CHAPITRE 43.3 * JAMES
ATTENTION PASSAGE EROTIQUE
J.L.C
♪♫ ... ♪♫
Je me retourne lentement, le souffle un peu court, mes ongles toujours enfoncés dans mes poings. Ses prunelles accrochent quelque chose — ma fébrilité, mon chagrin, mon envie de frapper, peut-être tout à la fois. Peu importe. Une alarme s’est déclenchée, une évidence muette qu’elle intercepte avant même que je ne respire. Elle agit sans délai.
— Mati, sors…
Un murmure plus tranchant qu’un ordre. Un battement. Une pause. Cette voix… Autoritaire. Glacé. Un frisson me parcourt. Et pas de ceux qui refroidissent. Plutôt une secousse électrique avant l’impact. Un avant-goût de foudre. Un court-circuit dans la colonne vertébrale. Ça vrille les nerfs, ça pulse dans le ventre, ça flirte dangereusement… plus bas.
— S’il te plaît.
Elle enrobe d’un voile de politesse, ce qui n’a rien d’une demande.
Le concerné lui file un coup d’œil agacé, lève un sourcil dédaigneux, renâcle, mais le rictus narquois reste cloué sur sa face, irritant au possible.
— Je ne te laisse pas seule avec le fou furieux.
La suffisance colle à chaque syllabe. Bah oui, t’en qu’à y être, il se prend pour son garde du corps. Il va surtout garder son corps loin de Victoria — une année-lumière minimum — s’il ne veut pas que je lui défonce le portrait façon Picasso.
Je m’avance d’un pas. Mais elle anticipe, m’attrape par le poignet, remonte ses doigts jusqu’à mon coude. Une pression. Juste assez pour museler la violence de ma droite qui s’apprêtait à faire sauter la mâchoire du rital.
Il ricane. Putain d’enfoiré ! Ce rire me laboure la patience. Je vais le lui enfoncer dans l’os, le tatouer sur ses dents, qu’il l’entende résonner chaque fois qu’il ferme sa gueule.
Elle glisse dans mon champ, une ombre satinée, arrime son regard au mien, et tranche l’air d’un murmure :
— James, arrête. Il faut qu’on parle.
Son timbre est de velours, mais sa poigne de fer. Elle se greffe à ma conscience, s’infiltre dans ma rage, tisse autour un rempart de contrôle. Ses doigts verrouillent mon élan. Son pouce caresse imperceptiblement mon bras. Une parenthèse de douceur dans un ultimatum muet. Un barrage entre mon agressivité latente et le connard.
Elle plante ses iris ténébreux d’abord dans les miens, y lit l’animosité, la fièvre belliqueuse prête à éclater de plus belle, puis se tourne vers l’autre, le fusillant sur place.
— Et toi, arrête de sourire comme un gamin excité, le brave-t-elle.
Son ton claque.
— Je t’ai dit de nous laisser. Descends. Vérifie que tout va bien pour la soirée. Décharge-moi au moins de ce poids, d’accord ?
L’abruti hésite. Son regard oscille entre Victoria et moi, indécis, pesant le risque d’en rajouter une couche. J’ai une fraction de seconde pour espérer qu’il l’ouvre encore une fois. S’il a un instinct de survie, c’est le moment de l’activer.
Il plie. Passe à notre hauteur. Me crache, droit dans les yeux :
— Contrôle tes nerfs, parce que, si tu lui fais du mal, tu finiras en pièces détachées.
Charmant. Un dernier avertissement du preux chevalier avant de dégager. Ma mâchoire se verrouille, mes dents crissent sous la tension. Mon pouls cogne, brutal. L’adrénaline en ébullition pulse sous mes tempes.
— S’il te vient à l’idée de la toucher encore en ma présence, on verra lequel de nous aura besoin d’un brancard.
— Crois-moi, la douleur et moi, on se tutoie depuis longtemps, se gausse l’enflure.
— Fais-moi confiance, j’ai déjà vu des hommes comme toi s’effondrer.
