Suivez, soutenez et aidez vos auteurs favoris

Inscrivez-vous à l'Atelier des auteurs et tissez des liens avec vos futurs compagnons d'écriture.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
Image de profil de null

Knoevenagel

Knoevenagel
De multiples nouvelles courtes que j'ai écrites certains soirs après le boulot.

Je n'ai fait qu'écrire les idées qui me passaient derrière la tête pour en faire des récits courts et légers.

Ces nouvelles courtes n'ont aucun lien entre-elles et couvrent divers genres: science-fiction, thriller, épouvante, dystopie, fantastique, certaines sont mêmes inclassables.

Certaines feront l'objet de récits plus longs et plus étoffés.
36
85
356
46
Knoevenagel
Il n'y a pas plus stupide que d'importer son travail ennuyeux dans son passe-temps préféré. Il m'a toujours été conseillé de faire de ma passion mon métier, pas l'inverse. Quelle idiotie.

Pourtant, il me semble indispensable de raconter ces anecdotes insolites qui, autrement, seront perdues à jamais. Dans ce métier qui m'ennuie et m'horripile, ces histoires de vie sont uniques, c'est une chance de les avoir vécues au cours de mon exercice. En ça je dois être reconnaissant, en ça je me doit de vous les raconter.

Certaines sont particulièrement douloureuses. Elles ont un rapport à la mort. A ma lourde responsabilité de gardien des poisons dans une société où l'on veut tout, tout de suite, sans les conséquences. Qui, pourtant, arrivent et se fichent de savoir que vous les avez recherchées sur internet et qu'elles ne faisaient pas si peur que ça.

J'ai vu des gens se foutre en l'air avec des médicaments pires que des drogues. Et des drogues pires que des médicaments. La détresse des uns, les blessures des autres. Les impasses thérapeutiques. Les erreurs que d'autres ont commises, et les miennes, dont je me souviendrais toujours.

La fois où j'ai failli tuer une patiente. La fois où un vieux monsieur triste m'a dit qu'il voulait mourir et qu'il voulait que je l'aide en lui donnant un toxique...

Et puis des choses plus légères et amusantes.
165
129
22
93
Knoevenagel
Imaginez que vous deviez choisir qui doit mourir entre deux condamnés. L'absence de choix entraînerait la mort des deux et de lourdes sanctions. Comment le vivriez-vous?

Probablement mal. Vous essayeriez de vous rassurer en vous disant que l'un des deux était un monstre. Que c'est de la faute de ceux qui vous ont mis dans cette situation.

A quel moment décideriez-vous de vous révolter? De ne plus jouer le jeu qui vous est imposé, au risque de provoquer encore plus de malheur?

Quant aux organisateurs de ces exécutions, se sentiraient-ils coupables où s'en laveraient-ils les mains? Après tout, ce ne sont pas eux qui appliquent directement la condamnation à mort.
14
42
15
19
Knoevenagel
================ Après relecture quelques mois après, je trouve que c'est vraiment naze, ne perdez pas votre temps à lire ça, il faut que je le retravaille ======================================

Initialement je l'avais appelé: "Le chasseur d'incivilités" en préparation d'un thriller que j'ai en tête depuis longtemps. Mais finalement l'avant propos a pris une tournure inattendue.

Le thriller attendra, ici on va parler de violence: sans tabou et sans détour.
9
22
56
8
Knoevenagel

J'erre encore dans la nuit, pas sur pas, sans but. Pendant un temps le froid n'est pas gênant mais après des heures il pénètre la peau et l'on se demande si l'on ne peut pas en mourir. Je caresse cette idée de mes pas sur les dalles glacées. Je suis bien occupé à faire avancer un pied devant l'autre, encore et encore jusqu'au prochain bien rythmé.
Le noir, le néant, cette ombre d'où je viens et où je vais. La paix, la peur et le mystère. Est-ce que le rien voudrait de moi ? Est-ce que lui m'aimerait ? Ou peut-être me rejetterait-il en me disant: "Tu n'étais rien de ton vivant, tu n'as rien fait, il n'y a rien à engloutir, tu ne m'intéresses pas, disparais!" Faut-il s'efforcer d'être comme lui pour qu'il nous aime ? Ou faut-il être tout pour qu'il se nourrisse de nous ?
Mes pensées sont stoppées par un portail de fer entrouvert sur une cour intérieure. Sur un panneau est écrit: "Le café des tristesse perdues" J'y rentre sans y être invité si ce n'est par un méli-mélo de sanglots. Des gens éparses se recueillent et sanglotent devant divers bibelots, certains se roulent dans l'herbe, d'autres sont allongés en position foetale, leurs corps ramollis jonchent le sol et pavent la voie vers une vieille batisse en bois. A coté d'un panneau, un homme observe et aggripe ses cheveux de ses mains crispées de temps à autre. Il me semble le plus sain d'esprit alors je hasarde une conversation.
"Que faites vous ici ?"
"Ça ne se voit pas ?" L'homme se cache les yeux et m'adresse à peine la parole, il regarde la scène au travers de ses mains.
"Bah non, ça ne se voit pas."
"Nous nous complaisons dans la tristesse."
"Mais pour quoi faire ?"
"C'est agréable, n'avez-vous jamais essayé ?"
"Ça n'a pas l'air si sympa que ça, regardez, ils pleurent tous!"
"On peut éprouver du plaisir en pleurant, ça fait du bien ? Faites un essai."
"Et vous ?"
"Quoi, moi ?"
"Vous êtes le seul à ne pas pleurer"
"Je n'y arrive pas" Il semble vexé, il semble que j'ai évoqué un sujet qui fâche
"Quel est l'origine de ce bloquage ?"
"Si je le savais je serais déjà en train de sangloter!"
"Peut-être que vous n'êtes pas assez triste tout simplement"
"Si! Je suis triste! Très triste! Plus que vous!"
"C'est un concours ?"
"Non! Si! Peut-être! Vous m'agacez! Il n'y a pas d'esprit de competition malsain ici, vous apportez vos mauvaises ondes. A cause de vous je suis en colère et je n'arrive plus à m'attrister, laissez-moi tranquille! Allez voir les autres puisque vous êtes si curieux!"
Il s'agite et m'inquiète, je déguerpis avant qu'il ne me fasse du mal, il est visiblement dérangé... Allons voir les autres...
20
33
81
16
Défi
Knoevenagel
Ce texte est une réponse au défi: "Colère".

