage cristallin où des miroirs sur pied capturent et réfractent l’essence du spectacle pour la disperser en éclats hypnotiques. Deux ambiances, deux tentations, un seul terrain de jeu. Ce soir, la vertu et la perdition dansent sur le même parquet.


Exit la table de mixage — désormais expatriée de l’autre côté de la piste entre les deux accès vitrés centraux. En son lieu et place, une scène a été montée, promesse d’une performance dont les enjeux m’échappent encore. En plein milieu, incongrue et impérieuse, parade une grande baignoire en céramique noire. Je hausse un sourcil. Que diable fait cette vasque ici ? Manque plus qu’un panneau « Purifiez-vous dans le scandale » ou « Expiez vos péchés… faute de quoi, commettez-en d’autres » et le club est complet ce soir. Où alors, c’est pour un baptême collectif ? Moins dans le thème, quoique. Juste derrière, une enseigne néon : deux cœurs, l’un saint, l’autre pernicieux. Auréole ou queue fourchue, choisir son camp ou embrasser la dualité. Une déclaration d’intention lumineuse.


Revenons deux secondes sur l’anomalie. Cette baignoire plantée au beau milieu d’un décor où tout est savamment orchestré. Une énigme qui me titille malgré moi. Je jette un coup d’œil à Victoria, cherchant à lire son expression. Si elle affiche son sourire mystérieux, c’est que je suis déjà foutu. Je l’interroge.


— Ah ça, je ne peux pas t’en dire plus… Tu vas devoir attendre ce soir pour découvrir le clou de cette animation.


— J’espère juste que tu n’as pas prévu de jouer toi-même les sirènes devant l’assistance, parce que, si tu me fais ça, je vais m’étouffer avec mon whisky.


Ou pire, le recracher. Un sacrilège impardonnable. Et ça ferait tache sur ma réputation. Littéralement.


Victoria s’esclaffe en se rapprochant lentement de moi. Ses hanches ondulent avec une grâce déroutante. J’ai hâte de la voir dans sa tenue de déesse des Enfers. Et je signe direct pour l’enlèvement.


— Je ne vais quand même pas te gâcher la surprise avant même le lever de rideau ?


La lueur malicieuse dans son regard m’émoustille carrément.


— Ne t’inquiètes pas Hadès, mon honneur sera sauf ce soir et ta fierté intacte… à moins que tu ne veuilles m’y rejoindre comme ce matin. Libre à toi


Je plisse les yeux, feignant l’indifférence, mais mon cœur s’emballe à l’idée de cette invitation. Ma tentatrice se glisse contre mon torse en passant ses bras sur mes épaules. Mauvais plan. Très mauvais plan.


— Le strip-tease aquatique, j’ai déjà donné, merci, soufflè-je en l’enlaçant.


Si elle croit que je vais me laisser embarquer dans un autre de ses numéros, elle a tout compris.


— Par contre… Prends garde à ce que ce ne soit pas ta propre dignité qui se noie là-dedans, mon petit poulpe…


Elle réagit au quart de tour, se hisse à ma hauteur et nos lèvres s’écrasent l’une contre l’autre. Mes bras se referment sur ses reins tandis qu’elle approfondit son assaut, sa langue s’entrelaçant à la mienne avec une sensualité à couper le souffle. Un frisson d’excitation fait vibrer chaque parcelle de mon corps, à tous les étages.


Soudain, je me souviens qu’il y a des yeux sur nous, et que ce baiser a tout de l’indécence. Mais sa silhouette lovée contre moi émousse toutes mes réserves. Ici, maintenant, c’est nous contre le monde.