Je souris, carnassier, laisse mon poids basculer légèrement vers l’avant. Tout comme lui. Le silence est explosif. Le genre qui précède un coup de tonnerre. Puis je lâche, acide :
— Comme toi avec la brune.
L’expression du type tourne à l’orage. Sa nuque se raidit, son nez se retrousse, sa respiration se coupe. J’ai frappé juste et sans mes poings. Les siens se crispent. L’électricité danse sur mes nerfs.
— Putain, stop ! Fermez-la, tous les deux ! hurle Victoria.
Son cri fend l’air, se brise contre la baie vitrée du bureau. Un écho tranchant qui fige l’atmosphère. Elle nous devance encore, s’interpose, ses paumes s’écrasent contre nos deux torses. La voilà prise entre deux fauves prêts à se déchiqueter. Sa voix éclate, puissante.
— C’est quoi la prochaine étape ? Une bagarre de plus à votre palmarès de conneries ? Qui de vous deux a la plus grosse ?
Elle force Mati à reculer, malgré la différence de carrure. L’image de sa main sur son corps me révulse, mais sa silhouette s’appuie contre la mienne, pas celle de l’abruti. Elle secoue la tête, exaspérée. Ses doigts remontent son bustier qui, déjà, se faisait la malle. Manquerait plus qu’un sein qui déborde dans ce foutoir, tiens ! L’envie de lui saisir cette putain de robe et de la maintenir en place me ronge, juste pour éviter que ce salaud ne puisse contempler la moindre parcelle de ce qui est mien.
— Vous me fatiguez. On est des adultes, pas des gosses, bon sang !
Ses yeux d’ambre brûlent de frustration lorsqu’elle les rive aux miens. Chaque seconde écoulée alourdit sa peine et son agacement.
— Vous pouvez juste arrêter, maintenant ?
Mati ne riposte pas. Il se contente de me toiser, le regard noir. Sa cage thoracique se soulève sous la colère contenue. Puis il lâche, cinglant :
— Si je ne t’ai pas rendu coup pour coup, l’Écossais, c’est uniquement par égard pour Victoria.
Ses mots claquent comme une ironie amère, lacèrent quelque chose en moi.
Par égard pour Victoria…
Un vertige happe mes fondations, mais je campe sur mes appuis, l’air impassible. Mati se pose en gardien de son intégrité, et le pire ? Aucune contestation possible, c’est la stricte vérité. Lui, il a su se retenir. Moi, j’ai forcé Victoria à devenir le tampon, à juguler la violence que je maîtrise à peine. Elle a allumé la mèche, il a déclenché la détonation. Ou l’inverse, je m’en fous. Mais c’est moi qui ai explosé. Moi qui ai levé le poing pendant qu’elle tentait d’éteindre la tempête. Lui parade avec son foutu contrôle, tandis que moi… j’ai laissé Victoria entrevoir ce que j’ai de plus sauvage. L’instinct animal. La faille béante. Elle n’a jamais eu à se protéger contre lui. Contre moi, oui. Le mal est fait. Et plus j’y pense, plus mes certitudes se renforcent. Je suis voué à détruire tout ce qui m’entoure. Je suis le danger, une menace de plus à gérer pour elle.
— Voilà mon propre avertissement, James : ne refais plus jamais mention de Leslie devant moi.
Mati me décoche une dernière œillade saturée de mépris avant de tourner les talons. La porte claque dans mon dos.
Le silence s’abat. Lourd. Épais. Chargé de mon besoin de violence non satisfait.
La tension est suffocante, presque intolérable. Elle est si dense qu’on pourrait la trancher au couteau, non, mieux : la distiller, la verser dans un verre, l’avaler d’une traite comme un alcool trop fort. Mon cœur tambourine à m’en briser les côtes, chaque battement charrie une marée de frustrations bouillonnantes. Vertige. Vindicte. Vérité. Le triple V. Il ne me manque.... que la victoire. Elle.