Vous y ferez la connaissance de Gorgogluon, le maître incontesté de notre belle galaxie. Il est omniscient et juge nos moindres faits et gestes, autant vous dire qu'il n'est pas très content... C'est un dirigeant particulièrement colérique et...

*Shhhh! Il nous observe!*

Je veux dire... Gloire au maître Gorgogluon! Dieu magnanime et tout puissant!
4
5
13
4
Knoevenagel
Trois ingénieurs de la CIA travaillent sur une nouvelle arme surpuissante. Mais ça n'est pas un missile dernier cri, ni une énième bombe atomique...

Il s'agit d'une chose bien plus subtile, dont la perversité commence à peine à effleurer l'esprit des scientifiques consciencieux qui ont donné la moitié de leur vie à cette oeuvre. Elle pourrait bien changer à jamais la face du monde et la façon dont seront réglés les conflits à venir...
2
5
6
5
Knoevenagel


Tout va si lentement pour Erine. Elle avance à son rythme vers la paix, minute par minute, comprimé par comprimé. Sous les yeux percés des blisters de lexomil, tombent, par moments, quelques larmes.
Le temps et les musiques tristes flottent dans les airs au rythme des sanglots que seuls les murs consolent de leur écho.
Peut-il y avoir des regrets quand il n’y a jamais eu d’opportunités? Quand un sauvage a laissé derrière lui un corps violé et déprimé. Depuis, toute tentative d’amour n’est que couteau dans une plaie. Elle ne remue les souvenirs qu’à la nuit tombée, quand il n’y a plus rien à rêver, hormis de ne pas se réveiller.
Dans le noir, tant d’ampoules s’allument pour pleurer, des âmes en peine qui s’éteignent d’elles-mêmes si l’on ne les retient pas.
14
13
16
2
Défi
Knoevenagel
Je fais ce recueil de mini-nouvelles en réponse au défi lancé par Yuki3027, merci à elle.

Les dates ne sont pas forcement respectées car j'essaie de rattraper mon retard de la semaine, de même que la longueur des mini-nouvelles, désolé.

Les annotations et commentaires constructifs sont les bienvenus, tout est bon pour s'améliorer.
12
8
10
7
Défi
Knoevenagel
Pssst! Hé! C'est vrai ce qu'on raconte? Quoi? Qu'aucune de ces oeuvres n'est vraiment d'elle? Ah? Elle aurait kidnappé des artistes qu'elle aurait torturé et tué, puis aurait volé leurs oeuvres d'art pour les exposer. Oui, ça expliquerait d'ailleurs pourquoi tu es là... Et toi alors, pourquoi es-tu ici? Bah, pour l'aider.





Réponse au jeu des micronouvelles semaine 81 -Mercredi
Lien de l'image: https://unsplash.com/photos/tZNaxxNp_6A
17
8
3
2
Knoevenagel
Quand j'étais enfant, mes parents avaient habillé d'étoiles fluorescentes le plafond de ma chambre. Après un cauchemar, je les voyais briller au-dessus de ma tête blonde. J'avais déjà compris à l'époque, que s'ils avaient passé une après-midi à les placer une par une, c'était parce qu'ils m'aimaient autant qu'il y avait de galaxies dans la nuit. À mes yeux, ce n'était pas de simples autocollants, mais bien leur amour inconditionnel parsemant le ciel. Ils avaient beau être endormis, ou ailleurs, je savais que comme les astres, leur bienveillance était indéfectible. Au fil des années, elles se sont décollées, une par une. Lorsque je tentais de les remettre, elles retombaient aussitôt. J'ai longtemps cherché, mais je n'ai jamais retrouvé les mêmes, toutes n'étaient que de pâles copies, sans éclat ni nostalgie. Il fallait faire avec celles qui restaient, sachant qu'elles n'en avaient plus pour longtemps. Maintenant adulte, je dors sous d'autres plafonds et plus rien ne brille. Sauf, peut-être, mes pensées dans le noir. Et elles sont moins rassurantes que les étoiles de mes parents.
18
16
25
6
Défi
Knoevenagel