— Tu sais, si tu veux qu’on expérimente deux ou trois scènes du show de ce soir, tu pourrais éventuellement te laisser tenter par un appart avec baignoire ou… une maison avec piscine. À toi de voir. Pour info, je suis très agile dans l’eau…


Putain de merde ! Les images tombent en rafale dans ma tête, me plongeant dans un tourbillon de fantasmes éveillés. Elle a fait exploser mes circuits cérébraux. Sans compter que l’idée d’une maison avec piscine où on vivrait ensemble me file carrément le tournis. Je commence à changer de position, mon esprit divague : rubis, diamant ou saphir ? Le bleu est sa couleur préférée, je crois. Sérieusement, James, t’as déjà mis un pied dans la folie avant même de signer un contrat, d’achat ou de mariage…


— Si tu continues à me chauffer comme ça, Vi, tu vas devoir avancer ta fameuse surprise à, disons, maintenant…, je lui glisse à l’oreille en mordillant doucement son lobe.


Si elle pense que j’ai une patience d’ange, elle se trompe lourdement. Ma petite blonde se recule à peine, l’air badin, en digne représentante démoniaque.


— Oh, mais je n’ai pas encore fini de te mettre l’eau à la bouche, minaude-t-elle, insistant sur le mot « eau » comme si c’était un sortilège.


Son sourire, aussi espiègle que fatidique, en dit long, une promesse de délices à venir qui m’achève. Bon sang, elle me tue à petit feu. Mes doigts se plantent un peu plus dans sa chair.


— Mais, tout vient à point à qui sait atteindre, Monsieur l’impatient. Parfois, le mystère est bien plus excitant que la révélation elle-même, tu ne trouves pas ?


Au moment où je m’apprête à lui répondre que la tentation d’un petit avant-goût est presque insupportable, une voix masculine, trop familière, nous interrompt, ou plutôt interpelle la beauté dans mes bras. Et voilà, le grand perturbateur fait son entrée. Je l’attendais plus, lui.


— Ah bah, je vois que tu ne t’ennuies pas Vic ! Moi qui croyais que l’averse t’avait emportée !


Le diable s’est glissé dans la place. Je me retourne et là, je tombe sur ce connard, tout de blanc vêtu comme s’il sortait tout droit du paradis. Pantalon fluide, chemise ouverte en coton, baskets si immaculées qu’on les supposerait neuves. Montre et bracelet de luxe au poignet, chaîne en argent qui claque. Un putain d’ange blindé aux as ! Il dégage une confiance insolente qui me rend furieux.


— T’as même pas vraiment l’air déguisé au final. I te manque les ailes, claironne Victoria en se détachant de moi pour aller… l’enlacer, lui.


C’est furtif, mais non, bordel ! Voir ma copine s’approcher de ce type me met dans un état de rage à peine digérable. Je dois garder la tête froide. Facile à dire. Je fourre mes poings fermés dans mes poches et adopte une posture décontractée, un sourire hypocrite peint sur le visage. En tout cas, j’essaye.


— Il est hors de question que je mette des ailes, Vic. On en a déjà parlé.


Le petit con me salue. Je lui rends la politesse, mais mon regard est glacé. Son air est moins distant qu’hier, mais je n’arrive même pas à savoir pourquoi. Peut-être que je m’en fous.


— Mais si, tu verras, l’encourage-t-elle encore.


Mon sang ne fait qu’un tour lorsqu’elle pose sa main sur son bras.


— Pas de déguisement pour toi, vieux ? balance le connard, avec cette condescendance qui me donne une furieuse envie de lui casser la gueule.


Va te faire foutre !


Je me retiens de le lui dire, évidemment. Victoria ne me laisse pas le temps de répondre de toute façon. Et c’est probablement mieux.


— James doit repartir. Il reviendra plus tard, précise-t-elle.


Plus si sûr… Je consulte ma montre. Bientôt 18 h. Non, je vais faire le pot de colle pendant encore une heure. C’est pas moi qui irais rejoindre Isla, c’est elle qui viendra me chercher. C’est décidé.


Et voilà qu’il la flatte sur sa coiffure. Le fumier ! Et elle, tranquille, elle papote. Ou plutôt, elle parle boulot, mais au fond, c’est du pareil au même.


Si tu savais comment cette déesse — pour reprendre tes propres termes — a gémi, non, a hurlé contre ma bouche il y a moins d’une heure, tu n’aurais pas ce sourire prétentieux ! C’est moi qui la baise maintenant et tu la toucheras plus jamais !

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