Une vague d'émotions contradictoires balaie mes pensées. Je ne sais plus quelle position adoptée, quelle direction prendre. Confrontation directe, histoire d'exiger des explications, de faire éclater ma colère contre elle une bonne fois pour toutes ? La défense par le silence pour repousser coûte que coûte le putain moment de rupture ? Résignation et fuite pour sauver ce qu'il me reste de dignité ? Ou carrément, tentative de rapprochement pour lui faire comprendre qu'elle est mienne à tout jamais ?
Nom de dieu... L'attraction irrésistible que j'endure à chaque fois qu'elle gravite dans mon sillage est phénoménale. Elle est là, tout près. À cette distance, elle n’est plus une femme, elle est une tempête sous peau, un chaos parfumé. Son odeur, sa chaleur, sa foutue présence me carbonisent de l’intérieur. Sa main, encore posée sur mon bras, m’empêche de basculer dans le vide. Ironique, vu que c’est elle qui m’y a poussé en premier lieu. Un peu comme flanquer le feu à une forêt et jouer les pompiers derrière.
Son corps à moitié dénudé scintille sous les faisceaux lumineux projetés depuis la salle principale à travers les vitres sans teint qui isolent le bureau. La soie de sa peau, ses contours maintes et maintes fois foulés, me harcèlent. Tout comme le spectre brûlant d’une étreinte qui n’aurait jamais dû frôler d’autres lèvres que les miennes. Le problème avec la jalousie, c’est qu’elle a une sacrée bonne mémoire. Putain de merde ! Victoria est un astre qui attire, et les hommes gravitent autour d’elle, affamés. Rien de nouveau sous le soleil, sauf que, cette fois, j’ai bel et bien failli arracher une tête.
Tout ce qui fait d’elle un miracle devient mon supplice. Son charisme, ses qualités — que certains rêveraient d’avoir, d’autres de copier — la rendent unique, précieuse… et donc infiniment convoitée. Autant de raisons de la perdre qui nourrissent ma hantise — non un putain de cauchemar — de la voir me glisser entre les doigts. C’est la menace de l’inaccessibilité, mais surtout de l’abandon. Ne plus être celui qu’elle regarde, qu’elle touche, qu’elle choisit. Et ça, c’est mille fois pire que tous les yeux braqués sur elle. Chaque toquard du monde peut la désirer. Tant qu’elle me revient, je peux survivre. En vérité, leur envie n’est qu’un bruit de fond. L’enfer n’est pas qu’ils la briguent, c’est l’idée qu’un jour, elle pourrait décider d’y céder.
Sa beauté est un piège, et pas seulement à cause des autres. Au-delà de cette peur qui me tord le ventre, celle qu’elle m’échappe, il y a aussi cette putain de soif que rien ne peut étancher. Victoria me terrifie autant qu’elle me consume. Même conscient du gouffre de dépendance vers lequel je cours, incapable de ralentir, je me jette dedans. Le frein est cassé depuis longtemps. Et le mur approche dangereusement. Une fois de plus. Une fois de trop. Les secours ne viendront pas.
Pourtant, même si je capte la façon dont chaque regard rampe sur elle — surtout celui de Mati — ce n’est pas l’appétit des autres qui me tourmente le plus. C’est le sien. C’est le mien.
J’essaie de calmer mes fichues émotions : le feu brûlant de ma possessivité, cette pulsion qui me pousse à vouloir la revendiquer pour moi seul, à satisfaire ce désespoir égoïste de la dominer. Mon instinct m’intime de la faire mienne, mon ombre me dicte de l’enchaîner à moi. La dévorer et être dévoré en retour, Freud aurait eu un truc à dire là-dessus. Le foutu complexe d’ambivalence, il aurait pris des notes en observant cramer son cas d’école. Tant de névroses en un seul homme, hein ?