La lumière tamisée filtre sur deux sièges en cuir décorés de fils d'or, ils sont occupés par des aristocrates habillés en queue-de-pie. Sous leurs pieds gisent de fastes tapisseries rouges montant jusqu'aux plafonds peints et moulés d'anges en marbre. Entre eux se dresse une table couverte d'une nappe blanche en satin cousue main de broderies raffinées. L'argenterie posée dessus coûte, à elle seule, une dizaine de smics.
Dans l'atmosphère flotte des fragrances de parfums chers, de mets exquis et de vieux bois, un orchestre de chambre joue une interprétation pédante de la 5ème symphonie de Beethoven.
Norbert ajuste son monocle et fait tinter son verre avec son couteau en argent :
"Garçon ?"
Un quarantenaire parfaitement droit accourt. ses sourcils noirs relevés habillent ses yeux à demi fermés dans une expression tout à fait digne.
"Monsieur ?"
"Qu'avons-nous là, Alfred ?"
À côté de leur table, un buffet en bois massif supporte le corps à la peau glabre d'un jeune homme que seuls couvrent des agréments de salades et de condiments élégants. Il est attaché aux quatre membres par des ficelles. Une pomme dans la bouche, il ne dit mot, on devine aux cicatrices habilement maquillées sur son cou que ses cordes vocales ont été ablatées.
Le serveur prend une inspiration, bombant le torse, puis, d'une voix aiguë et lointaine, il déclame en aspirant ses mots comme s'ils étaient encore plus précieux que lui :
"Au menu de ce soir, un manant en sauce sur son lit d'herbes sauvages de saison".
"Une magnifique pièce de viande n'est-il pas Alfred ? À qui devons-nous pareils mets ?"
"Il s'agit de la prise de Lord Montgomery, Sir"
À ces mots, le gentleman attablé à côté se tourne, les salue du regard tout en inclinant son verre de vin en leur direction. Derrière sa moustache blonde bien fournie, on devine un sourire fier.
"Une proie fraîche de ce matin!"
Leur attention se porte sur son fusil dont le bois de la crosse est gravé de motifs épiques. Il trône sur un pupitre en essence d'if à côté de sa table, c'est une œuvre d'art à part entière.
"Un héritage de mon arrière-grand-père, une merveille d'ébénisterie et de précision". Il laisse apparaître quelques dents en or dans son sourire.
"Vous nous l'avez ramené intact celui-ci, je ne vois pas d'impact."
"Oui! Arlequin me l'a attrapé, point de coup de feu tiré."
Un Saint-Hubert au pelage impéccable, affublé d'une casaque aux motifs écossais siège à côté de son maître, il toise du regard son ancienne proie, non sans une forme de mépris canin.
Il y a des marques de crocs sur la jambe du malheureux, camouflées par quelques légumes et sauces colorées dont le sel semble le faire souffrir. Sa respiration soulève puis affaisse non sans saccades, les entremets posés sur son torse que ces messieurs attrapent avidement de leurs doigts habillés de bijoux d'argent et de diamants.
"Eh bien, Norbert, espérons que ce n'est pas une de ces créatures de cité, leur vie est bien dure, et leur viande l'est encore plus."
"Voyons, Jean-Guy ? Pensez-vous que je vous emmène dans un boui-boui ? Il s'agit là d'une proie de classe sociale moyenne haute, tendre à souhait. Mais trêve de galéjades, une dégustation vaut mille explications... Alfred, je vous en prie."
"Oui, m'lord."
L'homme agite une clochette, deux solides gaillards en toques et tabliers rappliquent. Ils sont équipés de couteaux dont le fil scintille sous les immenses lustres. Ils posent et allument un réchaud à côté du jeune homme qui s'agite à la vue des flammes. L'un le tient solidement tandis que l'autre découpe la cuisse de l'infortuné en fines tranches qu'il dépose sur la casserole, le tout, sous les yeux médusés de son propriétaire qui pousse des sifflements étouffés par la douce mélodie des violons. Dans sa lutte, il renverse les légumes entreposés sur ses côtes, les cuisiniers réagissent en resserrant ses liens.
"Encore vif, le bougre ! Quel manque de savoir vivre !"
"Tout à fait, quand on a la chance d'être aussi bien assaisonné, on se tient tranquille, quelle ingratitude manifeste. Ah ces gens-là..."
La scène est accompagnée de rires pompeux, du tintement des verres en cristal, et de discrètes déglutitions. Les riches se régalent pendant que le pauvre déguste.

8
8
51
3
0