Dinée 1/?
Le jour J était arrivé, j'avais enfilé mon costume pour la soirée. Je me sentais tellement mal à l'aise, c'était affligeant. J'avais quand même gardé un peu de ma touche personnelle en conservant des bagues tête de mort, métal forever ! Et j'avais eu l'idée d'un bracelet fait en chaîne d'argent qui faisait plusieurs tours à mon poignet et auquel j'avais attaché la clé du cadenas du collier de Camille.
Elle nageait comme un poisson dans l'eau dans sa tenue, laissant absolument tout voir. Quand elle rentrait dans son rôle de soumise, la directrice financière disparaissait totalement.
— Maître, vous êtes nerveux.
Ce n'était pas compliqué à voir.
— Je suis un gueux qui boit de la bière en canette industrielle, alors oui, je suis un peu stressé à l'idée de jouer au maître de la haute.
— C'est un jeu, Maître, comme toutes les boîtes qu'il y a dans le salon, et vous êtes un excellent joueur.
— Tu essaies de me flatter, soumise ?
— De vous rassurer, Maître, vous serez très bien.
Elle ajusta mon costume ridicule.
— Soyez juste à l'aise avec votre tenue, on lève bien la tête, on reste droit et ensuite, comment dire...
— Je parle comme si j'avais un balai dans le cul avec des tournures de phrase absurdes ?
— Disons comme dans les jeux de rôle quand vous jouez des comptes bourgeois.
Elle savait comment me parler.
— Cela, je devrais pouvoir m'en accommoder, très chère soumise. Je vous remercie de vos précieux conseils.
J'avais une voix pincée que j'aimais beaucoup utiliser dans les parties de jeux de rôle et que je n'avais pas pensé utiliser dans ce contexte-là.
— Vous voyez, Maître, vous êtes tout à fait capable. Il ne me manque que mon bijou à mettre en place. Vous m'aiderez ?
Elle n'avait pas tort. J'allai attraper dans l'armoire du salon un plug anal avec un bijou rouge apparent. En revenant, elle m'attendait penchée contre le lit, m'exposant entièrement son intimité. C'est dans ce genre de situation qu'il faut savoir être calme et repousser toute envie. Je lubrifiai le plug anal et réchauffai l'acier froid entre mes mains. Je suis un maître gentil, l'acier froid, ce n'est pas très agréable. Puis je baissai ma braguette et sortis mon sexe. J'échouai lamentablement. Et les cris de plaisir de Camille n'allaient pas me contredire. En homme respectable, je ne jouis pas en elle, on n'avait pas trop le temps pour une douche, me contentant de déverser mon plaisir dans sa bouche qu'elle avala sans laisser la moindre goutte.
Cela, je ne m'en lasserais jamais : à genoux, bouche grande ouverte, recevant mon plaisir avec son regard empli de malice et de provocation. Elle jouait avec mon foutre dans sa bouche avant de tout avaler.
— Merci, Maître, le passage est tout tracé pour le plug au moins.
— Vous avez raison, soumise, je vais en chercher un plus gros.
Camille faisait la faussement choquée, ce qui me ravit au plus haut point. J'allai chercher la taille du dessus, toujours avec un bijou rouge, et le mis avec délicatesse en place sur ma soumise. Elle se regarda dans le miroir de la chambre, tournant sur elle-même.
— J'espère que Maîtresse Élodie sera comblée.
— J'en doute pas une seconde, soumise.
— En tout cas, Maître, vous êtes extrêmement séduisant dans cette tenue.
Mouais, je ressemblais à rien, enfin ce n'était absolument pas mon univers, ce genre de tenue, mais j'allais faire de mon mieux pour jouer le jeu.
Camille passa un grand manteau de couturier par-dessus sa tenue et moi, je mis un manteau de couturier standard, puis passai mes chaussures de ville, désolé pour la trahison, mes Doc's ! Camille grimpa sur ses talons aiguilles comme si de rien n'était.
On attrapa le petit carton d'invitation que nous avait envoyé Élodie et le petit papier avec. Un papier où il fallait cocher des cases pour savoir qui était autorisé à jouer sexuellement avec qui. La seule case non cochée fut moi avec Raphaël.
On se dirigea vers notre luxueuse berline allemande. Non, je déconne, ma japonaise, qui était une citadine bleue douteuse mais tout à fait fonctionnelle. La voiture de Camille étant au garage, mauvais timing. C'est sûr, ça aurait été plus classe de débarquer avec sa voiture avec une jolie étoile à l'avant, toute grise et bien plus confortable. Mais c'est la vie.
— Maître, faudra qu'on change votre voiture un jour.
— Soumise, ce bolide japonais au courbe unique et à la couleur dépassée, je dois l'admettre, fonctionne très bien et n'a que deux cent cinquante mille kilomètres. Le moteur est à peine rodé. De plus, l'entretien complet de ce magnifique engin technologique dépourvu de climatisation coûte moins cher qu'une paire d'essuie-glaces de votre véhicule marqué d'une belle étoile à l'avant.
On va pas se mentir, c'était une pure épave, ma voiture, mais une épave pas chère qui, tous les deux ans, contre toute attente, passait les contrôles techniques sans broncher. La route pour aller chez Élodie fut parcourue sans encombre jusqu'à son lieu de résidence. Une maison tout à fait standard dans un hameau tout à fait normal.
On sortit de la voiture et devant la porte, un mot était écrit : "Veuillez passer par la porte de derrière." Maison tout à fait charmante avec jardin sans vis à vis et une belle terrasse, mais quand il fait froid, pas très utile. Sur la terrasse, Élodie avait mis le petit plat dans les grands : petit tapis rouge et petites chandelles. Au début du tapis se trouvait un porte-manteaux. Ça va, on avait trois mètres à faire avant la porte. Camille mit sa veste dessus et le froid fit son office, ses tétons pointaient du plus bel effet. Je lui tendis ma veste qu'elle posa sur le porte-manteaux.
Sur celui-ci se trouvait un petit encart très intéressant, un homme debout avec une personne à quatre pattes. La consigne était plutôt claire.
— Soumise, je vous laisse ouvrir la marche.
Suivi d'une claque sur ses fesses. Camille se mit à quatre pattes sur le tapis et la vue était des plus appréciables d'un point de vue purement dominant, le plug anal bien visible. Je la suivis. Arrivé devant la porte, je sonnai et la porte s'ouvrit. J'avoue avoir une pointe de stress, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en vrai.
Annotations
Versions