Ah, et puis merde. Bien que je sache pertinemment que cet incendie menace de consumer notre relation, et alors qu’elle me sonde de ses grands yeux d’ambre, le désir implose, totalement incontrôlable. C’est suicidaire, mais avec elle, je ne connais que l’excès. Je plonge mes doigts vers sa nuque, la douceur de sa peau crame ma paume, puis je m’arrime à elle, la tirant contre mon torse. J’hésite une seconde, une infime seconde. Puis ma volonté plie, s’effondre. Évidemment. Comme si j’avais le choix.
Mon baiser, tel un sceau de feu apposé par un homme qui craint l’oubli, marque mon territoire sur l’arc soyeux de ses lèvres. Putain, James, t’es qu’un primate avec un concept trop littéral de la propriété privée ! Rien à battre. Victoria ne me fuit pas. Elle converge avec passion, fouette mon sang comme une morsure du destin, se jette à corps perdu dans mes bras avec une ferveur sans réserve. Et alors qu’elle s’ouvre sous ma pulsion, la chaleur de sa bouche, sucrée, épicée, au goût d’interdit, rafle mes incertitudes. Dépouillé du moindre scrupule, le bon sens enterré six pieds sous terre, je prêche mon monde sur son corps qui m’accueille et ne me repousse absolument pas. Bien au contraire. Un soubresaut me secoue quand nos langues s’emmêlent sans pudeur et que nos dents s’entrechoquent dans une collision impétueuse. L’orage éclate dans la moiteur de nos souffles.
La friction de son bassin contre le mien m’envoie une décharge phénoménale dans les reins. La bête jalouse et possessive en sommeil sous ma peau, qui ne supporte ni le partage ni l’oubli, rugit. Elle attendait que ça de toute façon.
Mes doigts ripent plus bas, agrippent l’étoffe précieuse pour la remonter sur ses hanches. Le tissu de sa robe, parsemé de sequins, grippe sous la force de ma poigne qui désespère d’atteindre la chair sous le faste. Victoria danse contre mes mains pour accompagner ma prise. Il faut que son corps, son coeur aussi, me redeviennent exclusifs, que ma passion condamne toute trace de ce qui a failli se passer entre eux. Si seulement l’amour était une foutue garantie à vie…
Sa respiration se brise dans les aigus. Le bruit de gorge qu’elle lâche m’achève. Game over. J’ai perdu. Enfin, gagné. Enfin… merde.
Un pas après l’autre, ses fesses finissent par rencontrer le bureau dans un choc feutré. Elle grimpe dessus, s'élève avec une urgence brute. Le métal crisse et le bois craque sous notre abordage tandis que je me faufile entre ses jambes, totalement possédé. Sans hésiter, elle me ramène sous son autorité, m'enserrant entre ses cuisses. Un geste instinctif, un acte de soumission et de domination tout à la fois. Comme si elle savait déjà comment se plier à la forme de ma luxure. Comme si… Comme si c’était une évidence. Est-ce que c’est de cette manière qu’elle se donne à lui ? Je préfère ne pas savoir. Non, en fait, je veux savoir. Non… bordel.
Le velours de sa peau contre la rugosité de mes doigts m’électrise, chaque frisson qu’elle me transmet est une salve de désir. Je n’ai plus de place pour la raison, seulement l’irrésistible appel de son corps, la promesse de son âme, en moi.
Sa gorge, incandescent sous mes lèvres, m’attire dans un tourbillon d'exaltation. Son souffle erratique s’emballe dans mon oreille, le mien se fracasse. Je la veux, ici, tout de suite. Sur ce bureau. Dans son bureau. Putain, c’est son territoire. Et maintenant, ce sera notre empire. L'invasion commence ici.
Mes dents effleurent son épaule, la mordillent sans douceur, et un gémissement rauque m’échappe lorsqu’elle s’accroche à moi, ses ongles creusant des sillons ardents sur mes biceps. Laisse tes marques, Vi. J’exige qu’elles restent.
Ma bouche dévale vers sa poitrine, lape la moiteur sucrée de son décolleté, pendant que mes paumes s’aventurent vers sa culotte. Victoria pousse sur ses bras, se soulève juste assez pour pouvoir coulisser l’étoffe satinée le long de ses jambes. Le tissu cède, descend sous mon regard impatient, révélant cette parcelle de son anatomie que je réclame déjà comme mienne. Est-ce qu’il sait ce qu’elle aime ? Comment elle réagit quand on le touche à cet endroit précis ? Qu’il me prouve qu’il la connaît mieux que moi. J’attends. Non, je…
Telle une tornade en furie, Victoria chasse ma veste et se jette à son tour dans mon cou. Ses lèvres s’attaquent à ma peau, explorent, aspirent, impriment leur chaleur. D’un coup, je déloge son sein gauche, celui qu’elle s’est tant échinée à masquer. Ma paume victorieuse le pétrit avec une ferveur qui frôle la supplication. Victoria n’a pas l'intention de rester en retrait. Elle est un déluge de passion. Ses doigts s’emmêlent dans mes cheveux, tirent avec une avidité qui me fait grogner de plaisir, puis partent fouiller sous mes vêtements. Est-ce qu’elle déploie la même fougue avec lui qu’avec moi ? Le même empressement ? Est-ce qu’elle s’abandonne de cette façon-là, tremblante, pantelante, à sa merci ? Ou suis-je le seul qui la rend aussi vulnérable, aussi entière ?
Chaque question m’empoigne, chaque pensée m’étrangle, chaque geste me paralyse un peu plus. Je suis en train de sombrer dans la mer de mes doutes, chaque soupir qu’elle lâche m’enfonce un peu plus, bordel...
Mon cœur déraille alors que ses ongles courent sur ma nuque. Les griffes de son désir m’arracheraient l’âme si je laissais faire. Sa bouche dévie, trace une ligne enflammée sous ma mâchoire. Elle tisse ses fils invisibles autour de moi, me fait danser comme une marionnette dans son jeu. Ses jambes s’affolent contre mes côtes, cherchant, exigeant davantage tandis que ses mains, délicates et fébriles, s’attardent à la lisière de mon t-shirt, le remontent centimètre par centimètre, impatientes d’en finir avec cette barrière. La tension dans mes veines, cette folie se transforme en brûlure. Elle le supplie lui aussi ? Elle crie son nom quand elle jouit ? Je devrais être l’unique. Le seul à qui elle se livre avec cette intensité. Celui qu'elle choisit sans réserve. Pas lui. Est-ce qu’il l’a prise ainsi, assise sur ce putain de bureau, ou bien par-derrière soumise à ses coups de reins ?
Une langue de feu glacée consume ma poitrine de l’intérieur. La douleur m’inflige un coup fatal. Je m’arrête net dans mon élan. Victoria me fixe. La lueur d’incertitude dans ses pupilles révèle son âme à nu. Mes mains cessent de bouger. La sienne niché au-dessus de mon cœur s’immobilise à son tour. Elle est là, juste là, ses traits angéliques marqués par cette expression qui me déstabilise plus que tout ce que j'ai jamais ressenti. Mais, la pression dans ma gorge est insupportable. Un cri silencieux me déchire les entrailles.
— Il a eu droit à ça, lui aussi ?
C’est la rage qui parle, pas moi.
— Ce regard, ce putain de tremblement, cette voix brisée quand tu perds pied ?
Les mots se déversent acérés, empoisonnés par la rancœur et cette douleur qui me ronge. C’est plus fort que moi.
— Combien de fois, Victoria ? Combien de fois tu t’es offerte à lui comme tu le fais avec moi maintenant ?
Pétrifiée par ma morgue, elle cligne des paupières, la bouche entrouverte, prise dans un souffle court. Ses mains s’échappent de mon corps, comme si tout ce qui nous liait venait de se fracturer. Et dans le silence qui suit, une gifle. Fracassante. On ne pourra pas dire que je ne l'ai pas cherché.
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